‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 2)Chapitre 94 sur 149 · QUELQUES DÉLIÉS PENSIONNAIRES DE · texte numérisé non relu

QUELQUES DÉLIÉS PENSIONNAIRES DE

notre clientèle. Dès la seconde année, deux jours de consultation sont nécessaires, le mardi pour les Européens, le jeudi pour les indigènes.

Pendant ces consultations européennes et indigènes, toute femme nourrissant elle-même peut venir peser son enfant et le montrer au médecin. D’ailleurs, les biberons ne sont livrés que quand celui-ci, par des pesées, avant et après les tétées, s’est assuré que le lait de la mère est tari ou diminué et que l'aide des biberons est nécessaire. Si, en ce qui concerne l’indigène, la régularité a été obtenue pour les consultations, il en est tout autrement pour le réglage des tétées; il veut donner du lait à l’enfant chaque fois qu’il crie ; de là l’obligation de transiger avec les principes de la diététique infantile ou bien de colorer l’eau de la diète hydrique, assurant que c’est « médicament », car, si l’indigène aime le « toubib », il adore les remèdes.

En 1916, le lait Mondia a été remplacé par du lait frais provenant d’une vacherie installée au

haras de Kasbah Témara, à douze kilomètres de Rabat. Nous avons, par ailleurs, insisté sur les difficultés éprouvées avec l’emploi du lait marocain.

A Rabat, l’alimentation des enfants se poursuit jusqu’au sevrage avec bouillies, farines diverses. En cas d’entérite, on distribue les biberons d’eau, du Mellinsfood et même du bouillon de légume.

Mortalité. — La mortalité infantile a toujours été élevée à Rabat, surtout chez les indigènes. Donc la clientèle de la Goutte de Lait, composée de nourrissons particulièrement atteints, aurait pu payer un tribut au moins aussi élevé que celui de la population générale.

Il n’en est rien ; les nourrissons de la Goutte de liait offrent une mortalité inférieure.

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