‹ Réminiscences de voyage [microforme]Chapitre 7 sur 26 · ÉE · texte numérisé non relu

ÉE

que ne pourront détruire, ni les ealomnies, ni lenvicuse perversité de ses détr ‘acteurs, et qui redia aux générations futures son dévouement sans bornes, son désintéressement ct sa commisération pour les malheureux, et qui répercutera aux échos du monde entier son nom vénéré, comme celni de l’on des plus grands philanthropes et l’un des plus insignes bienfaiteurs de humanité.

Le premier soin de étranger qui arrive à Wéærishofen pour faire une enre, et qui n° a pas eu la prévoyance de se retenir des chambres À l’avance,est de se loger.

Pendant la saison balnéaire toutes les habitations sont converties en hôtels ct suftisent À peine. L’embarras du choix d’un logement est souvent complexe. Le français n’est parlé que dans bien peu de pensions, et la cuisine est essentiellement allemande. Il faut bien

ee

se pénétrer d'ailleurs qne nulle part à Wérishofen,on ne peut trouver le confort de nos hôtels améri- ‘ains.

Si jamais quelqu'un de mes compatriotes allait À Wærishofen, Je lui conseille: ais de desceïidre à la pension Caire. C’est un bavarois parlant le français assez couramment, d’une parfaite urbanité ct qui pourra à l’occasion vons être d’une grande utilité,

C'est d’ailleurs le rendez-vous attitré de la gent française. On VV sent plus À l'aise, et en quelque sorte chez nous. C’est Ià que se donnent, une fois la semaine, les conférences en français du docteur

Baumgarten, le médecin-chef du Kneïppisme, homme distingué et d’une exquise affabilité.

La première recommandation qui vous est faite, une fois installé, est de vous mettre À là mode du pays, mode qui remonte presque

à l'époque antédiluvienne, si l’on On juge par son extrême simplicité : légère ‘amisole de toile, chapeau de paille aux larges rebords, sandales rustiques et sans bas.

Tout d’abord, on hésite à quitter ses lourds vêtements de laine pour revêtir semblable Costume, mais bientôt le courant nous entraîne, la mode noûs gagne ct nous voilà affublés de lin de la tête aux pieds, transformés en vrais disciples de Kneïipp, car Kncipp préconise han.

tement l'usage exclusif de la toile.

Le coup d'œil de toute cette population hétérogène, à Ja Physionomie diverse, en allant et venant pieds-nus. en sandales. se croisant Cu Tous sens, est vraiment drôlatique. Jusqu'à la femme même de noblesse, de Sang royal, qui ne dédaigne pas d’emprisonner son pied mignon dans cet étui de eunir &rotesque, sans la protection d’un bas contre les regards indiscrets

Ne

Page 1