Life of Thom, Mort, by his grandson
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Peu de lemps après sa naissance, comme sa nourrice traversait à clieval une petite rivière, poitant l'enfant dans ses bras, l'animal fît tout h coup un éiart, entra dans une eau profonde, et mit en péril, demortlafemme et son nourrisson. Celle-ci, voulant sauver au moins l'enfant, le lança dans un champ voisin , par-dessus des haies qui bordaient la rivière , non sans l'avoir recommandé à Dieu. Le cheval sortit en nageant du trou, et mit la nourrice saine et sauve sur le bord. La pauvre femme courut bien vile à l'enfant, et, l'ayant relevé ', elle le irouva sans blessure, souriant doucement à sa nourrice.
U reçut la première éducation au collège Saint- Antoine, à Londres, où il se fit distinguer par sa facilité et son goût pour le travail. Le bruit en vint jusqu'aux oreilles du cardinal Morton, archevêque de Cantorbéry et chancelier d'Angleterre; il demanda l'enfant à son père, lui donna des maîtres et le prit en amitié. Il n'était pas rare, à cette époque, que les ecclésiastiques d'un rang élevé se chargeassent ainsi de l'éducation de quelque enfant pauvre et heureusement né; mais d'ordinaire c'était pour en faire un homme d'Église. Thomas Morus se développa rapidement dans la maison du cardinal. Au^ fêtes de Noël, le prélat donnait un grand repas, à la suite duquel on jouait de petites pièces en latin; les meilleures étaient toujours de la composition de