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LA JEUNE SERVANTE

Vers 1654. (Musée de Stockholm).

(1) Le Louvre en possède une répétition, mais de qualité un peu inférieure, peut-être une copie.

appuyé sur un bâton, et un autre, d'une date peut-être un peu postérieure, vers i658, chez sir Humphrey Ward : un homme à grand bonnet rouge, à houppelande d'un brun doré, une figure énergique, un peu méfiante, peinte en esquisse avec des empâtements vigoureux, d'un <*rand effet. D'autres études, plus importantes par leurs dimensions comme par leur valeur, méritent mieux encore d'être mentionnées. Signalons d'abord au Musée de l'Ermitage : un vieillard aux grands traits vu de face (vers 1 654-1 656) qui probablement a servi de modèle pour la Bénédiction de Jacob exécutée en i656, et un autre, de 1654, avec un large béret et un costume noir sous une houppelande brune, tableau d'une tonalité discrète avec des ombres partout lisibles et transparentes. Une autre étude de vieillard, cataloguée autrefois sous le nom de Ribera au Musée de Schwerin (n° 855 du catal.), a été avec raison restituée à Rembrandt par M. Bode. C'est une tête très empâtée, éclairée d'en haut par une forte lumière et d'un aspect très brillant. Le meilleur ouvrage de cette série, le Vieillard de la galerie de Dresde (n° 1567 du catal.), est signé et daté de 1654; avec sa tournure imposante et son visage aux traits majestueux, le modèle devait plaire à Rembrandt, et l'étude qu'il en a faite est admirable de puissance et de vie. La tête, ombragée d'un large béret, encadrée par de longs cheveux blancs et une grande barbe blanche, semble pétrie dans une pâte abondante, maniée avec une savante décision. Ce n'était peut-être là qu'un modèle de hasard, rencontré dans les rues du voisinage; mais sous son riche costume,.et son manteau d'étoffe, épaisse retenu par une boucle de métal sur le vêtement rouge, il a tout à fait grand air. Avec son regard assuré, sa fière contenance, sa robuste charpente et les rides profondes dont sa peau est froncée, on dirait un de ces chênes séculaires, au tronc rugueux, dont la cime chenue domine encore les autres arbres de la forêt. Enfin, sans avoir cette ampleur, une autre étude du Musée de Cassel montre bien le caractère de force qui est propre à cette époque ; nous voulons parler de cet Homme à l'Armure (n° 223 du catal.) qui porte avec la signature de Rembrandt la date 1 655, fausses toutes deux, mais probablement mises à la place d'une signature et d'une date antérieures dont les traces sont encore visibles. L'œuvre, en tout cas, est bien du maître et l'exécution conforme à celle des peintures de cette époque. Depuis que l'habile restauration de M. Hauser lui a rendu tout son éclat,

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