‹ RembrandtChapitre 88 sur 174 · GRIS DE LA FOULE · texte numérisé non relu

GRIS DE LA FOULE

Ohl... oh!... vive la garde civique !... oh !... vive Banning Gocq I . . . hourrah ! - . . hourrah ! . . . vive Banning Gocq ! . . . hourrah ! . . . oh !.. .

La scène est envahie"^^ de [trois côtés à la fois : par la porte monumentale du fond, par le quai du canal et par le haut de la rue. Banning Gocq et son lieutenant marchent en avant : le premier en vêtement brun foncé, avec large fraise rabattue, hausse-col en fer orné de dorures, écharpe rouge amarante en sautoir et la tête couverte d'un feutre noir; le second en jaune clair, cotte d'étoffe épaisse passementée d'or, feutre jaune à plumes blanches, bottes et gants de cuir jaune, ceinture de soie blanche autour de la taille. Derrière eux, la cohue pittoresque des arquebusiers et des piquiers, au milieu desquels on remarque la petite fille en robe claire, tenant entre ses mains un casque avec des plumes et portant à sa ceinture un coq blanc suspendu par la patte. Au fond, l'enseigne avec l'étendard orange, blanc et bleu, aux armes d'Amsterdam. A droite, le tambour de la compagnie. Le mouvement s'opère au milieu des cris de la foule, des décharges d'armes à feu, des roulements de tambour et des sonneries de trompettes, et de manière à ce qu'au baisser du rideau le centre du théâtre se trouve reproduire exactement, et avec les personnages non indiqués ici, la « Ronde de nuit » du Ryksmuseum.

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