‹ Réminiscences de voyage [microforme]Chapitre 2 sur 26 · NN · texte numérisé non relu

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sUMant en même temps les quelques épargnes que le fils avait si péniblement acquises et qui formaient toute sa fortune,

Sébastien, qui rêvait une carrière plus digne de ses aspiratious, ne s'alarma voint outre 1uesure. Muni dé son ae d'ouvrier tisserand, quitta le toit paternel, réso'u e atteindre, au prix de n'importe quels sacrific 68, le bat qu'il convoitait déjà si a.demment : la prêtrise,

Après deux années de prépa-

ration, pendant lesquelles il suivit assidument les lecons du révérend Meckle, vicaire À Groënbach,—il fut admis au collège, Son état de faiblesse et d’anémie l’obligea de suspeidre ses études pour une période de cinq années.

Ce fut pendant ce temps de maladie que,feuillant, pour se distrai

re, les livres qu’il pouvaic se rer, un traité d’hydrothérapie Jui

tomba sous la main. Ille parcourut, l'étudia ; ce fut pour lui, une mine d'or,

En 1849, il entra au * Georgianum” de Munich pour faire ses études théologiques. L'état précaire de sa santé faisait entretenir des craintes sérieuses sur son admission aux ordres sacrés, Aussi, le jeune lévite résolut-il de mettre tout en œuvre pour la restaurer, Le traité d'hydrothérapie découv st par hasard ne le quittait déjà plus, C'était son rade mecum Insépara ble : et tous les jours il soumettait sou corps à des applications d’eau.

Parmi ses condisciples, il y avait un jeune étudiant pauvre, don:

l’état était si alarimant, que le mcdecin Jui avait refusé le certificat nécessaire pour l'admission à la prétrise,

Rebuté par les mènies obstacles dans leur désir commun. tous deux ne tardèrent pas à se Jicr

ni —

d'amitié, et à se fuire part mu.

tuellement de leurs appréhensions.

= Puisque les hommes de Part se déclarent im puissants, Je me charge de vous guérir, à la condition toutefois que vous vous soumettiez au traitement que je m' impose, moiméme le puis lengtemps déjà, et qui nr \ beaucoup fortifié, Jui dit un jour Knecipp. Tout ce que je réelame de vous, c'est du courage et de Ja tion? :

Le jeune homme, cédant aux SCIicitations et aux arguments de SC COMpASHON. cobrcetit enfin À teater l'aventure,

LE vavait au milieu an jardin du séminaire une petite pitec d'eau qui servait d'ornement.

Presque chaque nuit, Kneipp et son élève s'y dirigaient secrètement et à la sourdine, Le docteur Hinprovi £ faisait enlever ses

habits au malade, le faisait entres dans ee bain rustique et lui diver Su rapidement deux on trois arrosoirs d'eau froide sur le corps. Puis il S'en faisait antant à lui-môme, et tons denx, sans s'essuver, retonrnaient en toute hâte au dortoir.

Quelques semoaincs plus tard, le jeune ecclésiastique se sentait plus fort : ses veux ternes avaient revêtu un éclat plus brillant : ses membres décharnés reprenaient une vigucur nouvelle, le teint de sa figure amaigrie semblait s<claireir : un sang généreux animait maintenant ses joues décolorées par l'anémie,

Tous les compagnons d'étude des deux malades s'étonnaient du changement extraordinaire qui

se Mauifestait chez l'un et chez l’autre, et ne pouvaient s'en taire, au point qu'un jour le prof eur demanda à l’étüdiant qui sem-

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blait condamné irrévocablement.

quel était lhabile médecin qui avait opéré une pareille transformation. L'étudiant, montrant de la main Kneipp répondit : # Voici mon docteur, é'est à ni que je suis redevable d'avoir reconvré la santé, ‘à

C'était le premier miracle opéré par Kneïpp. Tout en se guérissant, lui-même, il avait sauvé un de ses compagnons de séminaire, Une application raisonnée de l’eau avait écarté les obstacles qui semblaïient aux yeux de tous insurmontables.

Peu après, au comble de leurs vœux les plus chers, les deux jeunes gens étaient faits ministres du Seigneur, et recevaient l’onction sainte sacerdotale. Depuis lors, leur santé a été florissante, et ils occupaient, tous deux, dans ces dernières années encore, des postes importants confiés À leur mi-

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