‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 3)Chapitre 55 sur 134 · II. — Ports maritimes · texte numérisé non relu

II. — Ports maritimes

Un crédit de 40 millions pour les travaux d’extension du port de Dakar, — devant rester définitivement à la charge de l’Etat, — permettra à ce port impérial de répondre aux exigences du trafic et du mouvement de navires qui se rendent d'Europe dans l’Atlantique sud et qui touchent de plus en plus nombreux la capitale de l’Afrique Occidentale.

Une prévision de dépense relativement importante de 17 millions est inscrite également pour l’aménagement définitif du port de Conakry qu’il est indispensable d'outiller de façon qu'il soit enfin assorti, comme débouché maritime, à l’importance de la voie ferrée qui y aboutit. M. l’ingénieur Noël lors d’une mission qu’il a exécutée en Guinée a déjà étudié les aménagements de ce port très sûr et bien situé.

Pour la Côte d'ivoire, il est encore possible d’envisager l’ajournement, pour un certain nombre d’années, de la création d’un port, dont les dépenses fort élevées ne seraient pas, sans doute de longtemps, en rapport avec le trafic à assurer. Grand-Bassain va être incessamment pourvu d’un second wharf bien équipé, l’ancien wharf restant affecté exclusivement aux manipulations des bois dont l’exportation sera cette année de 100.000 tonnes environ. Il parait suffisant de prévoir la construction d’un semblable appareil, à Vridi, en face d’Abidjan, tête de la voie ferrée.

Enfin, une prévision de 2 millions permettra d’améliorer les conditions d’exploitation des wharfs existants (à Grand-Bassam, à Lomé et à Cotonou) par l’acquisition du matériel nécessaire de levage et de transport et surtout d’aconage. Il semble logique de faire supporter par des ressources extraordinaires de telles dépenses — qui représentent des chiffres relativement élevés pour les budgets locaux — en raison de l'objet

BULLETIN DU COMITE DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

même auquel elles répondent qui représente bien un intérêt général.

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