‹ RembrandtChapitre 123 sur 174 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

ALBERTUS

Messieurs, je suis pressé. Je prends le bateau pour Leyde, et j'ai encore d'autres personnes à voir. — Au marchand Isaac van Hertsbeek, quatre mille deux cents florins . . .

VAN HERTSBEEK

Oui.

ALBERTUS

A l'héritier de Christoff*el Thysz, onze cent soixante-dix florins. . .

L'HÉRITIER DE CHRISTOFFEL THYSZ

Oui.

ALBERTUS

Je ne vous demanderai qu'une chose, c'est de vouloir bien indiquer sur les créances, à la suite de la mention de cession, que vous me donnez pleins pouvoirs pour attaquer, en votre nom, le débiteur.

VAN HERTSBEEK

Parfaitement.

Ils écrivent.

LE PREMIER CRÉANCIER, sortant de la taverne, à Albertus.

C'est vous qui achetez les créances sur Rembrandt ?

ALBERTUS

A combien se monte la vôtre ?

LE PREMIER CRÉANCIER

A soixante-dix florins.

ALBERTUS, payant.

Voici l'argent. Faites la mention de cession suivant Fusage.

Au deuxième créancier.

Et vous ?

LE DEUXIÈME CRÉANCIER

Dix-sept florins.

ALBERTUS, après avoir payé.

Segermann n'est-il pas là ?

LE PREMIER CRÉANCIER

Si.

ALBERTUS, appelant.

Segermann !

SEGERMANN, paraissant à la fenêtre de la taverne, d'une voix avinée.

Je joue au rommelpot.

ALBERTUS

Ta créance?

SEGERMANN

Qu'ion ne me parle plus de ce gueux de Rembrandt ! . . . Je lui ai vendu une peau de lion qu'il ne m'a jamais payée !

ALBERTUS

Combien ta peau de lion ?

SEGERMANN

Trente-huit florins, et elle les valait bien !

Albertus le paye par la fenêtre.

LE DEUXIÈME CRÉANCIER

Trente-huit florins une peau de lion !... C'était facturé un peu fort... Si j'avais su!...

Le broyeur de couleurs sort de la taverne .

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