‹ RembrandtChapitre 152 sur 285 · PAYSAGE A LA TOUR CARREE · texte numérisé non relu

PAYSAGE A LA TOUR CARREE

siette de son paysage ; il spécifie nettement la diversité des objets et jusqu'aux essences variées des arbres, et par quelquesaccents donnés avec à propos il colore et achève son œuvre. On sent, même dans ces travaux sommaires et comme improvisés, l'appropriation la plus heureuse des moyens d'expression à l'effet que Rembrandt veut produire. Comme il pense toujours à son art, on comprend qu'avec son esprit inventif il cherche à renouveler ses procédés. Une planche de Griffonnements (B. 354) nous le montre se livrant à ces tentatives, essayant avec une pointe plus large d'opposer des noirs très intenses aux blancs du papier. Il est vrai que cette planche a été contestée; nous la croyons cependant du maître. Outre que l'épreuve du British Muséum a pour elle des titres déjà respectables, puisqu'elle a fait partie de la collection de Houbraken, nous y constatons des analogies formelles d'exécution avec le Paysage aux Trois Chaumières (B. 2 17) et surtout avec le Bouquet de Bois daté de i652 (B. 222) qui reproduit même presque la disposition des masses de feuillage. Une autre eau-forte, la Coquille (B. 159), datée de i65o, nous offre une nouvelle preuve delà scrupuleuse

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