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L’auteur des antiquités du Bosphore dit , p. 85 - 86 : „Je profiterai de cette occasion pour corriger les fautes que le nom des Torètes , méconnu ou mal rendu par les copistes , a laissé subsister dans quelques passages d'anciens auteurs". Les lecteursde M. Raoul-Rochette regarderont sans doute un pareil travail comme très méritoire j malgré cela, ils observeront que l'erreur qu'on rencontre dans les mots qui suivent le passage que je viens de citer : ,,/es Torètes étant placés sur la rive orientale du Palus Maeotide' 1 , erreur qui a été déjà relevée §. L1V, ne peut pas faire bien augurer de son travail.
M. Raoul-Rochette propose, p. 85. de lire dans le texte de Strabon ’X. a. §. n): T optTxi, au lieu de Tqistst, Mais celte correction a, déjà été faite parSchrader dans ses re-
marques sur Aviénus , publiées avec ce poète à Amsterdam en 1786, et réimprimées dans l'édition que Wernsdorf a donnée du même poète (Perieg. v. 867. p. 8a3. et not. p. 1067).
L'auteur n’est pas plus heureux , p. 86. dans la correction qu’il veut faire d’un passage de Denys d’Alexandrie , où il substitue les Torètes aux Orètes. Car Wernsdorf (1. c.) et Tzschucke (in Strab. XI. p. 385.) avoieut fait la même correction depuis long tems; au surplus, Pintianus (in Mel. I. 19. p n4- Gr.) et Schrader (1. c.) l’avoient trouvée dans des manuscrits anciens. Dans les poèmes géographiques d'Avien (v. c.) et de Priscieu (v. 664.) Hardouin (Not et Em. aa. in Plin. VI. 5. p. 55+.) Schrader et Wernsdorf ont corrigé la même faute, et substitué les Torètes.
L'auteur dit encore: „la situation qu'occupe le promontoire Tarétique, Taper /x>} xxpx, dans la description de Ptolémée , immédiatement après le golfe des Cercètes , correspond trop exactement avec l'emplacement et la forme du terrain désigné par Pline , comme habitation des Torètes : supercilium arduum tenent Toretac , pour qu’on puisse hésiter à rétablir dans le texte de Ptolémée: TcpéTixij £xpx“. Mais il en est de cette correction de M. RR. comme de toutes les précédentes , qui ont été déjà proposées par d’autres auteurs. Celle-ci l’a été par Tzschucke (in Mel. p. c). Le rapprochement entre la langue torétique etToricus, habité par les Torètes, a de même été fait par Vossius (ad Scylac. p. 3l. lluds. ) et M. Mannert (Geogr. IV. s. 40a).