‹ RembrandChapitre 14 sur 26 · Idsert Uilenburg, lieutenant · texte numérisé non relu

Idsert Uilenburg, lieutenant

6. Saskia Uilenburg, mariée avec Rembrand van Rijn, et morte à Amsterdam, le 4 juin 1642.

7. Hiskia Uilenburg, mariée avec Gerardus van Loo, secrétaire du Bildt, et morte h Sint-Anna parochie, le 26 décembre 1641 .

Il faut encore ajouter en huitième Ulricus Uilenburg, avocat près la Cour de Frise, lequel, suivant une indication du testament de Saskia, fut aussi un de ses frères. On doit remarquer, en outre, que Saskia ne peut être décédée le 4 juin, comme il est indiqué dans le Livre généalogique,

1 Par un terme collectif, les Hollandais appellent l'ensemble des fonctionnaires municipaux : le magistrat. Ainsi le bourgmestre et les échevius sont le magistrat de chaque ville. — W. B.

puisque, le jour suivant, 5 du mois, elle a dicté ses dernières volontés. C'est seulement dix jour s après, le \ 5 juin, qu'elle mourut.

— En 4 862, le savant archiviste de la ville deLeeuwarden, M. Eekhoff, a publié sur la femme de Rembrand un ouvrage renfermant quelques particularités concernant le mariage de Rembrand van Rijn avec Saskia Uilenburg. Quoique enveloppé dans une forme un peu romantique, ce livre a cependant une certaine importance historique. Il signale (p. 35) une fille de Rombertus Uilenburg, nommée Hendrikje, mariée avec le peintre Wijbrand de Geest, et dont je ne connaissais pas l'existence. D'après M. Eekhoff, ce fut par leur intervention que se décida le mariage de Rembrand.

Le mariage de Rembrand avec Saskia fut certainement conclu à Sint-Anna parochie en Frise, puisque la sœur de sa femme, Hiskia Uilenburg, mariée avec Gerrit van Loo, secrétaire du bailliage le Bildt, y avait son domicile ; et c'est dans sa maison que Saskia, quoique demeurant à Franeker, a positivement établi son séjour pour ce moment-là1. Il paraît plus difficile de répondre à la question, comment Rembrand, qui ne quittait que rarement Am-

1 La résidence de Saskia, au moment de son mariage, chez sa sœur Hiskia, à Sint-Anna parochie, et non à Franeker, où elle avait son domicile, s'explique très-simplement. La sœur Antje, de Franeker, venait de mourir, à la fin de 1633, comme on Ta vu ci-dessus, et l'orpheline Saskia dut aller se mettre sous le patronage d'une autre de ses sœurs. C'est du moins ainsi que, dans l'article de la Revue germanique, j'ai expliqué pourquoi Saskia ne s'était pas mariée au lieu même de son domicile, à Franeker, d'ailleurs peu éloigné de Sint- Anna parochie. — W. B.

sterdam, a pu prendre une épouse frisonne. Dans l'esquisse historique : Rembrandt van Rijn>de M. J. van Lennep, Saskia est présentée comme une nièce de Wouter, hôtelier du Oude-Zijds Heeren- logement , à Amsterdam, où Rembrand aurait lié connaissance avec elle. Je pense que cette supposition ne doit naissance qu'à une licence poétique, et ne s'appuie sur aucun fondement historique. Le nom du prédicant Jan Gornelis, mentionné dans la note du mariage, nous donne, cerne semble, le mot de l'énigme. En 1634, les parents de Saskia étaient morts depuis longtemps, puisque Rombertus Uilenburg avait payé le tribut à la nature le 3 juin 1624, et Sjukje Oesinga le 17 juin 1619. En leur place s'est présenté au mariage de leur fille : Jan Gornelisz. (Silvius), prédicant, à Amsterdam, qui avait épousé Aaltje Uilenburg, fille de Pieter, le frère du conseiller Rombertus Uilenburg l. Le prédicant d'Amsterdam était donc cousin de Saskia. Rembrand a probablement connu sa future épouse dans la maison de Gornelis2, ou du moins par son intervention3.

1 Rombertus, fils de Rommert Uilenburg, avait une sœur nommée Saskia, et deux frères, Pieter et N. Uilenburg. Pieter eut une fille, Aaltje, et N. Uilenburg un fils et une fille : Hendrik et Antje. — Livre de la Noblesse frisonne, t. II, p. 191. — S.

2 Jan Cornelisz. Silvius devint ministre (proponent) en 1593, et, en cette qualité, il exerça à Tjummarum et à Firdgum ; puis, en 1597, à Balk et à Harick ; en 1598, àMinnertsga ; en 1602, à Slooten en Frise; en 1604, à Sloten et àSloterdijk; en 1622, dans les églises d'Amsterdam, où d'abord il avait rempli son office dans l'hôpital. Il mourut à Amsterdam, le 19 novembre 1638, âgé de soixante-quatorze ans. Sa tête nous est connue par l'eau-forte de Rembrand. — S.

3 Rembrandt, avant son mariage, était lié avec Jan Cornelisz. Sil-

Je ne connais aucune particularité sur le second mariage de Rembrand, si ce n'est qu'il en est résulté deux enfants. Je présume qu'il fut conclu en 1656, lorsque Rembrand fît transporter sa maison de la Joden-Breestraat au nom et à l'usage de son fils Titus, et qu'il dut, peu de temps après, faire vendre ses biens meubles pour pouvoir léguer l'héritage maternel à son fils, ce à quoi, en contractant un nouveau mariage, il était forcé par le testament de Saskia. Cette obligation devint un des motifs pour lesquels il tomba dans une si grande pénurie d'argent. Je supposais tout d'abord que la seconde femme de Rembrand était native de Ransdorp en Waterland1, ce qui aurait été cause qu'on a désigné ce village comme le lieu de naissance de Saskia Uilenburg ; mais je n'ai trouvé, dans le registre des mariages de la juridiction de Ransdorp,

vius, et, l'année précédente, en 1633, il avait fait de lui le portrait à l'eau-forte, catalogué par Bartsch (n° 266) sous le nom de Janus Silvius. Plus tard, en 4645, il fit du même personnage un autre portrait à Peau-forte (B. 280), quoique Jan ou Janus fût mort en 1638, comme l'indique l'inscription sur la planche. Voir l'article de la Revue germanique déjà cité, et le texte de M. Charles Blanc dans le grand ouvrage où l'œuvre gravé de Rembrandt est reproduit par la photographie. — W. B.

1 C'est à Houbraken qu'on doit l'invention de cette paysanne de Ransdorp, qui existe depuis un siècle et demi comme compagne de Rembrandt. Ce qu'il y a de singulier dans ce conte, et dans tous les autres, bien plus mauvais, que Houbraken a écrits sur Rembrandt, c'est que Houbraken était élève de Samuel van Hoogstraten, élève lui-même de Rembrandt. Samuel van Hoogstraten, né àDordrecht en 1627, entra tout jeune, « après la mort de son père Dirk en 1640, » dans l'atelier de Rembrandt. C'est Houbraken qui note cela. Van Hoogstraten avait donc peut-être connu Saskia, morte en 1642, ou,

qui commence en 1608, aucune indication de cette union, de sorte que ma supposition n'est pas fondée.

— Depuis que j'ai écrit ce qui précède, en 1853, j'ai découvert quelques points lumineux dans cette mystérieuse affaire. Le 25 juin 1654, le consistoire de l'Eglise réformée à Amsterdam enjoint au peintre Rembrand et à Hendrikje Jaghers de se présenter et de s'expliquer sur ce que, sans être unis en légitime mariage, ils vivent ensemble.

Après trois convocations inutiles, Hendrikje Jaghers, qui demeurait avec Rembrand, dans la maison de la Breestraat, fut définitivement exclue du consistoire. Elle n'essaya aucun désaveu et elle resta ainsi sous le coup de la censure cléricale. Il ne me paraît pas invraisemblable que Rembrand, en 1656, se soit marié avec cette femme à Amsterdam, où l'on n'a pas trouvé note de cette seconde

du moins, il avait connu Rembrandt à la plus belle époque de sa prospérité, entre 1640 et 1650, certainement. Saskia ne devait pas être assez oubliée pour que les élèves en parlassent comme d'une paysanne du Waterland.

Autre singularité: après avoir cité cette « petite paysanne (boerinnelje) de Raarep ou Ransdorp, » Houbraken en donne un portrait qui s'applique très-bien à Saskia : «Elle était petite de personne, dit-il, mais bien faite de visage, et potelée de corps... » Il note même ensuite l'eau-forte de 1636, où Saskia est en buste à côté de Rembrandt. C'est donc bien de Saskia que Houbraken a entendu parler, mais en dénaturant son origine et sa condition, et il ne l'a point confondue avec la seconde femme, dont il n'avait aucune connaissance. La supposition faite par M. Charles Blanc, que la paysanne de Ransdorp pourrait être la seconde femme de Rembrandt, ne saurait donc s'appuyer sur Houbraken. Laissons là cette boerinnetje , cette bonnette (on dit bien borinage, borin et borine), quoique ce diminutif soit joli, et cherchons ailleurs et autrement cette seconde femme, encore toute mystérieuse. — W. B.

alliance dans les registres de mariage. Il n'est cependant pas impossible qu'il ait vécu longtemps avec cette femme et qu'il en ait eu des enfants, sans qu'un mariage légal s'en soit suivi.

il. Sentence de la Cour de Frise, dans la cause de Rembrant van Rijn contre Maijke van Loo et le docteur Albertus van Loo *.

Vu par la Cour de Frise les procédures pendantes devant icelle entre Dr. Ulricus Ulenburch, porteur de procuration de Rembrant van Rijn, peintre, demeurant à Amsterdam, tant en son nom qu'en qualité de tuteur de Saskia van Ulenburch, son épouse, donnant en garantie sa personne et ses biens pro litis expensis (pour frais de justice), élisant domicile en la maison de l'avocat Ulenburch, son beau-frère, demandeur, d'une part, — contre le docteur Albertus van Loo, ayant occupé pour Maijke van Loo, veuve du docteur Adigerus Adius, et contre le même Albertus van Loo, avocat près cette Cour, défendeurs, d'autre part. Disant le demandeur, sous présentations et protestations ordinaires de droit, que, bien que (a bsit trasonica jactantid) lui, demandeur, et sa femme susdite soient richement et ex superabundanti pourvus de biens, ce dont ils ne peuvent jamais assez remercier le Tout-Puissant; ceci nonobstant, les défendeurs se sont permis, le 5 juillet dernier, d'arti-

1 Quoique ces pièces de procédure soient peu littéraires, — en tout pays, à ce qu'il parait, le style judiciaire est assez embrouillé, — nous les donnons cependant in extenso. Car il n'y a pas de papier imprimé où les esprits chercheurs ne puissent découvrir quelques indices utiles à l'histoire do Fart. — W. B.

culer et laisser articuler, respectivement, . dans une demande de dommages-intérêts au lieu de réductions, que la susdite épouse du demandeur avait gaspillé l'héritage paternel en parures et ostentation, injure entièrement contraire à la vérité (Dieu merci) ; aussi le demandeur ne peut la laisser passer sans recourir aux moyens légaux, et il a, en sa qualité susdite, après exploit de citation accordé par ladite Cour, libellé sa demande prout in scriptis. En concluant, le demandeur prétendait, en sa qualité susdite, ex dictis dicendis et nobili curiœ officio supplendis, que (pour autant que besoin) il fût déclaré, par sentence de cette Cour, que le demandeur, en sa qualité susdite, a été injurié par les défendeurs conjointement, ou par un d'eux en particulier ; — qu'en conséquence de ce ou autrement, les défendeurs, conjointement, ou celui qu'il conviendra à la Cour de spécifier, soient condamnés à amender la susdite injure dûment et pécuniairement, faisant révocation in formât pécuniairement à charge de payer à lui demandeur, proprio nomme, soixante-quatre florins d'or, et, nomine uxoris, pareils soixante-quatre florins d'or; — ou prétendant le demandeur, telle plus ou moindre somme ou autre fin que la Cour trouverait appartenir et être la plus avantageuse et la plus formelle pour le demandeur en sa qualité susdite, faisant spécialement demande dès frais de cette procédure, salvojure, etc., Implorato curiœ officio nobili.

Contre quoi les demandeurs disaient en réponse, sous toutes présentations et protestations ordinaires de droit, d'abord Maijke van Loo n'avoir aucunement connaissance des défenses présentées par son frère de sa part, bien

moins de l'avoir chargé de ce (au cas qu'il eût été, en

icelle, dit quelque chose par lui qui pût être pris à injure,

ce qu'elle n'accorde aucunement), et que, en conséquence,

c'est à tort que le demandeur lui intente la prétendue

action.

Passant, moyennant ce, le contenu des 1er, 2e et 3e articles du libellé, comme ne se mêlant pas des affaires du demandeur, le docteur Albertus van Loo, co-défenseur, ajoutait, au sujet des 1er et 2e articles du libellé, qu'il a transmis, sous la lettre A, copie de la demande de diminutions, d'où le demandeur ou son avocat Ulenburch tire les prétendues injures, mais d'où il appert que, dans le proœmium de ladite déclaration, personne n'est nommé, si ce n'est Jeltie Ulenburg seulement, de sorte que, si quid scriptum sit ressemblant à une injure, ce que, toutefois, le défendeur nie expressément, cela concernerait uniquement la susnommée Ieltie Ulenburch, comme étant les diminutions mises au bas de la demande en dommages, tirées de l'exploit de Ieltje seulement, à voir ex contextu, à l'endroit commençant par N. B., de sorte que le demandeur ni son épouse ne sont point nommés dans la déclaration des défendeurs, et que, ceux-ci ne les ayant pas eus en vue, ils ne peuvent se les attribuer. D'autre part, le défendeur déclare aussi n'avoir pas prononcé ces paroles animo injuriandi, sed solummodo ad defensionem causœ sororis viduœ et pupillorum, auxquels l'avocat Ulenburch, sub non vero prœtextu, cherchait à nuire en réclamant une somme de 400 livres, avec si peu de fondement, que l'honorable taxateur, s'en apercevant, ne lui en attribua pas un demi-denier, cherchant, le susdit avocat Ulenburch, si

la présente cause lui réussit, à accabler encore les défendeurs de six autres instances, comme il en a déjà fait les citations, contre les défendeurs. Cependant le défendeur offre d'affirmer par serment que dans cette déclaration il n'a nommé, ni eu en vue, encore moins cherché à injurier le demandeur, et que, si la prénommée Jeltie Ulenburch se sentait injuriée par les susdites paroles, il n'en est rien. Gela a déjà été réfuté par elle et au nom de la partie gagnante par l'avocat Ulenburch en marge de la susdite déclaration, où il rétorque lesdites paroles sur le défendeur, lequel (quoique n'étant pas d'humeur à prendre à injure ces propos) néanmoins, comme en compensation de ce qui est dit ci-dessus, proteste là contre, avec demande de compensation ou autrement ; et, au cas où la Cour entendrait (ce qu'il ne suppose point) que le défendeur eût péché dans ses écritures et que la compensation ne pût avoir lieu, le défendeur offre à un des demandeurs, n'étant qu'un peintre ou une femme de peintre, et par conséquent personnes privées, de payer huit florins d'or, en suite d'ordonnance, au moyen de laquelle offre, s'il le faut, et autrement non, le défendeur soutient avoir satisfait. — Concludendo, les défendeurs demandent ensemble, et chacun en particulier, que la réclamation de l'impétrant soit rejetée et qu'il soit déclaré non recevable en sa conclusion, et que les défendeurs en soient absous, cum expensiSj Implorato curiœ officio. Par quelles raisons et autres, plus amplement déduites dans les écritures suivantes, hinc inde, les parties avaient demandé justice et exécution.

La Cour susdite, après mûre considération, au nom de

la juridiction du pays de Frise, après avoir entendu le serment du défendeur, Dr. van Loo, déclare le demandeur non recevable en sa demande et conclusion, et, pour causes, compense les frais du procès.

Ainsi fait et prononcé à Leuwarden, à la Chancellerie, le 16 juillet 16381.

1». Mort de Saskia Uilenbui'g.

«Le 19 juin 1642 fut enterrée Sasjen van Voylenborch , femme de Rembrant van Rijn. Vient de la Breestraat2. »

Dans le registre des baptêmes de l'Eglise réformée à Amsterdam, je trouve que Rembrand van Rijn et Saskia Ulenburch ont eu quatre enfants, dont les baptêmes sont consignés ainsi qu'il suit :

« Le 15 décembre 1635, a été baptisé Rumbartus, fils de Rembrant van Rijn et de Sasschia Uylenburch. D. Johannes Silvius et sa femme témoins, remplaçant le commissaire Françoys Gopal de Vlissingen (Flessingue).

ce Le 22 juillet 1638, a été baptisée Gornelya, fille de Rembrant van Rijn et de Sasja van Ulenburch. Dominicus Johannes Silvius présent au baptême.

« Le 29 juillet 1640, Rembrand van Rijn et Saskia

1 Livre des sentences civiles de la Cour de Frise, année 1638. â Livre d'enterrements de l'église Vieille (Oude Kerk).

van Uylenborg, le commissaire Françoys Gopal et Titia van Uylenborg ont présenté au saint baptême Gornelya, « Le 22 septembre 1641, a été baptisé Tytus, fils de Rembrant vanRijnet deSaskia van Ulenburch. Témoins, le secrétaire Gerardus van Loo, le commissaire Françoys Kopal et Aeltgen Pieters, veuve de Domine Joannes Silvius. »

Les trois premiers enfants furent baptisés dans la Oude Kerk (église Vieille), le quatrième et dernier dans la Zuider Kerk (église du Sud). Je n'ai rien de plus à dire pour éclaircir maintenant ces actes de baptême.

Le premier enfant de Rembrand prit son prénom de Rombertus Uilenburg, père de Saskia. JanCornelisz. Silvius, predikant à Amsterdam, et sa femme, Aaltje Uilenburg, fille de Pieter, le frère du père de Saskia, étaient témoins du baptême, au lieu et place de François Gopal, commissaire à Vlissingen. Celui-ci, marié à Titia Uilenburg, une des sœurs de Saskia, fut probablement empêché de faire le voyage de Zélande à Amsterdam, par la rude saison, au milieu du mois de décembre.

Le second enfant prit son prénom de Gornelia, d'après le prénom de la mère de Rembrand, Neeltje Willemsdochter van Zuidbroek. Titia Uilenburg déjà citée était témoin, et le predikant Silvius, quoiqu'il ne fût pas attaché au service de l'église, mais qu'il ne fût qu'un simple assistant, représenta la famille dans la célébration du baptême. Peu après sa naissance, cet enfant mourut, puisqu'il fut enterré le 16 août 1638 dans la Zuider Kerk.

C'est pourquoi les parents ayant eu, deux ans après, une autre fille, lui donnèrent encore le nom de Cornelia.

Au baptême assistèrent encore, comme témoins, le commissaire François Gopal et sa femme Titia van Uilenburg.

Le quatrième enfant fut prénommé Titus, en souvenir de Titia, qui, peu auparavant, le 5 juin 1641, venait de mourir à Vlissingen. Outre François Gopal, étaient encore témoins au baptême Gerardus van Loo, secrétaire du Bildt à Sint-Anna parochie, mari de Hiskia Uilenburg, une des sœurs de Saskia, et Aaltje Pieters, veuve du predikant Jan Silvius, lequel était mort le 19 novembre 1638.

Les trois premiers enfants de Rembrand moururent jeunes ; le dernier, Titus, à qui Saskia, lorsqu'elle mourut le 19 juin 1642, laissa son héritage, atteignit l'âge de vingt-sept ans. Il se maria, le 10 février 1668, avec sa cousine du côté maternel, Magdalena van Loo, fille du docteur Albertus van Loo et de Gornelia Uilenburg, qui avait pour père Rombertus, le frère aîné de Saskia.

Titus van Rijn demeura à Amsterdam, marché aux Pommes (Appel markt), sur le Singel, dans une maison nommée la Balance d'or {de Gouden Schaal) . Il mourut un peu plus de six mois après son mariage, et il fut enterré dans la Wester Kerk, le vendredi 4 septembre 1668.

Après la mort de Titus, sa veuve eut une fille, baptisée à la Nienwe-Zijds kapel (chapelle du nouveau côté), le 22 mars 1669, sous le nom de Titia, d'après son arrièretante, la Titia de Vlissingen . Au baptême, outre le grandpère Rembrand van Rijn, assistaient François van Bijleret Anna Huibrechts. Cette même année, lajeune enfantdevait encore perdre son grand-père et sa mère ; car Rembrand fut enterré à la Wester Kerk, le mardi 8 octobre 1669, et, treize jours après, sa belle-fille, Magdalena van Loo, le

suivait dans la tombe. Titia van Rijn eut pour tuteur le second témoin de son baptême, François van Bijler, dont elle épousa le fils, portant le même prénom que le père, à l'église de Slooten, le jeudi 46 juin 1686. Ce François van Bijler le jeune était joaillier et demeurait à Amsterdam sur le Kloveniershurgwal.

Titia van Rijn mourut à Amsterdam le 22 novembre 1725, et son mari, François van Bijler, lui survécut. Il ne paraît pas qu'ils aient laissé des enfants.

Les quatre enfants de Saskia Uilenburg moururent donc, comme je l'ai déjà dit, avant Rembrand ; c'est pourquoi les deux enfants qu'il laissa en mourant provenaient donc d'une autre femme. Leurs noms me sont inconnus, lde sorte que je ne saurais décider s'ils se trouvent parmi es personnes qui furent enterrées dans la Wester Kerk sous le nom de famille van Rijn, savoir :

Bartholomeus van Rijn, enterré le 3 novembre 1688 ;

Fieter — — le 27 juin 1695 ;

Gornelis — — le 2 août 1698;

Gerrit — — le 29 janvier 1728.

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