CX XXV
En citant une inscription du recueil de Fourmont , p. i 9 5. pl. XIV. n. t», les expressions ïl )\ THC lit )A1 ■ SlC KAl 11A1TPA BO TAHC , fils de la ville et père du sénat, engagent M. RR. h dire: que ce sont de» titre» assez étranges et qui ne se sont offerts , à sa connoissance , sur aucun monument antique. J'observe, qu'entre autre» monumens qui portent de pareilles qualifications, une ancienne inscription nous présente le titre d'honneur suivant t 6"ÏTA ÏEPA 1HS MHl POn )AKl"i£ , fille de la métropole j on la trouve dans la palaeographie de Montfaucon, p. 160.
Les deux inscriptions d'Olbie, p. 197-198. sont données d'après des copies incorrectes. On est de nouveau étonné de voir , dans la traduction de ces deux monumens faite par M. Raoul - Rochette , que les stratèges sont deux -fois nommés Généraux, tandis qu'ils ne l'ont jamais été à Olbie. Voyez §. V.
La copie d'une autre inscription de la même ville, p. 199-aoL est aussi remplie de fautes grossières.
CXXXVif.
L'auteur publie, p. ao3-ai7. une inscription dont l'original se trouve à l'île de Salamis. J'en possède une copie qui n a pas été très exactement faite , mais qui est pourtant en quelques endroits plus correcte que celle de M. Raoul -Rochette. J'eu ai autrefois publié quelques extraits et j'en donnerai d'autres iri, si rues leçons sont plus justes que celles de la nouvelle copie imprimée.
Ma copie porte, 1. 1. EN All'EI EN ZAAAMINI : la leçon de la copie de AL RR. ^AAMLLÛS est fausse ,
quoique l'éditeur dise : „ qu'elle représente peut-être, dans le uom de la ville , une faron de parler locale". La fin de la première ligne, AEANAPON. est obscure, et la 1. a. ne commence pas avec OS, mais avec AIKT. il'Ll I XIXINOS Au lieu des mots corrigés dans la copie imprimée, MET Ei:\AdA, ma copie porte MET EIKAAAS — . La fin de cette ligne, KAAI. prouve qu'il, faut lire, KAAAIMAXOT, et non pas AAMAXOT. L. 5. les lettres, EBOfOSEI, indiquoienl clairement la vraie leçon qui est dans ma copie EtJ JTiùT { ti£ *, que M. RR. rétablit fort mal en lui substituant EDOIHSE.
Ce qui suit est très-incorrectemeirt écrit dans la copie de M. Raoul- Rochelle, et par cette raison il n'a pu Je corriger que d'une manière très-imparfaite. Voici la texte plus juste des ligues o-n. comme il se trouve dans ma copie :
AIIAShS TAS KAGliKOTSAS KA1 TnFAFSATO TOTZ
AAEl*<>
MENOTS IIANTAS SYNE TEAESEN AE KAl TA EPMAIA
KAl THE
AE2ATO FI AN TAS AN A AVISAS EIS f Al TA OTK OAl-
roN upoçs
AAI1ANHSE AE KAl Ï1POS TO MEPISWEN ATTil EIS
TO EAAION Ex
TXIN IA112N ANE0HKEN AE KAl On A AON TSL KAl
ANFrPA^EN TOTS
NENIKHKOTA2 TOTS APOMOT2 OMOlilS AE KAf
TOTS TA KANIi
Jusque là ma copie est bonne ; mais ensuite elle s'accorde presque partout avec celle que M. St. Martin avoit communiquée à M. RR» et elle est également vicieuse. J'observe que la ligne i4« qui dans la copie imprimée précède celle dont le commencement est HPîEN, manque dans la mienne. Puisque celle ligne i4 a beaucoup de ressemblance avec la ligne n, il ue seroil pas impossible que le copiste eut répété mal & propos la même ligue, . et l'eut placée encore une fois avant la quinzième. Je
compterai ici la ligne qui commence par HPSEN , pour la quatorzième.
Dans les lignes i5 et 16, M. RR. a voulu rétablir OT JFN AEOMENOS KAI EI2 : ma copie donne un sens plus juste : 1. i5 - 16 : OTA! N EAAàlILftN. La 6n de cette ligne est APrTPlON. Dans la ligne suivante le premier mot est, dans ma copie, 0IK0A0MH2EN: illKXMO- IVlHZhN est donc préférable à êxôrfiyysv. A la fin de la même ligne il faut lire, en suivant ma copie, TH2 /\rO- PA1\ au lieu de THE STOAS. Au commencement de la 19. ligne, M. RR. corrige KA0 O AtAOTlSTAl: mais le texte de ma copie, quoique incorrect:
AllOAOrEISBAlTHJBOTAHIKAITJClIAHMilIAEAilKEAE donne un sens plus juste à ce passage. Au lieu d' eviogeTv, mot que veut restituer M. RR.au commencement de la 1. ai. on doit adopter la leçon de ma copie , <MAOAOiElN. La même donne la 1. 31. d'une manière plus correcte que le texte de M. RR: TOTTON AIONïTIllN TSLN EN SA A A- MINI TPAm^OÏS OTAN : de même la 1. 3g : EA EK TliN E12 TA KATA TA ¥H<M2MATA ANAAIZKOME- N12.N.
Je n'ai plus qu'une remarque à faire. Il est question, 1. 10. d'un objet que Théodotus doit avoir exécuté à ses frais, et consacré dans un lieu public. Ma copie vicieuse dans cet endroit porte KAIOIÏAAON , ce qu'on pourroit lire KAI POllAAON. Mais il me paroit beaucoup plus probable que l'original porte : KAI OI1AON, et que Théodotus avoit consacré un bouclier , sur lequel il avoit écrit ou gravé les noms des vainqueurs à la course.
CXXXVIIl.
Le lecteur aura vu dans ce mémoire, quel succès l'auteur des antiquités du Bosphore a eu dans l'explication des médailles qu'il lui a communiquées. Après les planches sur lesquelles ces monnoies sont représentées , l'auteur a donné un grand nombre d'inscriptions. En les parcourant , je vois que l'inscription n. 5. pl. VIII. porte cette souscription :
Digitize
prout a me restituta est.
J'ai été curieux de connoitre comment M. Raoul-Rochette avoit rétabli ce monument que j'ai publié depuis longtems, et dont j'ai depuis comparé plusieurs fois l'original avec ma copie imprimée. Pour mettre le lecteur à même de juger des éloges dus à M. RR. dans cette circonstance, je répète ici l'inscription avec les lacunes et avec les espaces des lettres effacées , telles qu'elles se trouvent sur le marbre, et comme elle est imprimée dans ma dissertation sur le monument de la reine Comosarve (p. 68- 69. Vlll):
ATA0HI TTXHI TONAÏlOriPOrONXlNBAEIA . T
NTIBEPI0N10TAI0N2ATP0MA 0IAOKAISAPAKAI«I>lAOPilMAIONET2
BHIO ANE2TPAT02XE1AIAPX02
TON1 . . 2 . . . KAIAE2I10THNANE2TH
Je l'ai rétablie, p. 69, comme suit:
ATA0HI TTXHI TONAnOIlPOrONIiNBAXIA «Tovr«/3*<r<À«« ficcviketti NTIBEPIONIOTA10N2 ATPOMA r 9 v OTA0KA12APAKAl<MA0PliMAI0NET2 « BRIOukioç ANE2TPAT02XEIA1APX02 TON x x i 2 ctp x KAIAE2I10THNANE2TH 2ATE1MH2XAPINENT.&I Voyons maintenant comment M. Raoul-Rochette a réussi à rétablir ce monument. Voici son texte:
AFAQHlTrXHI TONADOnPOrONIlNBASlA s T 0 y r et r 0 NTIBEPIONIOTA10N2ATPOMA r r, v 01 AOK A12 AP AK A 101AO PilM AIO NET2 • BHiOvA/oç ANE2PAT02XEIAIAPX02 TON1 <T , 0 v 2 u r 7, p x KAIAE2F10 THNANE2TH 2**
Je fais sur le travail de M. Raoul-Rochette lea observations suivantes :
L. a. M. RR. a rétabli comme moi la lacune BA- SIAeTovr*: mais il a omis BASJAEA BASIALilN, mots qui doivent- s'y trouver pour remplir les lacunes dea lignes i et 3, et que l'on voit de même dans d'autres inscriptions du même roi Sauromate il.
Au commencement de la 3. 1. l'éditeur a écrit roV, devant llBIPiON. Il seroit superflu de remarquer, que cet article est absolument inconvenable et faux devant le nom du roi , et la lacune exige , eu outre , un mot beaucoup plus long.
L. 5. M. RR. a suppléé les mêmes lettres qui sont dans mon texte. Mais 1. 7. où les lettres subsistantes, et les espaces des lettres effacées et indiquées soigneusement, obbgeoient de lire 1 ON xa iXxp x , il a e'erit 'lO.Wioy Exrifpx. Dans l'espace avant le 2 il n'y a de place que pour deux lettres; M. RR. y en a mis quatre. Après le 2 il n'y avoit anciennement que trois lettres, M. RR. y en a mis cinq. Ignore-t-il qu'on doit toujours suivre les traces de l'ancienne écriture ? S'il s'est trouvé choqué de ce que le Chiliarque Julius Anestratus appelle César le roi Sauromate , fait que ce marbre prouve à l'évidence, il auroit dû laisser subsister les deux lacunes, et non pas les remplir par des mots trop longs» impropres dans cet endroit, et qui ne sont pas même grecs. Car on ne peut pas dire, TON IAIOX 2HTHPA, son propre sauveur t mais bien TON E AT TOT SflTHPA, son sauveur. Au surplus, les mots KAl AFSHOTHN qui suivent, s'accordent parfaitement avec KAl^APA, mais nullement avec la prétendue correction de M. RR.
Examinant de nouveau ce marbre à Taman, je me suis apperçu qu'à la 1. 3 , avant les lettres M IIJEPIOV , on distingue encore les restes de la partie supérieure d'un A. D'après cette indication , on avoit donné dans ce monument à Sauromate le titre de grand, titre qu'il porte aussi sur une autre inscription (Mon. de Com. pl. VU.) •t la lacune au commencement de la 1.3. doit alors être remplie par les lettres BAZlAEiiNMETAjNTlBEPlON.
cxxxtx.
On doit excuser celui qui, voulant interpréter ou rctablir un texte difficile et obscur , ne réussit pas d'abord dans cette entreprise. Il a du moins le mérite d'avoir ouvert la route et applani les difficultés. Mais l'auteur qui travaille sur un texte ou un monument dont on s'est déjà occupé, ne doune pas une grande idée de ses facultés intellectuelles et de son savoir, si ses recherches, loin d'ajouter à celles de ses dévanciers dans la même carrière, leur sont de beaucoup inférieures.
Le lecteur jugera si cette remarque ne s'applique pas à tout ce que M. Raoul - Rochette a écrit sur l'inscription d'Anestratus , sur celle de la reine Comosarye , ainsi que sur plusieurs autres sujets traités dans ses antiquité'» du Bosphore.
En examinant les planches ajoutées aux antiquités cimmériennes de M. Raoul - Rochette , on voit qu'elles sont remplies d'inscriptions incorrectes et qui cependant avoient déjà été plusieurs fois imprimées correctement. On en reconnoit même quelques unes qui ont été gravées avec beaucoup de soin, dans des ouvrages que le correspondant de M. RR. auroit dû connoitre. Enfin on regrette que la bonne volonté de l'éditeur n'ait pu , en partie par cette négligence , atteindre le but qu'il s'étoit proposé. Ce qui choque encore dans cette masse d'inscriptions , c'est un désordre parfait : on diroit qu'elles ont été imprimées telles que le hazard les avoit arrangées ensemble» C'est véritablement rudis indigestayue moles. La plupart de ces inscriptions incorrectes sont restées sans aucune explication, et il n'en est pas même fait mention dans le livre de M. Raoul Rochette. Des fragmens sans valeur, comme ceux de la planche IX. n. 4- et 7. et plusieurs autres semblables, servent plutôt à défigurer un ouvrage qu'à l'enrichir.
Conclusion.
Lie» antiquités du Bosphore qu'a publiées M. Haoul- Rochette n'ont point avancé nos connoissances en histoire et en antiquités et la Russie méridionale, si riche eu monnmens anciens, n'y a absolument rien gagné. Toutes les inscriptions qui accompagnent ce livre , ont été mal copiées ; les médailles sont, tantôt frustes et incomplètes, tantôt fausses, toujours très- mal dessinées et misérablement gravées. Le peu d'avantage qu'on pouvoit retirer de pareils matériaux , est encore perdu par les explications arbitraires que s'est permises M. Raoul-Rochette, ainsi que par les hypothèses gratuites et dénuées de toute vraisemblance, qu'il a entassées les unes sur les autres. De cette manière il n'a fait qu'embrouiller et obscurcir les sujets qu'il a entrepris de traiter.
Mais comme il est probable que le zèle infatigable des correspondans de M. Raoul-Rochette le mettra bientôt en possession , comme il l'espère , de copies d'autrei inscriptions et de dessins d'autres médaille», on l'invite à écrire ses nouveaux commentaires avec un peu plus de critique, à approfondir un peu mieux ces matières, et surtout à s'abstenir d'hypothèses qui n'ont aucun fondement dans l'histoire.
Médailles des premiers rois de la dynastie sauromatë
au Bosphore.
Puisqu'il a été question dans mes recherches , des médailles qui datent du commencement de la dynastie sauromatë au Bosphore , je mettrai sous les yeux du lecteur la description des médailles qui appartiennent à cette époque , depuis son origine jusqu'à la dernière médaille connue de Rhescuporis il. Cette description est même d'autant plus nécessaire, qu'aucune des médailles de Tibérius Julius Sauromatès et de Tibérius Julius Rhescuporis n'a été exactement décrite par M. Raoul -Rochette.
La première médaille que nous connoissions qui ait été frappée au Bosphore après la mort de Polémon I, arrivée l'an i ou a avant notre ère, est de l'an 042. 399 de l'ère du Pont, qui correspond à l'an 3 de notre ère j j'en ai parlé au §. CXLU. dette médaille est décrite ci-dessous au n. E j les suivantes qui portent les dates AT. 3o4» ET; 3o5. ou les années 8 et 9 de notre ère, le sont aux ns. 2 à 6. Elles nous prouvent que très -peu de tems après le décès de Polémon I. le trône du Bosphore fut occupé par un chef légitime. Il faut par conséquent compter pour des chimères tout ce que Visconti et M. Raoul- Rochette nous ont dit sur l'origine de leur nouvelle dynastie aspurgiaine et sauromatë , et la prétendue sanction qu'elle doit avoir obtenue de Rome par l'entremise de Tibère.
Il y a beaucoup de probabilité que le roi sous le règne de qui ces médailles en or ont été frappées, a été Sauromatë I. dont j'ai décrit les médailles portant son nom, aux ns. 7 à 10» C'est par erreur que tous les antiquaires sans exception , ont confondu les médailles de ce Sauromatë l. avec celles de son successeur Tibérius Julius Sauromatès II. Les médailles de Sauromatë I. se distinguent de celles du dernier par des différences bien marquées. La physionomie de Sauromatë I. ne ressemble aucunement à celle de Sauromatë P. Sauromatë I. est
représenté jeune , sans barbe et sans moustache , tandis que son successeur porte sur quelques unes de ses médailles une moustache, sur d'antres la barbe et les traits d'un âge plus avancé. La fabrique des médailles de Sauromate 1- et de celles de son épouse Gépaepyris, décrites aux ns. 7 à io , est tout- à -fait différente de celle des monnoies de T. J. Sauromatès , décrites aux ns. 1 1 & a5. Toutes ces observations ne permettent pas de confondra les médailles de ces deux rois, et il n'est pas improbable que les médailles en or que j'ai citées aient été frappées sous Sauromate I.
Il est plus difficile de décider en quel tems T. J. Sauromatès et T. J. Rhescuporis ont gouverné le Bosphore , car nous ne possédons absolument rien, ni en notices his* toriques, ni en monumens, qui puisse éclaircîr cette question. Tout ce que nous savons c'est que l'un et l'autre ont régné sous Tibère, comme l'attestent leurs prénoms de Tibérius Julius. Les médailles de T. J. Sauromatès diffèrent beaucoup dans leur fabrique de celles de T. J. Rhescuporis. Celles du dernier , décrites aux ns. a6 h 36. ont été, comme je l'ai déjà observé, exécutées dans un goût tout particulier, et cette circonstance nous autorise de conjecturer qu'elles ont été frappées dans une autre ▼ille du Bosphore que celles de T. J. Sauromatès, et que ces deux rois ont peut-être gouverné, dans le même lems, deux parties distinctes de ce royaume.
A Rhescuporis TF. appartiennent les médailles décrites aux ns. 3^ à 5a. Visconti ayant confondu Sauromate I* avec Sauromate II. a mêlé aussi ensemble les médailles de T. J. Rhescuporis I. avec celles de Rhescuporis IL quoique les têtes du dernier nous présentent les traits d'un jeune et bel homme, sans barbe et sans moustache, et que celles de l'autre portent une physionomie différente et toujours les traits d*un homme plus âgé, avec une moustache. Au reste, l'existence de T. J. Rhescuporis I. n'étoit nullement ignorée avant la publication des antiquités Cimmériennes, comme leur auteur a voulu nous le persuader. Les médailles en or des premiers rois de la dy-
nastie sauromate qui régnoit sur le Bosphore, ne portant pas les portrait* des rois qui les ont fait frapper , il n'est pas impossible que quelques unes de celles qui ont la téte de Tibère pour l'avers, appartiennent plutôt à T. J. Rhescuporis I. qu'à Rhescuporis II.
Il faut observer que la médaille de T. J. Rhescuporis I. décrite au n. 226 , n'est pas exactement gravée dans l'ouvrage de Visconti, puisque le roi y paroi t barbu. Plusieurs exemplaires de la même médaille et le soufre de celle de Paris, mettent en évidence que la téte de ce roi y est figurée imberbe. Le seul portrait barbu de Rhescuporis L que je connoisse se trouve sur la médaille décrite au n. 37. La médaille du n. i3. a été de même incorrectement gravée dans l'iconographie grecque, parce que la tête de Sauromate II. y est représentée barbue, quoiqu'elle soit imberbe dans l'original, comme le prouvent le soufre et plusieurs autres exemplaires de la même mounoie qui sont de très belle conservation et que j'ai sous les jeux. La plupart des médailles de Sauromate II. ont la téte du roi imberbe. Ce ne sont que les effigies des ns. 17 et 19 qui portent la moustache, les têtes des ns. 16 et 20 l'ont aussi, et sont légèrement barbues.
Quelques unes des médailles de Sauromate II. ont les légendes incorrectes. La dernière lettre manque , par exemple , au mot BACIA€TC , dans la médaille n. 16. L'avers, n. i5, porte la légende TI • IOTAIOT M BACl- A€COC — — OT. Plus vicieuse encore est la légende de la médaille n. 18: T1BEPIOC €IA€lOC BAClA€LOC CA- MATOC. L'avers des médailles des ns. 19 et ao présente le nom du roi écrit à rebours :
TOTAM04TA') DOMINAS
Je doute qu'une médaille répétée par Eckhel (Doctr. Num. II. 347.) et par M. Mionnet (Descr. II. p. 367. m. 45.) ait été exactement décrite. C'est probablement une médaille de Rhescuporis II. dout on trouve la description aux ns. 45 à 49*
Il faut compter parmi les sujets uniques jusqu'à présent , et très -raies dans la numismatique du Bosphore,
le buste d'Astarté an milieu d'une couronne de lauriers ,' que l'on voit sur le revers du médaillon en bronze décrit au n. il. On ne jugera pas moins rare une figure de la Vie* toire, au milieu d'une couronne de lauriers, que porte le médaillon en bronze, n. la. Les courounes qu'offrent trèssouvent les monnoies de ces rois, sont ordinairement ornées d'une gemme ou pierre précieuse. Les seules que j'aie rencontré sans cet ornement sont , celle qui entoure le buste d'Astarté , n. II. et une autre au milieu de laquelle on voit les lettres MH, n 17. Ces deux pièces sont de Sauromate II. Le troisième exemple nous offre un grand médaillon en bronze de Cotys 1 : il a le buste de Claude pour avers- On le trouve au cabinet de M. le Maréchal de la cour Cyrille de Narichkin, et il en a été question au §. CV1II. 11 est très-probable que toutes ces couronnes sur la monnoie des rois du Bosphore indiquent les couronnes en or que les rois de cet état avoient reçues des Romains ensemble avec les autres marques honorifiques.
SAUROMATES I.