‹ René Roger: La Colombie économique. Avec un extrait du code minier colombienChapitre 113 sur 196 · Loraine Petre, op. cit · texte numérisé non relu

Loraine Petre, op. cit

2. En 1908, rezportation a été insigniûaDte: 3.834 kilos, 739 piastres.

8 à 12 kilogrammes d'une cire blanche ou jaunâtre, soit pour une valeur de 20 à 30 francs sur le marché d'ibagué, où on l'achète pour la fabrication des allumettes-bougies*.

Parmi les palmiers de la Cordillère orientale^ sur le versant des Uanos, un des plus remarquables est le corneto {deckeria) ; ses fruits, baies de la grosseur et de l'apparence des prunes, sont disposés en régimes qui pèsent de 50 à 80 kilogrammes. EnGn nombre d'autres palmiers livrent au commerce leurs fibres et leurs feuilles : la pandanée dite carludovica palmata, et désignée sous divers noms par les indigènes, donne des € pailles », c'est-à-dire les nervures de ses feuilles en éventail, qui servent à la fabrication des chapeaux dits de € Panama » ; les figues et autres plantes du genre fourcrot/Gf analogues au maguey du Mexique, sont autant d'ateliers vivants où les habitants prennent fils et cordelettes pour leurs cordes, sacs, toiles, sandales et hamacs*.

Le Bulletin de statistique porte un chiffre très bas pour l'exportation des « pajas » (pailles), mais cela n'a rien d'étonnant, car les chapeaux de Panama sont exportés tout fabriqués. Voici les chiffres pour 1908 :

Pfl^a KUoa Piastres

Pour l'Allemagne 7â3 220

Pour les autres pays • . . . 4.815 4.876

Page 1