‹ Rembrandt et l'individualisme dans l'artChapitre 7 sur 7 · II. La peinture en Allemagne au temps de la · texte numérisé non relu

II. La peinture en Allemagne au temps de la

NOTES

Réforme {Reme des cours littéraires, 1868, 5 1,

III. Holbein iind seine Zeit, 1 vol. in-8°. Leipzig, 1866 et 1868.

20. Niklaus Manuel avait commencé, comme tant d'autres Allemands, par peindre une danse des morts dans le cloître des Dominicains de Berne. C'est à Stuttgart, chez M. Griineisen, qu'est le dessin plein de vigueur et de feu que nous citons.

21. Voyez Albert Durer à Fenise et dans les Pays-Bas^ par Charles Narrey, 1866, p. cxxxiii et suiv.

Parmi les œuvres polémiques nous n'en citerons qu'une seule , une gravure sur bois , très-remarquable à tous les titres, où il oppose le pardon sans conditions accordé à l'Enfant prodigue de l'Evangile au trafic scandaleux des indulgences.

2 2 . L'imitation de l'Italie a fait, en Hollande comme partout, grand tort au génie national. Spranger, Goltzius, van Mander, Abraham Bloemart en sont des exemples. Beaucoup de personnes ignorent de quel pays était Both d'Italie, prennent pour une Romaine le peintre hollandais Roos qui se faisait appeler Rosa di

NOTES

Tivoli, ne se doutent pas qu'Orizzonte s'appelait Frans van Bloemen, et que le fameux Cherardo délie Notte n'est autre que Gerrit Hondlîorst.

23. VOEiwre complet de Rembrandt^ tome I, p. 184, p« 218 et pass'im.

L'indépendance de caractère de Rembrandt, sa vie laborieuse et retirée lui ont nui auprès de ses contemporains. On l'accuse encore quelquefois d'avoir été très-sauvage. Mais il serait facile de le défendre ; il suffirait de citer les vers pleins de force et de bon sens avec lesquels Molière disculpait à cet égard, auprès du grand Colbert, le peintre Mignard.

Les gr;mds hommes, Colbert, sont mauvais courtisans,

Peu faits à s'acquitter des devoirs complaisants ;

A leurs réflexions tout entiers ils se donnent,

Et ce n'est que par là qu'ils se perfectionnent.

L'étude et la visite ont leurs talents à part.

Qui se donne à la cour se dérobe à son art;

Un esprit partagé rarement s'y consomme,

Et les emplois de feu demandent tout un homme.

Ils ne sauraient quitter les soins de leur métier

Pour aller chaque jour fatiguer ton portier.

Ni partout, près de toi, par d'assidus hommages

Mendier des prôneurs les éclatants suffrages.

Cet amour du travail qui toujours règne en eux

NOTES

Rend à tous autres soins leurs esprits paresseux ; Et tu dois consentir à cette négligence Qui de leurs beaux talents te nourrit l'excellence. Souffre que, dans leur art s'avançant chaque jour. Par leurs ouvrages seuls ils te fassent la cour.

[La Gloire du Val de Grâce!)

24. Dans le même ordre d'idées il faut citer le délicieux petit tableau de Saint-Pétersbourg appelé le Bénédicité . Le père de famille, un homme du peuple, assis à table, joint les mains et dit une prière avant le repas ; sa femme est en face de lui, et tient leur enfant sur ses genoux. Cette scène de famille respire un recueillement profond, une simplicité touchante.

io58o. — IMPRIM. GÉNÉR. DE CH. LAHURE Rue de Fleuriis, 9, à Paris

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