‹ René Roger: La Colombie économique. Avec un extrait du code minier colombienChapitre 122 sur 196 · Mollien. Tome I, pages · texte numérisé non relu

Mollien. Tome I, pages

3. Diario oficial de la Republica de Colombia, 10 janvier 1909.

mêmes régions. Nous allons simplement passer en revue les départements qui les cultivent, puis, pour terminer ce chapitre, nous parlerons des prairies et de l'élève du bétail, qui sont déjà et doivent être encore bien davantage une source de richesses pour la Colombie.

Céréales. Dans le département de Boyacâ, on récolte une grande quantité de céréales et tous les fruits des différents climats. Dans le département de Gal- DAS, on produit tous les fruits propres aux climats froid et chaud de la zone intertropicale colombienne* Dans les hautes terres des Cordillères, on cultive le blé, Torge, le maïs et autres céréales. L'agriculture est très développée dans le Cundinamarga, spécialement dans les vallées du Rtonegro, du Funza et du Fusagasugdy où on cultive beaucoup de blé ; dans les départements de Huila, de Magdalena et de NARifïo, où les céréales sont florissantes. Dans ce dernier département, la culture du blé occupe le quart des terrains laissés à l'agriculture dans la zone froide» On produit aussi en abondance Torge, qu'on utilise comme aliment à la fois sain et nutritif. Avec les pommes de terre et autres produits du même genre, l'orge constitue la base de l'alimentation de la race indigène qui habite les plateaux de Tûquerres et Obando. Tous ces aliments, en grande abondance, ar* rivent jusqu'aux populations de la côte, évitant ainsi la concurrence des produits agricoles des États-Uni»

d'Amériquey qui jasqa'à présent n'ont pas été consommés dans les villes da littoral. Dans le Nobtb de Santandbr la production du blé en 1911 a donné 15.000 charges ; enfin, dans le Santandbr» on le récolte en abondancei ainsi que le mais, l'orge, etc.

Prairies. Élève du bétail. Parmi les richesses de la Colombie, l'élevage du bétail n'est pas une des moindres. Déjà les plaines du Nord en font un commerce considérable; selon M. Loraine PetreS elles exporteraient annuellement à Cuba 6.000 têtes de bétail. Il est certain que les pâturages sont illimités en Colombie et que le bétail est bon, mais ne le serait-il pas, qu'il mériterait quand môme de l'intérêt en raison du commerce des peaux.

Les principaux centres de l'industrie du bétail dans les zones froides des départements de Cundinamarga et BoYACÀ, se trouvent dans les riches et immenses savanes de Bogotdy Ubaté, Chiquinquird et Sogamoso.

La superficie de ces terres, grasses et abondantes prairies pour l'élevage et l'engraissement du bétail à cornes et à laine, et où se trouvent les fermes les plus renommées des hauts plateaux, est d'une contenance d'environ cent vingt lieues carrées.

Les systèmes employés pour le développement de l'industrie de l'élevage dans ces régions de la Colombie ont été ceux de la tradition coloniale, sans aucun pro-

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