APERÇU GÉOGRAPHIQUE
. de la région côtière comprise entre l'oued Noun et l'oued Sous
D Agadir à Tiznit.
Lorsqu’on quitte Agadir pour aller à Tiznit. on traverse l’oued Sous au Sud du village de Ben- Sergao, entre le souk El-Tleta-des-Ksima et Agadir el-M’Zar, et on accède dans la plaine de Sidi- Bibi, parsemée d’arganiers. Vers la mer, la fl une qui borde le rivage s’étend jusqu'à l'embouchure de l’oued Massa. On s’élève insensiblement jusqu’à la dépression de cet oued en traversant les Chtouka par Soualem, Tiferlal, El-Mers-Aït-Bel- Lefa, Asaka, n’Aït Merra et Souk-el-Had-Delimi. , L’oued Massa se présente comme une coupure, la rive sud étant plus à pic que la rive nord. Les eaux sont claires et courantes; de très nombreux villages sont échelonnés sur ses rives : Tassila, Tassenoult, Aghbalou, Jouaber. Il se jette dans la mer à la zaouïa Sidi-Ouesser.
Vers l’Est, l’oued Massa se fraie un passage entre deux rides orientées Nord-Sud : l’Ouarzemin el le djebel Amacin. Au delà, vers l’Est, apparaissent des gorges profondes, un pain de sucre très caractéristique se reliant à de très hautes montagnes.
1 L’oued Massa est formé de deux oueds principaux : l’oued Ouïras, venant de l'Est, l’oued Tazeroualt, venant du Sud. Ils confluent à Tankist, derrière l’arête finement découpée de rOuarzmim qu’on laisse sur sa gauche en allant à Tiznit.
Nous étudierons à part le système orographique de l’oued Ouïras et de l’oued Tazeroualt.
En franchissant l’oued Massa on arrive sur un plateau pierreux aux cultures rares. Quelques ravins amènent les eaux de pluie dans l’oued ; ■plusieurs kasbah s’échelonnent sur la route, formant le village d’Anouizen, puis on arrive au village des Ahl Mader. C’est une tache de verdure au milieu de ce reg 'caillouteux. L’eau provient de puits nombreux et est extraite par le système de » dellou » employé dans les oasis du Mzab, sorte d’outre supportée par deux cordes passant sur des poulies et tirée par des ânes ou des bœufs. L’eau est déversée dans de grands bassins qui servent à l'irrigation.
Après de légers vallonnements, Tiznit apparaît au milieu d’une oasis ; dans la plaine, vers l’Ouest,
plusieurs villages avec de hautes tours de mosquées caractéristiques : Ouled-Noumer-el-Mers, Attaban, Douterga.
La colline qui borde la mer s’élève progressivement ; au pied on aperçoit plusieurs villages qui s’échelonnent jusqu’à Âglou, à l’embouchure de l’oued Aglou (Adoudou).
Tiznit est au centre du plateau de l’Azaghor; la ville Makhzen s’est créée autour d’une source qui alimente de beaux jardins d’oliviers et de palmiers. Les eaux de pluie ont à peine entamé le sol, et les thalwegs sont très peu indiqués. Il faut
OULD Al SSA ET LE CAÏD Al LA EL AUDI, DU TABOR DE TIZNIT
Phot. Cl Bernard.
aller vers le Sud, jusqu’à l’oued Adoudou, pour trouver une dépression importante marquée par de nombreux villages.
Lorsqu’on monte sur une des tours des murailles de Tiznit on embrasse le panorama de tout l’Azaghar. Dans la plaine, les villages de Igrar-si-Daoud, Tadouart, Tamedroust; au Sud, Igheboula et Sentïl ; au Sud-Est, Beggada, El-Boir etTalaïnt. Vers l'Ouest la falaise littorale s’abaisse pour donner passage à l’oued Adoudou. Plusieurs villages: Aglou, Idech, Si-Ouaggag ; Aït-Ali, forment le district d'Aglou qui est un petit port de pèche au pied du marabout de Si-Moussa.
Oued Adoudou.
L’oued Adoudou forme un arc de cercle vers le Sud. Il est dominé au Sud par une colline continue qui s’élève de plus en plus en allant vers l’Est. Les villages de Îgrar-Si-Abderrahman, El-Àouïna sont au pied. Le djebel Inter se présente comme
une masse compacte à l’Est et à l’Ouest de laquelle deux trouées profondes donnent accès au plateau des Akhsas et des Mejjat. Les reconnaissances de la colonne, jointes aux reconnaissances aériennes faites par le capitaine Desprez, ont permis de se rendre compte plus exactement de la forme du djebel Inter. Le massif se termine sur LAzaghar par deux éperons rocheux presque découpés du reste du massif par des ravins profonds. Le point culminant est très en arrière. Le massif se relie au plateau par une série de plissements parallèles Nord-Sud dont le franchissement est difficile et sans eau. Une seule route le traverse Est-Ouest, c’estle treg Tasedremt, chemin pierreux et difficile partant de Mighert pouraboutir au Tleta-d’Akhsas.
L’oued Sidi-bou-Abdelli qui conflue dans l'oued Adoudou à El-Aouina, vient de la trouée de Bou- Naman et s’enfonce profondément entre le djebel Inter et la montagne de liai. Plusieurs routes franchissent par des cols la montagne pour aller dans le Sud ; les deux principales — qui ont été suivies par la colonne — sont celles de Tizi qui aboutit à Agadir-Izougaren et celle deTalat-ou- Khentour qui aboutit à Ta fraout-Ni' Ait- Daoud et Dou-Tourirt sur l'oued. Elles parcourent des sentiers difficiles et boisés qui pourraient être aménagés pour le passage des mulets, mais elles offrent des difficultés au point de vue militaire et une route carrossable devra aller chercher un passage vers Agtou ou vers Bou Zerz (treg Tanoukmout). >
L’oued Adoudou qui suit le pied du djebel Inter par Tagounsa, tourne par un coude brusque vers le Sud à Talaïnt-Oulad-Djerrar, pour aller prendre sa source sur le plateau. Une branche vient de Mighert, petit village Akhsas, au fond de la vallée, l’antre vient du pays des Aït-er-Kha, à travers de profonds ravins. Il reçoit vers l’Est des affluents venant de l’Igher-MeUoulen qui ouvrent des chemins vers la haute vallée de l’oued Kerker, vers Tajecht et la zaouïa Soukrata et le Tuzeroualt.
L’oued Adoudou est la plupart du temps à sec, mais son lit profond indique qu'au moment des pluies il doit rouler en torrent une masse d'eau considérable. Des sources abondantes et claires ont donné naissance aux oasis de Mighert, Adoudou, Iferd-n'Id-Larba-Oualga. Igherem, Tadaïart et Taloïnt-Oulad Djerrar. Cette dernière, composée surtout d oliviers, est particulièrement fertile : l’orge, le blé, le maïs- poussent et donnent un bon rendement. Le ksar fortifié qui contient la kasba du caïd Ayad Djerrari est une petite ville avec un mollah très peuplé et très pittoresque.
Les abords de la vallée de Mighert sont à pic du côté de l'Inter et vers le Sud. L’accès sur le plateau est très difficile, mais une fois qu’on l'a atteint, tous les informateurs disent que la route devient facile, que l’on veuille aller soit vers Goulimin, soif vers les Mejjat. L’obstacle est surtout le manque d’eau de source. Aussi les habitants Akhsas, Aït-Erka, Mejjat ont-ils construit des citernes bien cimentées et échelonnées le long des routes. Leurs animaux boivent dans
des dépressions nommées Iferd. Cette difficulté de réapprovisionnement en eau ne serait pas sans offrir des dangers pour la marche d'une grosse colonne.
Igher Melloulen.
LTgher-Melloulen est une ride montagneuse assez élevée séparant l'Azaghar de Tiznit de la plaine du Tazeroualt. Son orientation est presque Nord-Sud et se prolonge au delà d'Ouijjan par lgher-N’Chieh et l'Ouarzerain jusqu'à Tankist. Au Sud, Flgher MeToulen se relie au plateau des Mejjat aux sources de l’oued Adoudou. Sa plus grande largeur semble être à hauteur de Talaïnl. Des ravins profondément découpés donnent accès à un plateau dont le point culminant est à Dar- Foukania, habité autrefois par les ouled Djerrar et maintenant par les Mejjat qui le leur ont enlevé à une date assez récente.
Vers l’Est, le plateau se termine par une falaise à pic sur la vallée de 1 oued Kerker.
Les routes principales qui le traversent sont :
«)Talaïnt. Ignerem, zaouïa Sougrata.
b D’Idegli ou Talaïnt à El-Frinina, Toumanar, lllir.
c) Ouijjan, Imghegagen, Tamda-lgliaman, Zaouïa de Sidi Ahmed -Moussa du Tazeroualt.
D'Igherem, si I on remonte l’oued Adoudou, on arrive au Tnin des Aït-Er-Rha (zaouïâ Outtaten et on peut de là se diriger sur Zàgour et les Mejjat. soit descendre par l’oued Amesra sur Oufran et Tarjicht.
L’Igher Melloulen est très découpé par les eaux et sa traversée offrirait des diflicultés de parcours. La route d'Idegh-Toumanar que Ton donne comme la meilleure, descend, par une pente très forte, sur la vallée de l’oued Kerker. Il faut ensuite contourner la ride du djebel Guiliz. soit par le Nord, soit par une trouée vers le Sud, pour entrer dans la plaine de Tazeroualt.
Le Tazeroualt.
Le Tazeroualt- est la dépression que l’on trouve vers l'Est lorsqu'on a franchi l lgher Melloulen. Grâce aux photographies prises par le capitaine Desprez en avion, nous pouvons nous faire déjà une idée beaucoup plus exacte de cette région. C'est une plaine d alluvions entourée sur tout son pourtour d une falaise élevée et à pic, particulièrement vers le Sud. Au-dessus c'est le plateau des Mejjat et du Tizelmi. C’est, disent tous les informateurs, un reg sans autre difficulté de parcours que le manque d’eau. On ne cite qu'un bon point d’eau, Zagour, que les mehalla Makhzen envoyées autrefois pour soumettre les tribus du Sud avaient choisi pour stationner.
Ce qui frappe en avion, et ce qui a aussi séduit les explorateurs qui ont traversé le Tazeroualt, c’est que tous les oueds ont de l’eau en toute saison. Trois principaux : l'oued Kerker, l’oued lllir, l’oued des hla-ou-Gouguemar se sont creusé dans le rocher un lit très encaissé.
L’oued Kerker remonte très loin vers le Sud-
BULLETIN DU COMITE DE L’AFRIQUE FRANÇAISE
Ouest vers z iouïa Üuttaten, en arrosant le district de Tajecht.
L'oued lllir vient de Termest en ouvrant par une gorge resserrée la route de Tinkert.
L’oued des Ida ou-Go uguemar qui passe a la zaouïa de Sidi-Ahmed ou-Moussa a l'air de sortir d une falaise à pic. Il reçoit des aftluents venant des hautes montagnes des Aït-Ouafeka, du djebel Tifermit; l’un d'eux, l’oued Bouchiker atteint le plateau sur lequel se trouve Kerdous où s’est réfugié El-IIiba C'est en suivant cette vallée que le premier avion a pu reconnaître ce point, mais l’oued Kerdous est un affluent de l’oued Tighmi qui se jette dans l’oued Tazeroualt au Nord d'Ouijjan.
Les photographies prises en avion au cours des nombreuses reconnaissances faites, ont pleinement confirmé les renseignements donnés parles informateurs. Pour atteindre Kerdous il faut, ou bien suivre la vallée de l’oued Tighmi, ou bien arriver à une vingtaine de kilomètres d’Ouijjan, à des gorges profondes d’Agueni N’touar dominées par le djebel Afoud, dans lesquelles une colonne ne pourrait s’engager.
11 en est de même en venant du Tazeroualt et en remontant l'oued Bou-Chiker. La seule route représentée comme facile est d’atteindre le plateau des Mejjat qu’il faut aller chercher soit vers zaouïa d’Outtaten, soit à Zagour, soit au Sud de Termest, aux sources de l’oued Illigh, de là gagner à travers le pays Mejjat le point d’eau d’Agoumad-Asaka aux sources de l’oued des Ida-ou- Gougmar, Idegh et Kerdous. Cet itinéraire, sans , parler de la difficulté de gravir la falaise de Tajecht, représente de cinq à sept élapes en pays non encore soumis. 11 a l’inconvénient pour une colonne de nécessiter un lourd convoi.
Les avions de bombardement ont heureusement simplifié le problème et atteint le but : la maison d’El Hiba, à Kerdous.
Au Nord de Kerdous le pays des Ida ou-Bakil est très tourmenté. On aperçoit d'Ouijjan de très hauts sommets et de profondes vallées. L’assif Oudrar, l’oued Ighir-Moussi, l’oued Anzi qui forment l’oued Tirgui, amènent les eaux de ce massif à l’oued Oulghas entre Tarzout Maalka et Tankist en pays Resmouka.
A l’Est, dominant le plateau, apparaît le djebel Tifermit au delà duquel coule l’oued des Ida-ou- Semlal, orienté Sud-Nord qui, après un coude brusque vers l’Ouest, à l’arba des Aït-Ahmed, forme avec l’oued Ammel, l’oued Oulghas.
L’oued des Aït-Mzal vient du versant nord du djebel Kest, traverse les Aït-Üuadrim et se jétte dans l’oued Oulghas, en amont de Tankest, sur la rive droite.
Par l’étendue du cours de ses affluents venant des sommets neigeux de l’Anti-Atlas et ayant de l’eau en toute saison, par les routes importantes qu’il ouvre vers le Tazeroualt, l’oued Oulghas est un des bassins côtiers du Sud des plus importants.
Au point de vue cartographique, la reconnaissance faite sur Ouijjan a permis de situer très exactement ce groupe important de villages fortifiés entourés d’une palmeraie et adossés au Dir- Anbedour, dominée par le djebel Tinghelef en pain de sucre visible de Tiznit.
C’est entre le Tinghelef et le djebel Amacin que l’oued Tazeroualt coule dans des gorges profondes et reçoit l’oued Tizgui (Agueni-sidi-el-Ghiati).
La position de l’oued Tazeroualt et du district de Tazeroualt se trouve donc reportée de 15 à 20 kilomètres plus à l’Est.
L’oued Tazeroualt et l’oued passant à Ouijjan et Asaka (de la carte au 500.000e du Service géographique de l’Armée) ne font qu’un.
L/oued Tiguinit.
Lorsqu’on vient de Bou-Naman et qu’on franchit la crête du Tizi, on descend par des pentes boisées et vallonnées dans l’oued Tiguinit. Cet oued était, au point de vue géographique, à peu près inconnu. Son nom figurait à son embouchure sur la carte espagnole au 500.000e. Il n’y a pas d’eau courante en temps habituel, mais des sources dans le lit de l’oued qui coule au milieu d’une forêt d’arganiers semée de rochers. L’origine de l’oued Tiguinit est au sud de Souq-el- Tleta d’Akhsas, non loin des sources de l’oued Mighert. Le Souq-el-Tleta est le marché important de la tribu Akhsas. On y trouve des citernes échelonnées sur les routes qui y aboutissent, mais pas de sources. L’importance de ce point provient surtout de sa position géographique.
Du Tleta partent quatre routes importantes :
a) La route de Timoulai-Tarjichl et le Dra qui passe par les Aït-Bifoulen-Bi-Zakaren (Dar de Si- Madani-Akhsassi), bonne source, et rejoint l’oued Ifran et le district du même nom.
b) La route d'Iguissel-Goulimin par le Foum- Enja, Afoud-Sidi-Daoud, Talat-N’Tramt. C’est la route de l’oued Noun.
c) La route du Khemis des Ait-Boubeker qui passe par le col du Tammoucha, arête montagneuse élevée, orientée N. -S. qui sépare la vallée de Tiguinit.
d ) La route de Mighert par le col Tassedremt.
Après Agadir-Izougaren, l’oued Tiguinit, dont
le lit était à peine marqué, se creuse un passage dans les gorges profondes d’Igalf’en entre la montagne du Tizi et le djebel Iourir. C’est dans cet étroit défilé que la harka du pacha Ilaïda ou Mouis venant de Tighanimin a été surprise et dispersée par les Aït-Brihirn, les Ahl-Sahel et les Aït-Ba Amrane.
A Tarzout, l’oued reçoit le petit oued Iferda qui vient du Tamgert-N’Tellou et ouvre un passage vers les Aït-Ba-Amrane, puis il entre dans le Sahel et se jette dans la mer près d’Iger-Izem (point marqué sur les cartes Ras-Garizim).
Lorsqu’on vient d’Agadir-Izouraren et qu’on a traversé l’oued Tiguinit on n’a plus qu’un chaînon peu étendu au pied de l’Iourir à franchir pour descendre dans la plaine d’Isseg.
La colonne a fait étape à Outrous qui est un bon point d'eau au milieu d'un reg planté d’arganiers. On a en face de soi, vers le Nord, le treg Tellou entre l’Iourir et le djebel Tellou. Vers le Nord-Ouest le Tamgert-N’Tken entre le djebel Tellou et le djebel Nemba ouvre une route vers le Sahel par Tamerzakt et Idouankida. Le Tamgert-ou-Souqui conduit vers El-Msidira et Si- Mohammed- Ben- Abdallah.
Région d'Isseg.
L) Outrous, la colonne s'est portée sur Isseg. Les arganiers disparaissent pour laisser la place à des cultures. L’oued d’Isseg est un ruisseau à peine marqué. Ln autre ruisseau vient de Sidi- Bou-Garfa au pied des collines de Taguenza. Un autre vient de Tazoult et passe à Ouhalaout. Après avoir contourné le djebel Tiguilist, l'oued
LA MEDERSA S1DI liOU IIRAH1M A ISSEG
Phot. Cl Beroard.
prend successivement le nom d’El-Msidira, de Salguemad etsejettedansla niera Si Mohammed- Ben-Abdallah. C’est celui que les cartes désignent sous le nom de Bou-Sedrat, nom qu’aucun informateur n’a pu identitier. C’est l'origine nord de la zone espagnole dite d'Ifni.
Ainsi la région d’Isseg se présente-t-elle comme une plaine au milieu d’un cirque de montagnes : l'iourir, le Tellou, le Nemsa, le Tiguilist, les hauteurs du Taguenza et, vers le Sud, le djebel llassen.
Au Sud d’Isseg, la route du Khemis des Aïtbou-Beker passe sur un dos dane à peine sensible et arrive dans la vallée de l’oued Ifni.
L'oued Ifni.
L’oued Ifni a deux sources importantes : l’oued Tanoulmi qui vient d'une cascade située sur les pentesNorddu djebel Tamoucha, l’oued Id-Bakka qui vient de la trouée, de Tangarfa au Sud de la ride du Tamoucha. C’est la roule d’Isseg par le Foum-Tiktan.
Le marché important du Khemis des Aït-Boubeker est sur le versant nord du djebel Zelli dans l’oued El-Khemis.
Des hauteurs de Taguenza (I) on voit nettement loued El-Khemis se frayer un chemin entre le djebel Tazaïf et le djebel Taoulecht et se diriger vers la mer.
Au Sud et au Sud-Ouest, un horizon de hautes montagnes se détachant en dents de scie. C’est le djebel Toual, le djebel Alkoades, le djebel Ougheran, le djebel Ioudri. — L’assif Ouender, affluent de gauche de l’oued Ifni, ouvre une route à travers le massif volcanique de l’Anti-Atlas, va se perdre dans la mer chez les Isebouia. — Sur le versant saharien, l’oued Fest-ou-Ioudri qui reçoit l’oued Aouggoug et l'oued d’Abainou se jette dans l’oued Noun-ou-Asaka. C’est la route du Dra et de Tarfaya.
Entre l'oüed Ifni et l’oued Noun, une série de petits oueds traverse le pays Isebouia : l'oued Tasrount qui passe à Mesti (Ineinestiten), l'assif N’Ouiri qui passe à Sidi-Ouirzeg et l’oued Arexis qui vient du djebel Tadiant ( picFagode la carte au
:;oo.oooc).
Entre Aglou et l’oued Ifni une série de petits bassins côtiers sont à noter. C’est l’oued-Aguendou venant du djebel Tazaïft et traversant Aït- Ikhelf.
L’oued Mireleft-ou-El-Mjamia, qui vient de Tamzezakt à travers les Aït-Yazza.
Au Nord du Tiguinit, l’oued Sidi-Bou-El-Fodilou-El-Korima.
L’oued Sidi-Bou-Nouar, qui traverse les Ahl- Sahel en venant de la ride montagneuse qui sépare l’Azaghar du Sahel.
Le service géographique de Casablanca a édité une carte au 200 ,000e d'après les levés faits en cours de route par le sergent Auer et complétée par les renseignements donnés par les informateurs sur les routes principales.
Une réduction au 500. 000e ci-jointe a été faite au retour de la colonne à Marrakech. Elle schématise l’ensemble des rense:gnements recueillis sur la région comprise entre Tiznil et l’oued Noun, le Tazeroualt et la mer.
Commandant Bernard.