Diario oficial, 8 février 1912. n
ses rives. On comprendra donc quelle importance le gouvernement colombien doit attacher à la conservation et à l'amélioration de la navigabilité de ses fleuves.
La loi 18 de 1912 (21 septembre) ' a attribué 1 60.000 or à Tachât de dragues et autres machines nécessaires au nettoyage et à la canalisation du Rio Cauca, depuis le point appelé Pciso de la Balsa jusqu'au port de La Virginia, et depuis les bouches de El Guamal, confluent du Gauca avec le Magdalena, dans le département de Bolivar, jusqu'au port de Valdivia, dans le département d'Antioquia. Avec l'excédent de la somme votée on devra commencer les divers travaux projetés. La somme indiquée ci-dessus devra être répartie par parts égales entre les deux entreprises.
Les travaux devront consister principalement dans la destruction des troncs, palissades et bancs de sable qui obstruent le lit du fleuve et peuvent empêcher la navigation l'été pour des vapeurs calant six pieds ; dans la suppression des boucles de la rivière qui allongent inutilement son trajet en rendant difficile la navigation, et dans la construction de digues ou murs pour empêcher dans certains endroits l'épandage des eaux. Enfin les impôts de tonnage présents ou futurs devront être exclusivement affectés à la canalisation du fleuve et à la conservation des travaux effectués.
D'après une étude très approfondie du directeur