‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 2)Chapitre 13 sur 149 · kilomètres carrés et est peuplée d’environ · texte numérisé non relu

kilomètres carrés et est peuplée d’environ

600.000 habitants : l’évaluation à laquelle il a été procédé en 1917 par les soins de l’Office politico-militaire de Tripoli (1) était arrivée, pour la population indigène, au chiffre de 569.093, différant peu de celui des évaluations ottomanes les plus récentes. Mais il est à remarquer que cette population est très inégalement répartie.

On ne compte en effet que de 55.000 à 60.000 habitants dans l’immense région occupée par les circonscriptions administratives du Fezzan, de Ouadi-ech-Chati, de Ghadamès et de Socna et représentant les trois quarts de la superficie totale. Plus des quatre cinquièmes de la population, soit près de 500.000 habitants, se trouvent groupés dans la région septentrionale située entre la côte occidentale et la région montagneuse du Djebel, en y comprenant celle-ci et la côte orientale, c’est-à-dire sur une étendue inférieure à la superficie de la Tunisie septentrionale et centrale; d’autre part la moitié environ de ces quatre cinquièmes (230.000 habitants) vit dans la zone du littoral de Zuara à Sirte, où l’on trouve par endroits une densité comparable à celle des régions du littoral de l’Afrique du Nord française; c’est ainsi que la population de la ville de Tripoli (environ 60.000 habitants y compris les Européens) et de l’oasis (y compris celle de Tadjoura) représente une agglomération de plus de

100.000 habitants. La densité de la population étant fonction de la productivité des différentes régions, les considérations qui précèdent présentent un grand intérêt pour l’appréciation de la valeur économique de la Tripolitaine et de l’importance relative des régions qui la composent. Il est à remarquer, en effet, que la différence de densité entre le nord et le sud du pays est encore plus marquée en Tripolitaine que dans les pays composant l’Afrique du Nord française.

Les Arabes (environ 203.000) constituent environ un tiers de la population totale. Les Berbères (environ 136.000) n’en représentent qu’un peu plus du quart; mais comme ils entrent en majorité dans la composition de l’importante masse arabo-berbère (environ 178.000) et dans celle des Coulouglis (environ 36.000) et pour partie dans celle des Israélites (16.000), on peut considérer que l’elément berbère détient la majorité absolue dans la composition ethnique des populations de la Tripolitaine.

Le tableau ci-contre indique le chiffre de la population indigène des circonscriptions administratives traditionnelles (maintenues par les autorités italiennes),, avec la répartition de cette population par groupes ethniques.

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