‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 2)Chapitre 42 sur 149 · V . — Tendances sociales et agitation socialiste · texte numérisé non relu

V . — Tendances sociales et agitation socialiste

Rôle de l’élément italien.

Au Congrès colonial de Rome de janvier 1919 M. Ciamarra avait fait adopter un ordre du jour demandant : « l’extension du principe de l'auto-décision aux indigènes en vue de préparer leur autonomie administrative et politique ; une action politique concordante garantissant l’identité de traitement à toutes les populations de l’Afrique septentrionale; et l’institution dans les régions de l’Afrique centrale d’un régime de contrôle international, qui, tout en respectant les souverainetés nationales, s'inspirerait d'un large libéralisme économique et d’une rigoureuse protection des indigènes, dont il assurerait l’élévation progressive à la civilisation et à l’indépendance ». Aussi n’y a-t-il rien d’étonnant à ce que, à ce même congrès, il ait protesté avec véhémence contre l’emploi des troupes de couleur sur les champs de bataille de l’Europe. Actuellement il blâme catégoriquement — d'accord en cela avec presque tous les coloniaux italiens — la confiscation des colonies allemandes.

Particulièrement caractéristique est le passage suivant d'un des rapports de M. Ciamarra (2), où l’éminent juriste n’hésite pas à se faire le

(1) llluslrazione Coloniale, août 1919.

(2) Cité par M. Alberto Allegrini dans une très intéressante étude intitulée L'evoluzione storica délia politica economica coloniale. (Extrait de la Rivisia Coloniale , 1920).

porte-parole de l’Internationale, qui, jusqu’à présent, était purement et simplement anti-coloniale et à lui tracer une ligne de conduite active précisément en matière coloniale : « Le moment est venu où, à la politique coloniale càpitaliste — politique de domination et de spoliation, capable de détruire et de désorganiser les sociétés primitives, mais incapable d’améliorer leur sort, — le parti socialiste ne pourra plus opposer seulement de stériles protestations, mais devra préparer, aussi sur ce terrain, un programme propre de politique indigène socialiste, politique d’émancipation et de défense des indigènes. En d autres termes, le parti socialiste ne peut plus se tenir à l’écart du problème colonial ni le confondre dans le cadre général des problèmes politiques de caractère national; mais il doit tendre, dans le système international dont la réalisation est si désirable, à substituer aux rapports actuels de subordination entre colonies et. métropoles des rapports simples et réguliers d'échanges entre peuples égaux en droit ».

Ainsi se trouve exactement définie la politique démocratique de l’Italie en Libye par celui là même qui est chargé de l'appliquer. On peut ne pas approuver les idées de M. Ciamarra, mais on ne saurait lui dénier un grand courage : celui d’essayer de mettre en pratique ses théories dans le pays même qu’il est appelé à administrer.

Une des premières manifestations de cette politique à tendances socialistes, ou, plus exactement, sociales, a été — on l’a vu — une démilitarisation qui a eu de sérieuses conséquences. Mais une des mesures les plus significatives parmi celles qu’a prises le nouveau gouvernement est le décret du 31 août 1920 aux termes duquel les fonds inscrits au budget pour les officiers de liaison do^t les postes sont supprimés seront transférés à un article spécial du budget de la colonie sous le titre ; « crédits pour construction d'habitations et pour subventions à la construction de maisons ouvrières ».

Bien entendu, on ne saurait songer à reprocher au gouvernement d’avoir pris une mesure aussi légitime; c’est l’affectation primitive dont ces fonds sont distraits qui caractérise toute une politique.

La construction à Tripoli d’habitations à bon marché pour les familles d'ouvriers et de petits fonctionnaires répondait à un besoin urgent et devait en outre avoir l’heureux résultat de combattre le chômage pendant un certain temps. Caractéristique aussi est la disposition prise d’inviter les coopératives de travailleurs à prendre part aux adjudications de travaux publics; toutefois les cahiers des charges imposent l’obligation d’employer, pour un cinquième au moins, de la main-d’œuvre italienne.

La sollicitude du gouvernement pour la classe ouvrière a-t-elle contribué à favoriser certaines revendications sociales de nature à accroître les difficultés provenant d’une situation locale déjà tendue? Toujours est-il qu’une agitation en faveur d’une prétendue organisation ouvrière, et en réalité

de tendances bolchevistes, essayait de créer une confusion entre la politique indigène et les revendications ouvrières. Le gouvernement, comprenant l’imminence du danger, a fait procéder à l'arrestation et à l'expulsion de Tripoli du principal meneur, Leone Franciosi, secrétaire de la Confédération des travailleurs de la colonie. Une délégation du parti socialiste qui, à l’instigation de la « Ligue des peuples orientaux opprimés », devait se rendre en Tripolitaine pour y faire une enquête (?) s’est vu refuser les passeports par le gouverneur Mercatelli,quia en outre suspendu la publication d’un journal arabe local, le Raghib(l), Aussi sa politique est-elle dénoncée avec indignation et en termes d’une violence inouïe par 1 ’Avanti, comme réactionnaire et militariste!! Et en même temps, dépassant toutes les bornes de l’incobérence, les socialistes se font, en Italie, les porte-parole des revendications d'ordre nationaliste et féodal des chefs arabes de Tripolitaine (telles que la nomination de i’émir), qui précisément lont obstacle au fonctionnement du régime ultra-démocratique basé sur le Statut!

Ce ne sont pas, il est vrai, les élections au Parlement tripolitain qui calmeront l’agitation; il esta craindre, au contraire, qu’elles ne l’accentuent en la transportant sur le terrain de la lutte des partis étendue à la population indigène. En Cyrénaïque, où les élections ont déjà eu lieu, des Arabes ont été élus avec des étiquettes de partis européens : parti démocrate libéral, parti socialiste, etc. La conséquence ne sera-t-elle pas de compliquer une question indigène déjà suffisamment redoutable en soi par des revendications sociales inconnues auparavant et dont le caractère artificiel saute aux yeux, puisque, dans ces régions à population si clairsemée, il n’y a pas, comme en Italie, le contact entre de nombreuses masses prolétaires et de puissantes concentrations de capitaux industriels? Aussi bien, les indigènes de la Libye possèdent-ils déjà la maturité nécessaire pour pouvoir bénéficier des conquêtes que le prolétariat a réalisées ou réalisera en Italie?

Des observations qui précèdent, il sera permis de déduire que l’Italie, renonçant à établir sa domination effective sur la Tripolitaine, réussira peut-être à s’attacher ses nouveaux citoyens par certains liens de reconnaissance et d’intérêt en favorisant chez eux le développement d’aspirations, d’ordre politique et social qu’elle a ellemême fait naître. Peut-être une loyale entente sociale entre Italiens et Arabes abo'utira t-elle à 1 apaisement tant désiré. Un symptôme particulièrement intéressant consiste dans l'élection de deux Italiens par des Arabes au Parlement de la Cyrénaïque. Ce fait qui, s’il n’était pas isolé, pourrait être considéré comme le témoignage le plus probant du succès d’une politique d’association, se reproduira-t-il en Tripolitaine, où la dé-

(1) A Tripoli, ou règne la liberté de la presse, il y a trois journaux italiens : La Nuova lta.Ua (quotidien, avec partie arabe). Il Hinitovamento, l'Unione; quatre journaux arabes : El-Oua/ci, hl-Hag/iib , EL-IÀoua-el-Tcirc.belsi, El-Adtl\ un journal israélite : Lo Slendardo di Sion.

fiance ne paraît pas en voie de céder la place à la confiance?

Du moins, les Italiens en Tripolitaine pourraient-ils, malgré leur nombre restreint, constituer pour leur gouvernement un précieux élément d’influence, si le nouveau Statut ne les réduisait pas à un rôle secondaire et effacé. Il n’en est que plus intéressant d’observer parmi eux un vif désir d’être appelés à collaborer d’une manière* effective à l’administration de la colonie. De ce légitime désir leur vaillant organe La Nuova Italia s’est fait l’interprète en ces termes : «Tous ou presque tous les innombrables fonctionnaires qui se sont succédé dans les bureaux de la Tripolitaine, ont montré un certain mépris pour les citoyens .. On n’a pas compris qu’en servant ses propres intérêts, chacun d’euxcoopère ainsi à l’intérêt général, et l’on a commis une grave injustice, surtout à l’égard des Italiens domiciliés dans ce pays très longtemps avant l’occupation, dont on a plus particulièrement dédaigné la collaboration et les conseils. Et pourtant, leur connaissance de la langue arabe, leur longue expérience, les contacts continuels qu'ils ont eus pendant des années avec les indigènes les mettaient et les mettent en mesure de rendre au pays des services considérables. Les nombreuses preuves de patriotisme et d’abnégation données par beaucoup des Italiens de Tripolitaine avant notre occupation les rendaient plus dignes que fous autres d’être appelés par la confiance du gouvernement à exprimer, pour le moins, leur avis, dans les circonstances les plus critiques de notre politique coloniale. Avant peu les citoyens devraient participer d’une manière réelle et efficace à la direction des affaires publiques ».

Une première satisfaction pourrait être donnée à ce désir par la transformation, réclamée avec insistance, de la Commission extraordinaire municipale de Tripoli, organe administratif, bureaucratique et fermé, en un Conseil municipal régulièrement élu par les citoyens, à l’exemple de ce qui s’est fait récemment à Bengasi, où le Conseil municipal compte trois Italiens. Si l’on considère, d’une part, l'importance relative de la ville de Tripoli par rapport à l’ensemble de la colonie, tant par le nombre de ses habitants que parles gros intérêts industriels et commerciaux dont elle est le siège, d'autre part, le fait que les Italiens constituent, dans cette ville seulement, une importante minorité, on voit que l'élément métropolitain pourrait, par ses représentants élus au Conseil municipal de Tripoli, atténuer quelque peul’énorme infériorité où le placeront les résultats des élections politiques.

Quoiqu’il en soit, la Tripolitaine semble destinée à devenir non pas un protectorat, puisque le contrôle n’existe plus, mais une sorte d'Etat musulman où l’Italie n’aura pas, comme en Cyrénaïque, la haute main sur une partie du terri-

BULLETIN DD COMITÉ DE L’ AFRIQUE FRANÇAISE

toire, sur lequel elle exercera cependant une certaine influence morale et économique, mais avec lequel ses liens politiques seront trop relâchés pour qu’elle puisse guider efficacement son évolution dans la voie du progrès. Trouvera-t-elle sur le terrain économique le moyen d’améliorer une situation rendue précaire par ses renoncements politiques et militaires? Réussira-t-elle plutôt à compenser ces abandons par un accroissement de son influence politique et économique dans l'ensemble du monde islamique? Il reste à examiner ces deux questions.

Camille Fioel.

[A suivre.)

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BIBLIOGRAPHIE

Le Maroc, publié sous la direction de Marcel Monmarché dans la collection des « Guides bleus » et rédigé par M. Prosper Ricard, inspecteur des Arts indigènes au Maroc; 1 vol. in-18 de 396 pages ; 2e édition, 20 francs. — Hachette, 79, boulevard Saint-Germain.

Ce guide précieux est arrivé à sa seconde édition qui aura le succès de la première. Il est admirable de voir que Ouezzane y figure déjà avec la piste muletière qui y conduit et « qui ne peut être parcourue qu’avec une autorisation spéciale du commandement militaire. » La prochaine édition nous indiquera sans doute des hôtels chez les Béni Ouaraïn ou les centres de villégiature de l’Oued Draâ...

Historique du 1er régiment de chasseurs malgaches. Un 1 vol. in-16 de 124 pages, avec cartes et photographie. — Challamel, 17, rue Jacob.

Les régiments coloniaux commencent à publier leurs historiques définitifs. Voici celui des chasseurs malgaches dont V Afrique française a déjà publié les hauts faits en rendant compte des opérations de la Division Marocaine ( Afrique française, 1919, Rens. Col., p. 99).

Un tableau d’honneur y est joint, liste des morts et des citations, et il est toujours émouvant pour nous de parcourir ces longues énumérations de noms indigènes, tous ces Razafy, Imaniso ou Ravelosona, qui sont tombés au Châtelet, à Terny-Sorny ou à Allemant. « Chasseur brave et discipliné », ce motif revient à chaque page, et encore « Grande bravoure au feu » et « dévouement à toute épreuve ». N’en citons qu’un, le caporal Javeloma, « gradé indigène, modèle de courage et d’énergie, exemple constant pour ses hommes, auxiliaire précieux pour ses chefs, toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses qu’il remplit avec intelligence et rapidité ».

Le lieutenant-colonel Le Duc qui commande actuellement le régiment malgache sur le Rhin, a dédié cet historique au gouverneur général Garbit, qui a été l’un des auteurs du recrutement malgache. Espérons que ce volume, traduit en malgache, sera répandu dans la Grande Ile.

Les Mossi. — Essai sur les us et coutumes du peuple Mossi au Soudan oriental, par le P. Eugène Mangin, du P. P. B. B., missionnaire d'Afrique à Koupela (Mossi). — Vienne, 1916.

Un séjour de dix ans au pays « Mossi » a permis à l’espri averti qu’est le P. Eugène Mangin de publier la plus complète étude qui ait paru sur cette région du Continent Noir. C’est un précieux document de l’éthnographie africaine qui nous est donnée et à ce titre, le volume Les Mossi a sa place marquée dans toutes les bibliothèques africaines. L’ouvrage en question vient à son heure, car le pays Mossi érigé en une colonie, la Haute-Volta dont la capitale est Ouagadougou, vient d’entrer dans une nouvelle période de son existence; il est donc doublement intéressant de posséder cette précieuse monographie, car elle permettra, dans quelques années, d mieux mesurer le chemin parcouru.

Le P. Eugène Mangin fait dans les premières pages de son

ouvrage connaître les ressources du Pays Mossi et nous y relevons que cette région est incontestablement une région d’élevage; nous y voyons également que nous avons à faire à une population intelligente, active et déjà évoluée. L’esclavage notamment y était fort doux.

L’ouvrage dont, il s'agit examine de près, et c’est au point de vue administratif un des points les plus intéressants donnés par le P. Mangin, l'organisation administrative du « Pays Mossi ». Ici on se trouve en présence d'une organisation indigène très forte avec un pouvoir central, des ministres, un chef suprême, le Moro- Naba. Il s’agit d’un régime rappelant fort le moyen âge; les chefs de village sont nommés à l’élection, il en est de même des ministres ; le Moro-Naba est élu par un collège restreint de 25 électeurs.

Le pouvoir était, avant notre venue, à peu près absolu tant pour le Moro-Naba que pour les chefs locaux; la justice était rendue sans contrôle, les impôts durement perçus. Signalons qu’en cas de meurtre le meurtrier était mis à mort ou, à défaut, c’était un membre de sa famille qui était tué à sa place.

Dans la deuxième partie de son livre le P. Mangin entre dans le détail de la vie sociale du peuple mossi. Il est aisé de retrouver dans les détails donnés les grandes lignes de la vie des populations soudanaises et l’influence de l’Islam plus ou moins bien adaptée au milieu. Notons que l’auteur insiste sur la très forte coustitution de la famille. Le P. Mangin nous fait passer en revue toute l’existence mossie, mariage, éducation, jeux, mœurs.

La troisième partie de l’ouvrage du P. Mangin est consacrée à « la vie active et industrielle ». Le Mossi est, d’après les renseignements qui nous sont présentés, essentiellement agriculteur et les saisons de l’année règlent les occupations de ces populations. La chasse et la pêche sont les distractions favorites des indigènes, ces « sports » se pratiquent en février, mars et avril. Après avoir rappelé que les marchés sont les grands centres de réunion pour les indigènes, qui y font assaut d'élégance, le P. Mangin nous fait connaître quelles denrées se vendent dans ces marchés et quelles sont les industries locales. La principale industrie est celle du tissage du coton. Les étoffes mossies sont très répandues dans la région soudanaise, c’est sur place qu’elles sont teintes. Le travail de la vannerie est également des plus suivis. Le cuir est fort bien travaillé par les cordonniers du pays. Ce sont des « spécialistes » qui se livrent aux industries de la poterie, du bois et du cuivre. Le Mossi est très commerçant et maintenant que règne dans ces contrées la paix française le commis-voyageur mossi ne craint pas d'aller très loin placer sa marchandise.

Au point de vue de l’hygiène toute l'éducation des Mossi est à faire, les sorciers sont les seuls médecins et la mortalité enfantine est très forte. Le P. Mangin donne des détails très circonstanciés sur les cérémonies funéraires qui sont l’objet de véritables fêtes.

Les Mossi ont une vie religieuse et l'on comprend que cette étude ait plus spécialement intéressée l’auteur. La croyance en un « Dieu » est certaine, mais quelle est la nature mêmerde ce Dieu? Ici nous sommes dans le vague Les Mossi craignent les esprits ou diablotins, sorte de djim. Ils ont des fétiches par village, souvent c’est un animal, ils croient aux revenants.

Le Père Mangin donne, enfin, des renseignements sur les cérémonies cultuelles et les sacrifices rituels amsi que sur les grandes fêtes. L'art de la magie estjtrès développé et les sorciers jouent un rôle important en pays Mossi.

La conclusion du Père Mangin est qu’il y a beaucoup à faire avec les Mossi, on peut en attendre beaucoup. Naturellement, et c’est logique, c’est dans l’extension du christianisme dans ces régions que le P. Mangin espère voir un peu plus de bien-être moral et physique pénétrer chez les Mossi.

Histoire ancienne de l’Alrique du Nord. T. IV.

La civilisation carthaginoise, par Stéphane Gsell, professeur au Collège de France. Hachette, Paris, 1920. — 25 francs.

M. Stéphane Gsell vient de faire paraître le quatrième volume de l’œuvre remarquable qu’il poursuit sur l'Histoire ancienne de l'Afrique du Nord, c’est un complément en tous points digne des trois premiers volumes que nous a donnés déjà l’auteur : la Civilisation phénicienne et l'Empire de Carthage, Y Etal carthaginois et Histoire militaire des Carthaginois.

La création, l’organisation, l’histoire en .un mot de l'Empire de Carthage est spécialement intéressante pour la France, puissance nord-africaine et c’est certainement celte idée qui a guidé M Stéphane Gsell à nous retracer de mains de maître la fondation de cette grande et puissante colonie phénicienne, son organisation

administrative et militaire et les diverses péripéties de son histoire. Il manquait à ces renseignements documentaires des précisions sur le commerce, les moeurs, l’industrie et le culte des populations carthaginoises. Ces détails, établis à l’aide des meilleures sources de documents et suivant les renseignements obtenus par les fouilles les plus récentes., nous sont fournis dans le volume n° 4 de l 'Histoire ancienne de l'Afrique du Nord. Un fait semble se détacher de l’ensemble des renseignements donnés, c’est le caractère commercial de la civilisation carthaginoise ; c’est, également, le'fait que Carthage était devenu une véritable emporium où les marchandises phéniciennes, égyptiennes, grecques, latines se concentraient pour être sitôt après dispersées aux quatre coins du monde antique. L'art et les mœurs carthaginoises manquaient quelque peu d’originalité, c’était là le point faible de cette civilisation par ailleurs si belle et si développée.

L 'Histoire ancienne de l'Afrique du Nord, de M. Stéphane Gsell, a sa place marquée dans la bibliothèque de tous ceux qui veulent « posséder leur Afrique du Nord ». Nous la voyons insérer entre l’ouvrage d’Ibn Kaldoun et de Strabon. La conclusion de l’auteur doit surtout attirer notre attention, elle permet d’expliquer le grand succès des invasions arabes et le pourquoi de l’extrême facilité avec laquelle s’islamisa l’Afrique Mineure. En effet, rappelant combien Carthage avait répandu l’usage de la langue phénicienne, c’est-à-dire du rameau sémitique, et combien celte langue punique était restée dans cette région d’Afrique, saint Augjstin la parlait encore, M. Gsell écrit : « L’arabe apparenté à cette langue (sémitique) pouvait facilemeut la supplanter comme l’araméen, autre idiome sémitique, avait supplanté bien des siècles a iparavant le phénicien en Phénicie. Il est donc permis de supposer que beaucoup de Berbères adoptèrent la langue de l’Islam parce qu’ils l’apprirent sans peine, sachaBt le punique. De très loin Carthage les avait préparés à recevoir le Coran, livre saint et code. »

JLa Kahena, par Jean Hilaire, drame historique eu 5 actes en vers, préface de Georges Dubosc. Un vol, in- 8° de 104 pages. — Henri Defontaine, éditeur à Rouen.

En des vers d’une belle tenue, l’auteur retrace le drame légendaire de la Kahena, cette reine berbère qui lutta si longtemps contre l’invasion arabe et qui périt dans la lutte de l’indépendance berbère. Le lieutenant Jean Hilaire avait écrit ce drame vibrant autrefois au cours de colonnes dans l’Aurès; c’est le général Jean Hilaire qui le publie aujourd’hui, « œuvre hardie, colorée, écrit M. Georges Dubosc, parée de force et de jeunesse, œuvre de vrai poète et de vrai soldat ».

Kolonialbalmen und Kleinbahnen, 2 brochures; Berlin et Leipzig, 1920, par le prof. F. Baltzer, conseiller au ministère des Colonies. — Die Knlonialbahncn ; Préface de l’ancien ministre des Colonies, doct. Soif, 1 vol. 462 p., 149 gravures et 1 carte.

« Ce n’est pas une raison, dit l’auteur, parce que les Allemands ont actuellement perdu leurs colonies, pour qu’ils se désintéressent de l’importante question des chemins de fer coloniaux. » Il ne désespère pas, d’ailleurs, de voir l AUemagne recouvrer ses anciennes possessions d’outre-mer ; car il prend soin de mentionner l’article de la nouvelle Constitution, d’après lequel c’est le Parlement seul qui a le pouvoir de légiférer en matière coloniale.

L’Allemagne possédait en 1914, dans ses territoires africains, environ 4.400 kilomètres de chemins de fer exploités, soit : 330 kilomètrcê au Togo, 310 kilomètres au Cameroun, 2.100 kilomètres dans le Sud Ouest, et 1.600 dans l’Afrique orientale. Pendant la guerre, dans le Sud-Ouest, les Anglais ont reconstruit à l’écartement de la voie du Cap |lm,067) la voie ferrée de Swakopmund à Usakos et Karibib, qui n’avait que 01", 60 de large. La section de Onguati à O'avi et aux mines de Tsumeb n’a pas été refaite ; celle de Karibib à Windhuk avait été transformée de la même manière par les Allemands en 1911. D’autre part, les Anglais ont construit deux lignes : 1* de la baie de Waltish à Swakopmund;

2“ de Upington, sur le fleuve Orange, à Kalkfontein (terminus d’un embranchement qui se relie, à Seeheim, à la ligne de Luderitzbucht à Keetmanshoop). Le réseau de l’Afrique méridionale se trouve ainsi raccordé à celui du Sud-Ouest. Capeto\vn a été mis en communication avec Wïndhük.

La ligne ferrée de l’océan Indien au lac Tanganyka (Daressalam à lvigoma), ouverte à l’exploitation, dans sa totalité, au mois de mars 1914, est, par sa longueur (1.230 ktl.) au second rang parmi les grandes voies ferrées africaines. Le premier rang appartient à la ligne de Capeto • n à Boukama. au Kataoga (4.210 ktl.), section J

méridionale du Cap-Caire. Au troisième rang se place la ligne de la Nigeria Lagos Kano (1.146 kil.}. Viennent ensuite la ligne de l'Ouganda (940 kil.), et la ligne du Soudan Ouadi-Iialfa-Khartoum -(917 kil.), pour citer les plus importantes.

Pour chacune des voies ferrées africaines, l’auteur étudie successivement le mode de l’entreprise, la préparation et l’exécution des travaux, le gabarit de la voie, les ouvrages d’art, le profil, l’exploitation et le trafic. Ces renseignements complètent ceux qu’avait fournis M. Salesses, dans ses études comparatives des voies de communications africaines (Un périple africain. Afrique française, 1903, p. 346).

Angola, par Hugo Marquardsen, avec 13 photogravures, 3 croquis et 1 carte. Berlin, Dietrich Reimcr, 1920.

L’intérêt tout particulier pour l’Angola que témoignent les Allemand» se conçoit facilement si l’on se rappelle que la majeure partie de cette colonie portugaise avait été attribuée à l’Allemagne parles Conventions secrètes anglo-allemandes de 1898 et de 1913, et que l’Angola était compris dans la Mitlel Afrika, dans le vaste Empire central africain que les coloniaux d'oulre-Rhin espéraient constituer. M. Hugo Marquardsen, géographe du ministère des Colonies, a dépouillé toute la littérature géographique, publiée sur le pays; il a utilisé, notamment, les notes de voyage inédites, prises en 1899-1900, par le Dr Gleim, alors consul d’Allemagne à Loanda. Le carte d’ensemble au 1 2000.000”, jointe à l’ouvrage, a été extraite, avec l’autorisation du ministère des Colonies, de l’Atlas officiel de l’Afrique centrale, édité pendant la guerre.

L’Angola est aussi étendu que la France et l’Espagne réunies, quatorze fois égal en superficie à la métropole. Au delà d’une bande littorale, lè sol s’élève, par gradins, jusqu’à une haute chêne de montagnes, culminant à plus de 2.000 métrés, et formant le rebord de grands plateaux granitiques, élevés de 1.200 mètres en moyenne. Les pluies sont faibles sur le littoral (moins de 300 m m) mais elles augmentent à l’intérieur, où la majeure partie du territoire reçoit, par an, entre.l .000 et 1.500 mjm. Ce dernier chiffré est dépassé en deux régions, l’une au Nord-Est de Loanda, l’autre à l’Est de Benguela. Par sa latitude, l’Angola est un pays tropical, mais, exception faite du district du Congo, la température dans la région côtière est rafraîchie par les brises marines et par le courant Irais, dit courant de Benguela, venu du Sud. Ces influences modératrices ne se rencontrent dans aucun autre pkys tropical. Loanda a un climat si tempéré que les Portugais peuvent y passer, en bonne santé, l’année entière. A Mossamédès, des familles européennes ont, depuis longtemps, et définitivement, élu domicile. La ville est même devenue une station sanitaire. Les conditions climatériques sont aussi favorables à Port-Alexandre et à la baie du Tigre. L’action bienfaisante, qui est, dans la zone littorale, l’effet des courants atmosphériques et marins, résulte dans l’intérieur, de l’attitude. Ici. encore, 1 Angola est privilégiée. C’est la seule colonie tropicale africaine où l'on trouve, à une distance de la mer facilement franchissable, des régions propres à la colonisation européenne. A ICO kilomètres de Mossamédès, les hauts plalaaux de Humpata et de Huilla, qui atteignent jusqu’à 1 900 mètres, offrent aux Blancs la possibilité d'un établissement permanent. Les maladies tropicales y sont inconnues. Nulle part, en Allemagne, dit M. II. Marquardsen, on ne pourrait rencontrer de meilleures conditions sanitaires. Le plateau de Benguela, à 200 kilomètres de la côte, présente les mêmes avantages. Ces deux hautes régions forment un ensemble de 75.000 kilomètres carrés environ, où les Européens peuvent parfaitement s’acclimater. En comptant 3 habitants au kilomètre carré, ces contrées pourraient recevoir 225.000 colons. Ajoutons que ces régions élevées sont entourées d’un cercle de plateaux, hauts de 1.200 mètres environ, où les Européens peuvent, sinon se fixer à jamais, du moins faire de longs séjours.

On évalue à 4 millions, à peu près, le nombre des habitants de l'Angola. La densité moyenne, au kilomètre carré, est seulement de 3. La densité s’élève à 4,5, dans le district de Benguela, mais descend à 1 dans ceux de Moxico et de Cubango. La maladie du sommeil a fait, au Nord, de grands ravages. On compte 30.000 mulâtres. Les Portugais sont au nombre de 9.00Û, dont 2.000 fonctionnaires, officiers et déportés. Après les Portugais, l’élément européen est représenté par les Boers, qui sont environ un millier, venu du Transvaal, en 1874-1873. En 1880, une soixantaine de familles boers répondirent à l’invitation du gouvernement portugais. Etablis sur les plateaux du Benguela et de Mossamédès, ces Boers sont agriculteurs, éleveurs et voituriers. I) y a, dans l’Angola, quelques centaines d’Anglais.

Toutes les productions végétales de la zone tropicale abondent

BULLETIN DU COMITÉ DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

dans l’Angola. Il y existe des gisements d’or, de cuivre, d’argent, de fer, de sel, de pétrole (Libongo) et de diamants; mais toutes ces richesses sont à peu près inexploitées La main d’œuvre fait constamment défaut, malgré le régime du travail forcé. La loi militaire de 1881 ordonnait la levée de tous les hommes âgés de 18 à do ans ; un petit nombre des recrues est astreint au service militaire, le reste est employé comme travailleurs et porteurs. M. Marquardsen prétend que les Portugais n’ont pas su gagner la confiance des indigènes; il en donne comme exemple ce fait que* chaque année, plusieurs milliers de travailleurs Ovambos émigraient dans le Sud-Ouest allemand plutôt que de servir leurs maîtres.

La politique commerciale portugaise est essentiellement protectionniste. Les marchandises portugaises bénéficient d’une réduction de taxes douanières, de 90 0 0, les marchandises étrangères transportées sur des navires portugais d’une diminution de 20 0 0. Les droits d'importation qui sont seulement de 3 0/U de la valeur des marchandises pour la destination du Portugal, s'élèvent à 15 0 0, quand celles-ci sont dirigées vers des ports étrangers. La concurrence étrangère est donc impossible. Exception faite du district du Congo, les importations ont varié, de 1899 à 1914, entre 12.300.U0Q et 35.636.000 marks fl), les exportations entre 11.108.008 et 33.286.OUO. En 1916, les chiffres correspondants ont été 35.198.000 (importations) et 26.853.U0U (exportations). Le district portugais du Congo est compris dans la zone du commerce libre du bassin conventionnel congolais- Ce district est, parait-il, complètement négligé par les Portugais; ils craindraient que les améliorations économiques apportées ici ne profitassent qu’aux étrangers. Les principaux articles exportés sont : le caoutchouc (25 millions de marks, en 1910, 12.400.UOO. .en 1911), le café (3.800.000, en 1910, 4 millions, en 1911) et la cire (1 .690.000 et 1.500.000). Ces chiffres ne comprennent pas les exportations du district du Congo, lequel a exporté, en 1908, pour 1.180.000 marks de caoutchouc, et pour 540.090 marks d’amande et huile de palme. Avant 1944, 60 0/0 de l’importation provenaient du Portugal, 16 0/0 d’Angleterre (surtout du matériel de chemin de fer), et 14 0 0 d'Allemagne. Presque toute l'exportation (90 0/0) allait vers Lisbonne.

L’Angolo a trois bons ports : Loanda, Lobito et la baie du Tigre. Le port de Loanda est très négligé et aurait besoin d’être dragué. Lobito offre des conditions très favorables; les navires peuvent accoster directement à Un appontement. La baie du Tigre est une véritable petite mer. Malheureusement, le pays est désert, et sans eau. La baie prendrait une grande importance si l’on exécutait le projet formé d’amener l'eau du Counenne. Benguela, Mossamédès et Port- Alexandre sont situés sur. des baies ouvertes. Port-Alexandre est appelé à jouer un rôle dans l’avenir, comme porte d’entrée de l’Angola méridional.

Les chemins de fer sont au nombre de trois : 1° Loanda-Malanga f500 kilomètres) a la voie de 1 mètre. Cette ligne appartient au gouvernement portugais, qui doit toujours fournir une subvention élevée ; 2° La ligne de Benguela partant de Lobito. Elle a été construite avec des capitaux anglais et par des ingénieurs anglais. La voie est celle du Cap. Commencée en 1903, et poussée activement, elle a une longueur exploitée de 526 kilomètres. Le point culminant de la ligne, à 30 kilomètres à l’Ouest de lluambo est à l'altitude de 1.850 mètres. Avant la guerre, des financiers allemands, dont la Deutsche Bank, avaient offert une somme de 55 millions de francs à la Compagnie anglaise du chemin de fer, en vue de reprendre, en partie, les droits de cette Société, et avoir la haute main sur toute cette entreprise, très importante, car cette ligne doit être prolongée jusqu’à la frontière du Congo belge et se raceorder au réseau ferré de Ivataoga. Elle est insuffisante à favoriser la colonisation des plateaux du Benguela, ou l’on ne trouve pas une senle route, pas ud pont sur les rivières, pas une station d'essai pour l'agriculture ou l’élevage, pas un hôpital.

Il y a bien un agronome, mais il est dénué de ressources. 3° Le chemin de fer de Mossamédès, à la voie de 0m,60. Projeté jusqu'à Lubango (250 kilomètres), il s’arrête, provisoirement, à Villa- Ariaga (150 kilomètres) à 500 mètres d’altitude. Il n’atttint donc pas la région susceptible de colonisation européenne. Ici, comme sur les bonnes terres du Benguela, il est certain que l'agriculture demeurera, longtemps encore, dans l'état actuel.

Le tableau financier de la colonie est aussi « désolant » (pie les statistiques commerciales. Depuis 1900, les recettes ont augmenté faiblement et irrégulièrement, tandis que les dépenses s’accrois saient considérablement. Aussi le déficit est-il devenu chronique. De 3.400.000 marks, en 1911-1912, il s’éleva à 6.798.000 l’année suivante. Il se monta, en 1915-1918, à 1.2.933.000 marks. Il est

à noter que le budget colonial est grevé de toutes, les dépenses militaires et navales, dont le montant est égal à celui du défioit. L’amélioration de la situation financière ne pourrait être obtenue que par le moyen d’un grand emprunt que la métropole ne peut pas fournir, et pour lequel le Portugal ne voudrait pas faire appel â l’étranger, dans la crainte, de voir porter atteinte à sa souveraineté.

M. H. Marquardsen se demande, en terminant, quelles seront, pour l’avenir de la colonie, les conséquences de la participation du Portugal à la grande guerre. Les Portugais éprouvèrent une délaite à Naulila, au mois de novembre 1914. Les tribus Ovambos saisirent cette occasion pour se soulever. D'autres tribus suivirent leur exemple. L’insurrection so propagea et s’étendit à une grande partie du territoire. Ce fut seulement, par des expéditions sanglantes et coûteuses que les troupes portugaises purent, à peu près, rétablir l’erdre. Dans le seul hinterland «le Novo-Redondo, il y eut plus de 100 factoreries ou plantatiorts détruites, et plus de 140 personnes tuées. Au dire de M. Marquardsen, ce ne furent pas seulement les indigènes qui se seraient révoltés, les Européens, aussi, auraient pris part à un mouvement tendant à détacher l’An gola dn Portugal. Sa conclusion est que la situation financière déjà très mauvaise avant la guerre, est devenue désespérée, par suite des événements postérieurs à 1914. et qu'on peut prévoir une ruine, déclame ou cachée, de la domination portugaise dans l'Angola.

Les Mirages, par Geo Valus ; 1 vol. in-16 de 230 pages. 4 fr. 50. — Figuière, 3, place de l’Odéon.

De très jolies pages sur Madagascar et le Maroc dans ce volume émouvant et d'une haute sensibilité qui s’affine encore dans un poste avancé du bled. On peut s’y rendre compte de ce qu’est la vie dans un de ces postes du Maroc, toujours en alerte, si près de Casablanca qui les ignore. « Français, sur cette terre d’Islam, dont le destin s'achève, nous sommes l’avant-garde détachée des temps nouveaux. Plus tard peut-être il apparaîtra que le combat le plus brillant, le plus fécond, le plus idéaliste de ces années bouillonnantes où les forces de l'Europe se tendent vers un ordre nouveau plus clair et plus stable, c’est celui que la France soutint jusqu'à la victoire sur ce sol antique où les pas des conquérants du Nord avaient toujours bronché. »

Annuaire général de Madagascar et dépendances 1920-1921. — Librairie officielle, Tananarive.

Le gouvernement général de Madagascar vient de faire éditer un annuaire en deux volumes qui est une véritable encyclopédie de la colonie. Faire un annuaire vivant, voici qui est peu administratif! La deuxième partie est une mine precieuse de documents économiques où des cartes et des statistiques jointes à de très nombreux renseignements donnent une vue d’ensemble sur l’essor de la grande Ile. L’initiative du gouvernement général de Madagascar est digne d’être louée et c’est là un effort de propagande coloniale dont on ne peut que demander anx autres colonies de suivre l’exemple.

Notes de Pathologie vétérinaire marocaine,

d’après les travaux effectués de 1913 à 1918 au laboratoire de recherches du Service de l’Elevage, par le vétérinaire-major de 2e classe H. Velu. Un vol. in-8° de 230 pages.

Publication du service de l'élevage de la direction de l'Agriculture. du Commerce et de la Colonisation. Cet ouvrage étudie successivement le milieu, les conditions générales de l'élevage et la palhologie marocaine. Il est fait d’observations pratiques recueillies au laboratoire de recherches dont l’auteur est le chef. Comme ‘il le dit, « demain le mouton marocain, le porc marocain pourront jouer un grand rôle dans l’alimentation de la métropole ; il est indispensable pour cela d’apporter dans toutes les questions d’élevage des améliorations nombreuses qui “-ont, soit du domaine de l’hygiène, soit du domaine de la pathologie ».

La direction de l’Agriculture, du Commerce et de la Colonisation a été bien inspirée en publiant celte étude. On ne peut que l’encourager à publier et à publier encore et toujours, la documentation précise réunie par ses services.

Le Gérant :J. Legrand.

(1) En comptant que l’escudo vaut 4 marks.

PARIS. — SOC. Gu D’IMP. ET D’ÉDIT., 17, RDF CASSETTE.

PUBLIÉS PAR

i! COIITE DE L'AFRIQUE FRANÇAISE et le COIITÊ 00 HBOC

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