RENAUDIN, DUMOUCHEL , BÉNARD
DUMOUCHEL, entrant par le fond, à gauche. Quel est ce tapage ?
BÉNARD. Monsieur Dumouchel !
renaudin. Monsieur Dumouchel , vous arrivez bien. Plantez l'olivier entre deux rivaux qui adorent votre fille.
dumouchel. Comment, monsieur Bénard ! . . j'en étais sûr. . .
(Dumouchel examine attentivement Rcnaudin et paraît fort surpris de ce que lui dit ce personnage qu'il ne connaît pas.)
RENAUDIN. Oui , deux rivaux qu'elle aime ou plutôt qu'elle n'aime pas... ou plutôt dont elle se moque. . . car je l'ai vue aussi, moi, cette Zoé si séduisante!., quoiqu'elle ne vous ressemble pas.. . elle a accepté mon cœur par la rue Cléry... (mdiquant Bénard) le sien par la rue Beauregarcl . . Voyez notre position ! notre passion m i toyeunc l.. (A Dumouchel qui est stupéfait f et d'un ton posé.) Renaudin de Caen!
dumouchel, avec éclat. Vous, le fils Renaudin , mon gendre J je vous présente mon rc.speque.
RENAUDIN, guîment lui prenant la main.
Ca va bien ?
dumouchel. Mais vous êtes bien bon...
. Comment ? vous connaissez ma fille... et elle vous aime... mais c'est un coup du ciel!
renaudin. C'estmon avis.
bénard, à Dumouchel. Mais, monsieur...'
DUMOUCHEL, à Bénard. Désolé, mon ami, chose promise, chose... convenue. (A. Renaudin.) Mais où l'avez-vous donc vue?
RENAUDIN. Ici, ce soir même... Mais voilà mon ami qui a également d'excellentes raisons pour croire... de manière que... lui... et moi... nous sommes venus tous les deux... nous ne savons plus... nous voulons vous consulter...
dumouchel. Moi? mais je n'y comprends rien.
renaudin, avec aplomb. Alors, nous sommes trois !.. Allons , allons , nous sommes trois qui ne comprenons pas.
DUMOUCHEL. Mais puisqu'elle vous aime... tout est là...
RENAUDIN, passant à droite. C'est ce qu'il me semble, tout est là !
dumouchel. Zoé ! Zoé! viens, mon enfant!
(Il ouvre la porte du fond , à gauche ; Zoc paraît; il la prend par la main; la mère Petitpre la suit)
bénard, à part. C'est elle ! contenonsnous !