‹ Réminiscences de voyage [microforme]Chapitre 6 sur 26 · PS · texte numérisé non relu

PS

ment propre. Il va de lune à Pautre, indiquant à chacune lo traitement spécial à suivre, d cernant d'un rapide coup d'œil à gravité, Ja rature ct létiologie de de chaque cas, et cela sans préparation, sans étude préalable, sans autre eXamen du malade. La pl.

part du temps, le patient est un inconnn arrivé de la veille, un étranger souvent quine sait pas un mot dallemand, et qui n'a pu le mettre au courant de ses INaux.

n'est pas rare que Je curé, avant même que le patient ait ouvert la bouche, Jui apprenne Juimême son état. Quelques fois mô.

me, 1] contredira les données du docteur qui a eu le malade sous se: soins, et indiqne tels Sy ptÔmes qui lui ont échappe,

Dans plusieurs cas, il lui a sufti de la simple observation de la

personne, d’un simple coup d'œil,

pour diagnostiquer sa maladie aussi sûrement que le plus habile iéuecin. À PFappui de cette asser tion, je puis oflrir le témoignage de plusieurs personnes qui lout éprouvé pendant leur séour à Warishofen, en 1894 :

Aïînsi deux dames françaises, les deux sœurs, se présentent à Fabbé "Kneipp. Avant même qu'elles aient pu lai faire part de leur état de santé, il dit À Pune qu'elle souffrait de telle chose,randis que l'autre devait être affectée d'une maladie tout-à-fait oppeste.

[l'avait deviné juste.

Une autre dame charge l'interprète de lui faire le récit de ses maux. Celui-ci omet un détail qu'il avoue, quelques jours plus tard,avoir oublié, Elle insiste pour faire part à Kueïpp de cette complication qu’elle estimait importante à mentionner. Le curé informé lui répond : * Je me suis éton.

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né que cette personne m'ait fu ce détail, lors de la première consultation; je m'en suis aperçu tou:

tefois et je lui ai prescrit tel remède qui à dû produire tel résultat”? Et la malade d’avouer, qu'en effet, elle avait ressenti Peffot prévu,

Le cas suivant a fuit grand bruit à Wrishofen, il va deux ans : Une américaine au teint animé plein de fraîcheur ot qui semblait jouir d'une excellente santé, au point que l’on se demandait instinctivement en la VOye ce qu'elle pouvait bien venir fa à l'hôpital, se présente le jendemain de son arrivée, à la consultation avec l'interprète, A peine a-t-clle franchi le seuil et Kneipp l’a-til aperçue que s'adressant à eelui qui laccompagnait, Jui dit :

Mais c’est IA nn des cas les plus difliciles de ma cure que vous m'a menez !°

în effet, la jeune personne, en

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apj'arence si exubérante de santé, souffrait de plusieurs maladies dont la plus acharnée était une paralysie invétérée des intestins.

Après sept semaines de traitement sons Ja direction spéciale de Kneïipp, elle était à peu près gucrie et reprenait, pleine d’espoir, le chemin Qu pays, alors que les spécialistes éminents de New-York et de Paris avaient été impuissants à lui procurer aucun soulagement.

D Jui avait suffi, à Kneipp, d’un simple coup d’œil pour découvrir et le mal cet le remède propre à appliquer.

Le docteur Baumgarten a af.

#rmé publiquement, au cours d’une de ses conférences, que Kncipp, a fait une fidèle diagnostique des maladies de trois jeunes gens, qu'il n'avait jamais rencontrés, simplement à la vue de leur photographie et cu’elle a concordée, en tous points, avec celle des spé-

clalistes qui avaient examiné les sujets eux-mêmes,

Certains esprits forts ne ven.

lent pas croire à un semblable résultat et, disent-ils, si Jamais le curé de Wærishofen a déviné les secrets d’une maladie quelconque, et opéré de pareilles guérisons, il y à là un phénomène surnaturel, ct qui est dû à sa sainteté, à ses vurtus, plutôt qu’à la puissance naturelle de sa science,

‘st-il jamais venu à l'idée de quelqu'un de contester qu'un médecin peut être plus habile qu’un autre, que celui-ci excelle dans l’art de la chirurgie, alors que celui-là à uu talent particulier pour traiter telle maladie spéciale ? N'y a-t-il pas, en effet, parmi nos médecins, certain d’entre eux qui se distingue parmi tous par la facilité et la sûreté avec lesquelles il diagnotique la maladie d’un en.

fant, par exemple, qui pourtant

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he peut exprimer ce qu'il souffre ?

Il semble qu'il pénètre ce pettit être pour lui arracher le secret de ses douleurs, il les devine presque.

A-t-on jamais songé À révoquer en doute sa science, son habileté ?

Or, ne peut-on pas dans une autre sphère, admettre le môme principe ? Estil indigne de supposer qu'nn homme ait recu du Créateur plus de science innée qu'un autre homme? Répugne:t-il qu'un prêtre ait reçu à un dégré suréminent ce wens divina que l’on concède volontiers aux maitres de la science? Non. L'homme de génie n’est pas nécessairement celui qui est assujetti aux lois ordinaires et reconnues de la science. D’un coup d’aile, il y atteint, il la domine souvent même, à Pétonnement des maîtres du savoir. C’est le cas du curé Kneïpp.

À dix heures et demie, la consultation est suspendue. Pour se

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distraire un peu et se reposer d'une tension d'esprit aussi absorbante, le curé Kneipp se rend à la salle de bains du “kurhaus” où il prend plaisir à doucher quelques person- CS.

Qu'est-ce done que le “kurhaus #7 Un grand édifice destiné À recevoir les f-rêtres et les ccelésinstiques pauvies. Il pent en lower commodément une couple de cents. Fondé par la générosité des abbés qui viennent faire une cure” à Wéærishofen, il est sous la direction des Frères de St.

Jean de Dieu, A part les salles de consultations, dont nous avons déjà fait mention, il y a une jolie chapelle, qui tous les jours s’enrichit de dons nouveaux. il a un bureau d’administration. et de statistique où l’on enrégistre les noms de tous ceux qui viennent suivre le traitement, avec le lieu de leur résidence,

leur profession : une pharmacie Kneipp très-compiète, et enfin,une salle de douches attachée à l’établissement, et fréquentée plutôt par les ecclésiastiques,bien que les laïques y soient admis,

Un jour queje m'y rendais pour prendre mon bain habituel, j'eus la bonne fortune, grâce à l’intervention d’un bon religieux, avec qui j'étais en excellents termes, de recevoir un “blitzguss” de la main même de Myr Kncipp:

L’archidue d'Autriche venait de prendre sa douche, et le prélat allait s'éloigner, quand cet ami lui fit part de mon désir, I] y acquiesça de bonne grâce, Je puis ajouter qu’il s’acquitta conscien-ieusement de sa tâche. J’en ens pour mon compte de Ja vigoureuse douche fulgurante qu'il m’administra ; je fus satisfait, et je me rappellerai longtemps cet autogragraphe d’un nouveau genre. Cela

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me Valait,e-tinai-je, autant qu'une oscultation minutieuse de sa part. Quelques jours après, j'en bénéficiai en eftet, lorsque je mc présentai À la consultation.

Après un quart d'heure de récréation, le curé retourne au presbytère et prend son dîner sur les onze heures, A deux heures, il revient continuer la consultation jusqu'à cinq heures.

Alors un mouvement général se fait dans Wé&rishofen, Tout le monde, — principalement ceux qui comprennent la langue allemande,—se rend à une extrémité du village, au “ Wandelbahn”’ où le prélat fait chaque jour une conférence toujours goûtée, et d’une originalité toujours piquante C’est le rendez-vous favori des baigneurs.

Une toiture improvisée protége l'auditoire contre les ardeurs du

soleil. Au milieu de cet endroit

rustique s'élève une tribune, que des mains délicates ont recouverte de bonquets odoriférants, de guirlandes et de femllages verdoyants pour l’arrivée du prélat,

Une heure durant, cette foule nombreuse, debout pour la plupart, écoute avec avidité et attention la parole simple, : *s apparat de l’orateur. Les conférences de Kneïipp qui va, sans effort, sans fatigue, d’un sujet à l’autre, butinant de ci de 1h comme Faboille, sont toujours variées et instructives,

Tout at près, est située la maisonnette, désormais historique, que le curé Kneïpp utilisa pendant de longues années, comme salle de bains pour le traitement de ses ma lades. Elle a conservé le eachet de son installation primitive, avec cette différence toutefois, que l’établissement sous la direction de “Custerman,” le premier doucheur

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Apres Île repas du soir, Myr, Kneïpp ne recoit aucun malade, Une couple d'heures sont entièrement consacrées à ses devoirs en- Maux, puis il va régulièrement faire son tour au * Kinder Asyl” (hopital des enfants). C'est sa promenade de la soirée, sa récréation favorite, Il cause et s’entretient familièrement avec les habitués de la maison de toute espèce de sujets à l’exception toutefois de médecine.

Le ‘* Kinder Asyl” est l'œuvre personnelle du curé Kneïpp. C'est nn édifice aux 14, proportions bâti avee les dons nombreux faits par les Kurgastes ” au prélat à titre de reconnaissance. Car, disons-le à la louange de Kneipp, il ne réclame aucune rémunération pour ses soins. Ce n’est pas une œuvre de spéculation qu’il poursuit c’est une œuvre toute de philantropie. Il accepte toutefois

modestement l’obole que les malades veulent bien lui offrir au départ. Et tous ceux qui viennent faire la cure à Wéærishofen sont heureux de lui donner un témoi- Snage sensible de leur admiration et de leur gratitude. Ces argents qu'il reçoit d’une main, loin de les faire servir À son avantage personnel, il les prodigue de l’autre au soulagement de la misère. Tontes ses épargnes du resta il les a consacrées à la construction d’un hôpital destiné par son fondateur à recevoir et abriter les enfants frappés de quelque infirmité et trop pauvres pour se procurer ailleurs les soins multiples et délicats que réclame leur état.

L’asile est sous la direction des religieuses qui s’ingénient avec une sollicitude et un dévouement maternels à apporter quelques adoucissements à la misère et au délaissement des enfants qui leur

SONT cobfiés. Près de deux cents enfants, tant petites filles que petits garçons, y recoivent gratnitement, l'hospitalité et y sont traités d'après la m'thode Kncipp.

Qu'il est triste le spectacle de tant d'infirmités diverses ainsi ré.

unies! Le cœur se sent ému de pitié en contemplant ces petits êtres aux membres d'form£s aux traits précocement décharnés par la souffrance, soumis à un traite.

ment que plus d’une personne robuste subit difficilement.

Le suecès est heureusement venu couronner cette entreprises L'expérience en effet a démontré que l'eau à déjà produit sur un grand nombre de ces panvres petits déshérités les plus salutaires citets et que l'eau a, en certains cas, opéré une guérison ins pérue.

Le curé Kneippa élevé là un menument stable et magnifique

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