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histère,
Kncipp a aujourd'hui 46 ans de prètrise, et CCUX qui ont l'occasion d'approcher l'illustre vicillard sont étonnés de la puissance et de l'ampleur de sa voix. de la souplesse et de lu vigueur de SO) COTPS.—
Ces quarante six années ont été pour lui une vie d'apostolat et de saint ministère, Jamais il nexista de pasteur plus dévoué, plus infatigable. Son premier soin était d’aftermir Je troupeau soumis à sa garde, dans la voie de la sanctification. Rarement aussi, vit-on une population plus respectueuse, plus fidèle à ses devoirs de religion, plus édifiante sous le rapport de la morale que celle de Wéærishofen. Tout le monde semble dans là main du brave euré, qui est l’idole de sa paroïsse,
La vie du Bavarois est simple ;
Hi —
ses Murs sont douces et cham.
pêtres ; ilest d'ua accueil facile, hospitalier ot rappelle pur plus d'un trait le bon habitant de nos campagnes,
Notre cultivateureanadion l'emporte beaucoup par sa ‘thode de cultiver par son esprit de , lo grès, d'athélioration et sous bien des rapports, il est infiniment plus avancé que le peuple bavarois. L'art avatoire semble nresque ignoré en Bavivre, On vtrouve aucun de ces instruments de euliture perfectionnés qui sont. enfin de compte, pour l'agiiculture une économie de temps et d'argent, Pendant les quelques se-naines passées dans ce Pays, je n'y aivu qu'une fois un râtean à foin nu par un cheval. Tout se fait À la main, à l’ancienne füäcon de nos pères, à la faulx et à la faucille,
—Dès le matin le lboureur St aux champs avec sa femme
mu 15 —
qui travaille Presqu'antuit que homme, Un jour que notis Hous rendions très à bonne heure à * Waal” pour assister A une représentation de La Passion qui SY donnait le matin, je fus étonné do voir la plaine déjh envahie par des travailleuses matinales qui se hâtaient à la fenaison, dans l'uttente d'une seconde Boisson, car gonéralement dans la Basse- Bavière, il y a deux icoltes de foin.
Si le peuple canadien l'emporte par l'esprit du progrés, d'avanecment qui s'accentue notablement, depuis quelques années surtout, par contre le Bavaroïis excelle par la simplicité de ses mœurs, Le iuxe est chose ineonnne dans los campagnes de la Bavière. On v est vêtu convenablement et proprement, maïs sans recherche, On Le songe point À éciipser son voi-
sin, sa compagne par léclat de Ja
parure. Les dépenses folles de la
toilette sont iwnorées ut, Couséquence naturelle, Ja bourse du travailleur Si péniblement remplie ne se dégarnit-elle point trou vite et sans raison. Savez-vous quels SONÉ CeUX qui ont les plus betles maisons À Waærishofen? C’est le médecin ét le cordonnier. Le paupérisniei cette plaie sociale qui semble gagner nos villes, n'y règtie pas à l'état endémique.
Les habitants de Wærishoten ont pour leur curé une vénération profonde. Et certes, elle est bien méritée. La sollicitude du bien des mes ne lui sufit pas : son arcine charité le porte encore à les si ilager dans les épreuves de la maladie. Chaque jour, il s'enquiert minutieusement de la santé des familles, Apprendil que quelqu'un de ses paroïssiens es:
souffrant, le bon curé accourt aussitôt; il verse dans le cœur du
malade une parole de consolation
—… ff —
d'encouragement, pendant qu'il s'applique à leur apporter du soulagement . C’est le docteur recherché, du riche et du pauvre, de l’'homiae instruit comme de ligrorant. Rien ne le repute, ni l'horreur dune maladie repoussante, ni les clameurs d'esprits préjugés que ses succès irritent, Il poursuit son œuvre sans s'inquiéter et ne laisse le patient que quand il a enrayé la maladie et assuré la guérison,
La réputation du euré de Woæ:rishofen, comme guérisseur, n’était pas restreinte aux limites du petit village souabe. Elle s’étendait depuis nombre d'années dans toute la Bavière, l'Autriche et l'Empire allemand tout entier.
Le bruit de ses cures merveilleuses, par Peau, s'était répandu partout, mais ce n’est que depuis quelques années que sa renommée a décuplé ct a pris une extension
universelle :
Cédant aux pressantes sollicita.
tions qui lui venaient de toutes parts, Kneipp se décida enfin, malgré son âge déjà avancé, à livrer à la publicité le fruit de quarante années d’expérienee et de labeurs continus, consacrées au soulagement des misères humaines.
Eu 1886, paraissait son premier ouvrage Ma Cure d'eau” qui traite de l’eau comme moyen de guérison,des diverses applications que l’on peut en faire, et enfin du traitement de certaines maladies par l’eau.
Cet ouvrage—le maiden work de Kneïpp— est incontestablement la plus remarquable de ses productions. ‘ Le style, c’est l'homme ?” a dit Buffon. Kncipp, en effet, se révèle tout entier dans “ Ma Cure d’eau. ” Sous la facture d’une phrase simple, limpide, on sent
ei.
Phomms de science qui à mûni, par une longue expérience, le su- Jet qu'il traite. On est étonné de ses aperçus nouveaux, des remtdes si faciles qu'il suggère, au point que lon se dit: Ila bien ‘aison, que n'y ai-je pas pensé dé- Ja! C'est à ce trait ie lon distingue l'homme véritablement de génie de l'he ne d'étude : Celui el atteint son but à force d'observations raisonnées, au moyen de déductions multiples ; celui de son regard d’aigle embrasse l'espace et s'élance sans détour à la poursuite de son objet, Jentendais un médecin, à qui Je causais de la méthode Kneïipp, me dire: # Mais ce remède, que vous prônez si fort, par exemple, il est si simple que n'importe qui peut Pappliquer tout aussi bien que le curé Kneïipp. *-% Maisalors.
comment se fait-il que vous, qui converez de ses excellents effets,
A TRS 2 Li anneau amies commen,
he Payez pas auparavant mis en ap} lication dans le cou”s de votre pratique ?—”? Et lui de me répondre ingénument : ‘Je n’y ai jamais songé avant aujourd’hui, je l’ignorails. ?”
Il est assurément facile aujourd'hui, à quiconque, quelque peu adroït, dé construire une brouette.
Tout le monde connait son 7.
cipe, son utilité ; n'empêche pas que Pascal s’est rendu immortel par cette découverte,
Ce qu’il y a en effet d’admirable chez Kneipp, c’est que ses remèdes sont d’une simplicité que n'avait pas soupçonné jusqu'ici l’homme de science, et d’une eff-
cacité constante et incontestable.
Aussi n’est-il pas étonnant qu’en certains quartiers on ait pris ombrage du succès énorme de la méthode Kneipp et que l’on ait cher-
ché à l’entraver dans sa marche triomphale, en la qualifiant de
ne
charlatanisme, et que suis-je encore,
Les remèdes les plus simples de de même que les moyens les plus naturels sont souvent les meilleurs. “ Ma Care d’eau ” est remplie de prescriptions uisées, qui sont à la portée de toutes les bourses, sous li main de tous et qui peuvent être utilement employées dans une foule de cas.
L'ouvrage du curé Kneipp n’est pas un livre de controverse scientifique. Il se garde même de faire parade d’une vaine ostentation de savoir. L'auteur se contente, au contraire, de faire part des résultats qu’il a obtenus par Pappliation prudente et rationnelle de l’eau, et laisse au lecteur à tirer lui-même les conclusions qu’il voudra, après avoir parcouru son livre sans préjugé, sans parti pris.
Il a d’ailleurs une manière si originale d'exprimer sa pensée que son
S'en PE ame
ouvrage en est rendu attrayant. Je m'explique dès lors facilement la vogue extraordinaire, inouie, dont cet ouvrage jouit à juste titre.
Le lecteur sera sans doute curieux de savoir combien ila été publié jusqu’à présent d'éditions de ce volume, dont chaque tirage est de six imille exemplaires, Suivons plutôt la marche progressive de cette œuvre vers le Panthéon de la célébrité et de la gloire :
Un an à peine après la publication primitive sortaient une deu xième et une troisième édition de “ Ma Cure d'eau. ” En 1888 les quatrième et cinquième. En 1889, six nouvelles éditions étaient publiées, 1890 voyait successivement paraître la douzième et jusqu’à la vingt-cinquième édition. En 1891, étaient publiées les vingt-sixième à trentième éditions inclusivement. Le tirage en 1892- 1893 atteignit le chiffre énorme de
la quarante-nenvième édition. Enfin, 1894 livrait au monde étount la cinquantième édition du modeste livre de l’illustre curé et cé-
lébrait le cinquantenaire de cette production.
On arrive ainsi au chiftre fabuleux de 300,000 exemplaires sans compter les traductions nombreuses qui ont été faites en toutes les langues. L'ouvrage de humble fils de tisserand est aujourd'hui lu dans toutes les parties du monde ; 1l est traduit en plusieurs langues, notamment en français, en anglais, en russe, en italien, en espagnol. Il a une place d’honneur dans la bibliothèque du riche comme dans la masure de l'indigent, car à tons il apporte indistinetement le soulagement, la santé et partant le bonheur.
C'est un cas unique, où À pou près, dans l’histoire que cette po-
pularité sans cesse croissante et
universelle, et je ne sache pas que jamais auteur d’un onvrage de ce genre ait encore vu de son vivant, Ja cinquantième édition d’une de ses œuvres. Dans ce seul fait, je trouve la preuve irréeusable du génie transcendant de Kneïpp. Personne autre n’eût pu accomplir pareille œuvre et rallier à sa cause une sympathie aussi constante et aussi générale,
Outre “ Ma cure d’eau ” Kueipp a fait paraître plusieurs ouv ages où il expose sa doctrine d’une manière plus complète et plus détaillée : “Vivez ainsi”, “ Comment il faut vivre” parurent successivement.
Le but que se propose pardessus tout Kneipp, c’est de ramener Fhomme à une vie simple, de régénérer la coustitution étiolée par le surmenage intellectuel et moral, par un retour à la vie fruga-
le, par un mode qui put fortificr à la fois l’organisme et rendre désormais inutiles les drogues délétères que lon administre trop souvent, [veat que I génération qui pousse soit forte et virile.
Comme onle voit, c'est un œuvre philantropique qu'il poursuit, Pour arriver à son objet, il suit une marche raisonnée, sûre: II prend l'enfant À «a naissance, entoure SOù enfance de soins Maternels, surveille son développement et lui donne des conseils salutaires pour l’époque où il anra acquis toute sa vigueur, et qu'il sera dans l’'épanouissement de ses facultés.
Son Ouvrage * Soins à donner anx enfants” est fait dans cet esprit, C’est un monument de sollicitude maternelle et éclairée, dans le quel le curé Nncipp a mis tout SO Cœur Ctsa science, et où il fait une guerre implacable à Ja perui.
‘euse habitude de gater les en,
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fants de toutes espèces de manieres, de les douilleter, de les accoutumer à une vie efféminée et de mollesse, démontrant en même temps les couséquences désastreuses d’un amour mal entendu et d’une tendresse mal dirigée, Dans un livre qu'il a publié, l’an dernier, et qui est d'après son titre même, (* Mon testament ")le dernier effort de sa vie, Kneipp lègue à lhnmanité de précie x # enseignements. Aux malades comme aux bien portants, aux inconnus comme aux plus fidèles adeptes, il adresse de suprèmes recommandations. Comme un bon père de famille qui partage également ses biens entre tous ses enfants, il leur donne indistinctement les Le derniers conseils que lui suggèrent son affection et sen expérience, Ce patrimoine, acquis au prix de tant de veilies et de labeurs, < il invite tout le monde à se le par- |
tager, il le met bénévolement à la
portée de tous, atin que chacun puisse en faire son profit.
On serait peut-être tenté de croire que la santé du curé Kncipp est chancelante et que, lorsqu'il a écrit * Mon testament,” il se sentait &aiblir ct incliner fatalement vers le tombeau. Son Âge avancé Justifie assurément ee raisonnement, mails À voir sa démarche si facile, à entendre sa voix encore puissante et fraîche, on s'étonne d'une pareille vigueur chez un homme de quatre-vingts ans bientôt et on lui accorde encore de longues années de vie.
Tout le secret d’une santé aussi florissante consiste dans une vie simple, réguiitre et réglée et dans l'application journalitre et ‘aisonnée d’un moyen toujours À notre disposition : l’eau.—
Lé A : . ve , Tous ceux qui n'ontpas séjourné à Warishofen ne peuvent se faire
Une idée de l'excessive activité de ce Vivillard presque octogénaire :
Au sortir du lit, dès les quatre heures, Kneipp prend son bain quotidien, en se servant oujours de l'arrosoir primitif, pour lequel il a conservé une prédilection marquée. Puis il dit sa messe, après quoi il prépare le programme de sa Journée, A sept heures ct demie on le voit ipvariablement se diriger vers le # Kurhans*” où se donnent les consultations,
C'est tout une affaire que la consultation : Muni d'un carnet où est indiquée la nature de la maladie, on se présente à tour de rôle, suivant le numéro de son livret,
Une moyenne d'environ cent cinquante personnes ont chaque Jour audience, tant à la consultation publique qu’à la consultation privée qui ne diffère de la première qu’en ce que vous avez l’a-
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