III. — Fleuves
L’amélioration de la navigabilité des fleuves doit être poursuivie, et les aménagements en vue de l’irrigation commencés. L’état des études de ces travaux ne permet encore de porter les chiffres précités qu’à titre de simple indication. Des projets, remontant à plusieurs années, ont bien été établis pour l’amélioration de l’embouchure et du cours du Sénégal, mais les évaluations des montants de ces projets et sans doute leur consistance même seraient sujets à révision. Quant au Niger, il n’existe pas encore de projet définitif bien qu’un ingénieur — M. Belime — soit actuellement en mission sur les lieux et poursuive les travaux qui ont déjà fait l’objet des missions de MM. Ilardel, Aron et Younès. En tous les cas, bientôt environ un million d’hectares de terres admirablement situées auront été étudiées pour la culture irriguée du coton dans une région où la main-d'œuvre suffisante est déjà familiarisée avec la culture de ce textile.
Enfin il est prévu un crédit d’importance relativement limitée, — deux millions — pour des travaux de dégagement et de balisage d’un chenal praticable à de petites embarcations sur le bief du Niger s’étendant entre Kouroussa et Bamako, permettant à la fois d’étendre la zone d’attraction de ces deux gares et de faire une jonction entre les deux voies ferrées de la Guinée et du llaut- Sénégal-Niger où déjà des chaloupes à vapeur ont élé mises en service par M. le lieutenantgouverneur Pêriquet en 1917.