En espagnol, quiebrahacha
chouc, le baume de tolu et autres qui seulemeat se produisent en certaines régions, comme le vernis de Pasto, dans les forêts du Caqueta» et Todoriférani € quereme > dans la vallée du Salada, près de Gali *.
Enfin la Colombie possède des pâturages immenses où se fait l'élève du bétail.
Ainsi que nous récrivions en commençant, on trouve en Colombie les productions de tous les climats. Comme le dit Reclus*, la flore colombienne rivalise avec celle du Brésil, par la variété des plantes, l'éclat du feuillage et des fleurs, et la comparaison des her* biers prouve que la Colombie ne le cède en rien aux plus riches districts forestiers du Mexique, ni pour l'exubérance de la végétation, ni pour la variété des types.
Nous allons prendre successivement les trois zones : zone chaude, zone tempérée et zone froide, et donner quelques détails sur les productions les plus intéressantes :
Zone chaude. La zone chaude est celle qui s'étend depuis le niveau de la mer jusqu'à une altitude de 1.000 mètres environ. La température moyenne varie de 23 à 30 degrés centigrades. C'est là naturellement que la flore est la plus riche et que la végétation esl éternelle. Le sol ne s'épuise pas ; il se renouvelle constamment. Arrosé sans être inondé, il est exposé suc-
1« Diaz Lemos, op, cit, 2. Reclus, op. cit.
cessivement à la pluie et au soleil, premières conditions d'une fécondité exceptionnelle. Il n'est donc pas étonnant que la Basse-Colombie renferme tout ce que la flore peut comprendre de produits de valeur. Nous allons, aussi rapidement que possible, étudier les principaux :
Cacao. La culture du cacao a toujours très bien réussi en Colombie. Reclus rapporte^ que des cacaoyers plantés au commencement du xix* siècle, par un riche Espagnol dans la région du Patia, couvrent 40 hectares environ et que quelques arbres de cette forât atteignent quarante mètres de hauteur, sans que les fruits aient dégénéré. Le cacao constitue une nourriture de premier ordre et est très apprécié de la classe pauvre, à tel point, nous dit M. Loraine Petre*, que les domestiques à Bogotd le demandent toujours et ne sont pas satisfaits si à la place on leur donne du café. On le rencontre surtout dans les régions basses, plus près du niveau de la mer que celles où on cultive le café.
Dans le département d'ÀNTioQuiA la production du cacao a été en 1911 de 326.200 kilos'. Dans ce département la production agricole est moins importante que la production minière en raison de l'aridité du terrain montagneux. Le cacao se rencontre aussi dans le département de I'Atlântigo et dans celui de BoLfVAR. Dans