‹ RembrandtChapitre 4 sur 174 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

HARMEN, VAN SWANENBURCH, LISBETH

Il ne vous

VAN SWANENBURCH

Si.

HARMEN, après un silence.

Grâce à Dieu^ qui m'a protégé moi et ma famille, nous avons vécu heureux jusqu'à présent.

VAN SWANENBURGH

Ç'estvrai.

HARMEN

Savez-vous qu'il y aura quarante et un ans, le 8 octobre, que j'ai épousé, dans l'église Saint- Pierre, ma femme Neeltge, fille de Willem van Suydtbrouck? La même année, — j'étais déjà possesseur de mon jardin d'agrément d'Oestgeest, — j'achetai de mon beau-père la moitié du moulin, des instruments et des dépendances, et cette maison. L'année suivante, ma mère mourut, et j'héritai des terrains qui avoisinent la porte Blanche.

VAN SWANENBURGH

Vous avez prospéré.

Dans cette maison où nous sommes, j'ai maintenant vécu près d'un demi-siècle avec ma femme Neeltge, entouré de parents dont je puis voir les demeures par cette fenêtre. Mes concitoyens m'estiment. Depuis vingt-cinq ans je suis chef de section de ce quartier du Pélican où j'habite. J'ai eu neuf enfants, dont deux seulement sont morts en bas âge...

VAN SWANENBURGH

Enlevés parla peste de i6o4.

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