‹ Renaissance et Réforme: Érasmus, Thomas Morus-MélanchthonChapitre 25 sur 77 · Engtiah Workt, 679. G · texte numérisé non relu

Engtiah Workt, 679. G

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THOMAS AlORCS. 1

sabte pour le salut; elle est d'inslîtution divine' Dieu est spécialement présent dans la confession.

La foi, une foi ardente, absolue, étendue à tout, surveillant la raison, la traitant en ennemie, anathématisant la curiosité comme une tentation du diable, disant : < Prenez garde au mot comment f ne demandez pas le comment dans les œuvres de Dieu voilà le catholicisme de Morus. Pensez ce que doit être pour lui un protestant. On tremble que la puissance de vie et de mort ne tombe aux mains d'un cbrétien si jaloux de sa foi ! Ajoutez à cette ardeur de croyance une conscience intacte, rien de mondain , rien d'intéressé, rien d'équivoque dans le cœur; la pureté qui fait accomplir froidement à l'ange des œuvres de colère et de destruction; un juge intérieur qui absout d'avance et qui rend toute responsabilité facile et sainte, même celle de tuer son semblable! On frémit à l'idée qu'une sorte d'ivresse de conscience et de vertu ne s'empare du chancelier de l'Angleterre, l'homme le plus puissant après ie roit

En théorie,' nul n'était allé plus loin que Morus. Selon lui, l'hérésie est le plus grand des crimes*. L'hérésie, au double point de vue des lois spirituelles et des lois temporelles, est justement assimilée au crime de haute trahison. Dans l'un comme dans

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