‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 3)Chapitre 45 sur 134 · IMPORTATIONS · texte numérisé non relu

IMPORTATIONS

Le Maroc achète en France de nombreuses marchandises. Pour 1919, ces achats représentent une valeur de 190 millions, contre près de 119 millions en 1918 et 116 millions en 1917. C’est donc (en 1919 sur un chiffre total de 366 millions de francs) 53 0/0 des importations qui viennent directement de la métropole, sans

(1) Non compris le» importations d’Algérie qui montent de 50 a 60 millions de francs.

compter les marchandises d’origine algérienne. On conviendra que la France peut et doit faire mieux et il est à espérer que la diminution constatée dans les importations françaises au Maroc depuis 1917 — en 1916 la part de la France était de 62 0/0 — ne durera pas. Sans se laisser impressionner par ce fléchissement des chiffres : 206.098.969 francs en 1917, 118.809.637 francs en 1918 et 190.033. 1 99 francs en 1 919, qui est un indice trop certain des difficultés qui existent dans notre pays, retenons que c’est la première fois, depuis notre occupation du Maroc, que ce phénomène se produit et acceptons comme de bon augure le relèvement qui s est produit en 1919.

C’est ainsi qu’il faut noter avec satisfaction que la France a pu fournir au Maroc 43 millions et demi de kilogrammes de sucre , tout comme en 1915, excellente année au point de vue delà vente des sucres français et à laquelle on ne peut comparer que l’année 1913 qui fut exceptionnelle. Comme c’est là un article « politique » pour le xMaroc, il n’est pas sans intérêt de constater, — hélas ! on ne peut guère faire autre chose, — qu’en 1913 on avait 47 millions de kilogrammes de sucre pour 21 millions de francs et qu’en 1919, 43 millions et demi de kilogrammes ont coûté 81 millions de francs.

On aperçoit l’influence que cette simple hausse a pu exercer sur la vie chère au Maroc. Après le sucre la France a surtout importé du riz : 2.256.921 kilogrammes en 1919.

Ce chiffre représente la quasi-totalité du riz introduit au Maroc (2.501 .013) : il s’est produit une grande baisse de consommation danscet article, les importations par l’Allemagne et l’Angleterre ayant cessé ou fortement diminué depuisl 9 1 4. En 1 913, il était entré au Maroc 7.425.874 kilogrammes de riz.

Le café est également presque exclusivement fourni par la France qui en a introduit en 1919 1 .019.410 kilogrammes sur 1.609.875 kilogrammes. A noter que cet article qui connaissait une faveur croissante au Maroc a eu son importation réduite de moitié en 1918. Le chiffre cidessus donné dénote un sérieux mouvement de reprise.

Nous réussissons aussi à livrer des quantités plus considérablesde tissus (le colon (360.268 kg)., de fers (1.229.790 kg.), de cuivre (266.479 kg.), de bois (4.336.356 kg.), de ciment (24.358 tonnes), de chaux (3.135 tonnes), de pétrole (175.247 kg.), de machines motrices (1.463.641 kg.), d'automobiles (403.325 kg.), de bougies (567.345 kg.). Mais, ces chiffres, supérieurs à ceux de notre exportation pour 1918, sont bien faibles si on les compare à ce que la France avait fourni au Maroc en 1913. Ils sont de près de 60 0/0 pour les tissus de coton, de 80 0/0 pour les fers, de 40 0/0 pour les bois, etc. Il n’y aurait exception — et mèmenolable — que pour les ciments, chaux, automobiles et bougies. Ainsi pour ce dernier article, en particulier, notre fourniture au Maroc s’est élevée de 180.940 kilogrammes en 1913 à 567.345 kilogrammes en 1919.

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