‹ RembrandtChapitre 82 sur 174 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

STOPPERTGE, le prenant à part.

Pour moi, une double pinte... et avec plus de respect que tout à Theure!

As-tu bien vu la ville, mère ?

NEELTGE

C'est beau, cette grande ville en fêtel... Et au milieu des cris de joie de la victoire, toi, mon fils, toi que tout le monde salue, toi glorieux, glorieux comme la ville 1...

Tu es fière de moi?

NEELTGE

Oui.

Moi, je ne sais qu'une chose, c'est que je t'aime chaque jour davantage.

NEELTGE

Si ton père était encore de ce monde, comme il serait heureux I . . .

SASKIA, à Rembrandt qui lui verse à boire.

Oh! de l'eau.,, de l'eau glacée!...

NEELTGE

Mon enfant: vous êtes toute en fièvre.

Elle était bien, ce matin... C'est l'excitation de la promenade...

SASKIA

Et le bonheur.

Sur un ton un peu plus bas et avec une tendresse particulière.

Rembrandt!... Rembrandt!...

NEELTGE

Je suis bien vieille et bien cassée : je ne demande à Dieu que de vivre encore un peu, juste assez pour voir le petit être... qui sera ta joie, comme tu es la mienne... Ce jour-là, je reviendrai à Amsterdam.

BERENT

Ces dames sont-elles satisfaites ?

STOPPERTGE

Tu es enfin content, Berentl... Voilà des clients qui remplacent avantageusement ceux que tu envoyais à tous les diables !

BERENT

Ah!... s'ils pouvaient ne pas revenir!... Mais voilà cinq ou six fois qu'ils me font ce coup-là... Et pour la sortie de la garde civique il va y avoir une foule!... J'ai envie de rentrer mes tables.

HENDRIGK, s'approchant.

Dame Neeltge, et vous, Saskia, vous ne pourrez pas rester là... Vous allez monter chez moi et, de la fenêtre, vous assisterez à la sortie...

BERENT

Permettez, voisin, que cet honneur soit pour moi... Je mets toute la Couronne Impériale à leur disposition.

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