‹ Remparts d'Arlon et de TongresChapitre 6 sur 6 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

L'illustre de Gaumont a remarqué que sur cent inscriptions Tournies par les remparts de Boi'deaux, deux seulement (s), par leurs énoncialions, sont susceptibles d'être rapportées à un millésime certain.

C'est la proportion que l'on constate en général entre les inscriptions datées et non datées qu'on découvre dans de pareilles conditions.

Voici ce que nous connaissons déjii :

La Gaule a fourni : Arlon, une inscription probablement de 23j à 258 ; Sens, une id. de l'an 250 ; Auxerre, une id. de l'an 258; Bordeaux, une de la même année; Nantes, une id de 275 à 27C ; dos monnaies de Telricus {267 à 273) et de Glau(Ie-le-Gothiq»c (268 à 270), ont été trouvées

(i) Tel serait le cas pour le mur ïi inscriptions de sutdals prâorieiis. (i) Ce nombre csl au){inenlé par M. Camilie Jullun; mais il en rst dont ia date est hypolliétique.

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dans la maçonnerie des remparts romains d'Auxerre ei de Bordeaux (i).

L'Angleterre : à BUtern, des inscriptions de Gordien (233 à 2U); Gallus et Volusianus (251 à 2S3); Tctricus (267 à 275).

L'Allemagne rhcnaoc : à Mayence, la plus récente inscription des remparts romains est de l'an 238 (a).

L'Italie : à Pola et à Brescia, deux inscriptions de l'an 273 (3).

Les villes de la Grèce, Mégare, Sicyonc, Argos, Sparte, etc. (t), ont également laissé extraire de la base de leurs remparts une quantité d'inscriptions romaines, dont les plus récentes sont du règne de Gordien (s).

Pour les contrées danubiennes, M. le professeur Domaszewski termine sa lettre citée ci-dessus, en disant : ■ Toutes les inscriptions qui ont été trouvées datent, au plus tard, de la première moitié du m' siècle • .

Et, en elTet, parmi les inscriptions découvertes dans celle partie de l'Europe, aucune n'atteint le règne de Dioclciien (e).

Les murs de Rome à inscriptions relatives aux t équités singulares > et aux prétoriens ont révélé par leurs inscriptions les dates de 24( et 265 (?).

(i) Voirri-diHSUs, XV[,pp.*38, 18.Ï; XXVII, p. 61 ; XXIX, p. 39et 46.

(«) Steiner, CorpM iascriptioiiem Danubii etRheni, n" 500.

(ï) C, I. L-, V, n» 29 {Cfr, pour remplacement, n" 81, et Abati, bicl. chorogr., ï' Pola, p. 540), n' 4319, ele.

(t) C. I. C, n" )07T,' IMO, H24, 1137.

(b) Ibid., n" 1297, 1520, 1328, 133Î. 1570, 1380, 1583, elc.

(») C. I. L., n" 40JS, 4178, 4441, ele.

(t) BuUetlino délia commiuione archeologica communale di Roma, 1683, p. 133,ii»f0eîietC. [. L.,VI, ii^asaOetsuiv.

Dans un prochain et dernier article* i'appliealioD des remarques rassemblées ci-dessus sera faite, non plus seulement à Arlon et Tongres, mais à ta Belgique entière, telle qu'elle doit avoir été fortifiée par les Romains.

Liège, novembre 1889.

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