‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 2)Chapitre 22 sur 149 · lire · texte numérisé non relu

lire

On réalise graduellement le projet tendant à doter la ville d’un système complet d’égoûts avec deux grands collecteurs; la dépense prévue est de 3 millions de lire,

On a procédé à la réfection des rues de l’ancienne ville, dont le caractère pittoresque n’a été Sauvegardé qu’en partie, et à la construction des grandes artères de la ville nouvelle, lesquelles rayonnent autour de la « Piazza del Pane », de même que les principales rues de Casablanca rayonnent autour de la Place de France : tant par l’emplacement de la nouvelle par rapport à l’ancienne ville, que par les travaux du port, il y a une certaine analogie entre Tripoli et notre grande ville marocaine. Ces rues, dont la construction a coûté plus d’un million de lire, sont prolongées par d«s routes reliant Tripoli à ses différents faubourgs et aux routes de caravanes de l’intérieur. D’autres travaux d’édilité très importants sont prévus par le nouveau « plan régulateur » de Tripoli, comportant la construction, au sud et à l’est de l’agglomération actuelle, d’une grande ville moderne. Ce plan, qui entraînera une dépense, à la charge de l’Etat, de 18 millions de lire, a déjà reçu un commencement d’exécution.

A Homs ont été effectués des travaux de distribution d’eau potable, pour 150.000 lire, et l’on projette aussi l’exécution d'un plan régulateur devant coûter 650.000 lire.

Un grand nombre d’édifices publics ont été construits, surtout à Tripoli : palais et bureaux des administrations (en 1914, il avait été dépensé

300.000 lire et l’on a prévu 450.000 lire pour le nouvel hôtel des postes et télégraphes), casernes, prisons, hôpitaux et dispensaires, écoles, station sanitaire maritime (coût, 350.000 lire), habitations ouvrières (outre une dépense antérieure de 220.000 lire, il va être procédé à la construction de quatre lots dont le coût atteindra

1.500.000 lires), abattoirs, marchés, cimetières (pour le nouveau cimetière européen, on prévoyait une dépense de 500.000 lire), travaux archéologiques (notamment, à Tripoli, les travaux de dégagement de l’arc de Marc-Aurèle), etc.

On a élaboré un projet de travaux de défense de Tripoli contre les incendies, comportant une dépense de 215.000 lire. Au sud de la ville, il a été procédé à l’endiguement de l’ouadi Megenin, torrent dont les crues avaient causé de graves inondations.

Les matériaux de construction nécessaires à ces différents travaux sont fournis par les carrières de Gargarech, El Ghiran, Fornaci, Azizia, où l’on trouve d’excellentes pierres calcaires, dures comme le marbre.

BULLETIN DU COMITÉ DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

Page 1