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SCÈNE XI

LES ]VIÊMES,HARMEN, VAN SWANENBURCH, EGMA, ADRIAEN, NEELTGE, LISBETH

Harmen, van Swanenburch, Egrna et Adriaen entrent par Je fond ; Neeltge et Lisbeth entrent par la droite, apportant la collation qu'elles servent sur la table.

HARMEN, très ému, allant à son fils.

Mon fils!...

Mon père!...

n conduit Harmen jusqu'à son fauteuil, près de la cheminée. NEELTGE, à Harmen, montrant Hendrick et Coppenol.

Ces deux messieurs arrivent d'Amsterdam.

HARMEN

D^Amsterdam! Oui, Messieurs, je vous reconnais bien.

NEELTGE, à Hendrick et à Goppenol.

Prenez place, je vous prie, vous devez avoir besoin de vous restaurer.

GOPPENOL

Ma foi, je n'y résiste pas.

Il s'assied, se verse à boire et mange.

HENDRIGK, qui a suivi le mouvement de Harmen et de Rembrandt, bas à Goppenol.

C'est le père qui est cause de tout : il s'agit d'emporter la position.

GOPPENOL

Ah! ce vin est exquis !... Il faudrait Vondel, le chaussetier poète^ pour le célébrer dignement.

HENDRIGK, à Harmen.

Je ne dois pas vous cacher que nous sommes venus dans l'intention de déterminer enfin Rembrandt à s'établir à Amsterdam. Il y va de son avenir.

ADRIAEN, s' avançant.

Mon frère, Monsieur, reste à Leyde.

VAN SWANENBURGH, de même.

Son avenir aussi bien que ses affections de famille sont ici.

HENDRIGK, à van Sw^anenburch.

Qui êtes-vous, Monsieur?

VAN SWANENBURGH

Jacob van Swanenburch, bourgeois de cette ville et peintre leidois.

HENDRIGK

Connais pas... Vous n'êtes pas coté.

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