‹ Renaissance et Réforme: Érasmus, Thomas Morus-MélanchthonChapitre 27 sur 77 · A Dialogue conteminij heresyes, 271. II · texte numérisé non relu

A Dialogue conteminij heresyes, 271. II

i. Ibid., 279. D.

opinions nouvelles, entre la liberté de conscience et la révolte matérielle. Cette conrusion n'était que trop justifiée par les troubles et les malbeurs de t'AUema^e, par la jacquerie des paysans de la Souabe, par les excès des briseurs d'images, et par tant de séditions civiles, suites ordinaires des querelles religieuses. Morus ne séparait pas l'idée d'hérétique de l'idée de rebelle; tant d'exemples avaient appris que là où la liberté de conscience était tolérée, on l'avait vue dégénérer bientôt en révolte!

Soit que les hommes ne vaillent jamais la cause qu'ils défendent, soit que les plus nobles idées, condamnées à se faire aider par le; passions vio lentes, se discréditent par cette complicité, il est certain que tous les hommes raisonnables du XVI* siècle jugeaient les réformés comme Morus. Érasme exprime la pensée de tous quand il disait que, sous des noms religieux, c'était la querelle de ceux qui n'ont rien contre ceux qui possèdent. Gomme tout le monde, il approuvait Monis d'avoir lait emprisonner quelques dogmatistes séditieux. f Si on n'eût pas pris ces mesures depuis longtemps, disait-il, les faux évangélistes se seraient rués sur les coffres et les trésors des riches, et quiconque aurait possédé quelque chose eût été papiste'. > Les révolutions sont suspectes aux esprits les moins pré-

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