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V. — Constructions diverses

Pour une dépense de 20 millions, figurent des constructions répondant à des besoins généraux et, en particulier le développement d’œuvres

d’intérêt social, enseignement et hygiène publique. A Dakar diverses grandes écoles : Ecole de médecine (les frais d’établissement de celle-ci devant d’ailleurs rester à la charge de l’Etat), une école normale supérieure, une école professionnelle. A Saint-Louis, le lycée créé par le décret du 20 juin 1919, — dans les chefs-lieux de chacune des colonies, Guinée, Côte d’ivoire, Dahomey, Haut-Sénégal-Niger, une école normale, — pour l’ensemble des colonies du groupe, diverses formations sanitaires (infirmeries, ambulances, dispensaires, maternités). Des infirmeries automobiles permettront en outre de transporter temporairement de telles formations en certains points, accessibles par routes, et où ne semblerait pas cependant s’imposer a priori la construction de formations permanentes. La construction d’un asile d’aliénés et d’un pénitencier, dont la création s’impose, sont également prévus. Il serait indispensable d’autre part d’entamer à Dakar la construction d’un hôte! des Postes et d'un musée où seraient rassemblées des collections d’histoire naturelle. Enfin environ 3 millions permettront l’installation à Abidjan de la capitale définitive de la Côte d’ivoire, solution qu’il convient enfin d’adopter pour faire cesser la situation anormale de cette colonie dont on peut dire que la capitale est actuellement divisée en 3 tronçons séparés sur une distance d’une cinquantaine de kilomètres.

Tel est dans ses grandes lignes le programme de grands travaux qui permettra de doter l’Afrique Occidentale Française du complément d’outillage économique, grâce auquel son essor s’accentuera encore plus rapidement que pendant la période de 1902 à 1917 où cependant son commerce général a triplé et a atteint près de 400 millions de francs par an.

Au sortir de la guerre, cette fédération a pu faire face à toutes ses obligations, assurer sans le secours de l’Etat le service de ses emprunts, les caisses de réserve contenant encore au 31 décembre 1919 plus de 43 millions de francs tandis que ses budgets pour J 920 s’élèvent à environ ICI millions de francs.

La situation financière et politique est très satisfaisante et il est permis d’avancer que sous l’impulsion expérimentée et éclairée deM. Merlin qui a présidé aux côtés de M. Roume à sa fondation, l’Afrique Occidentale Française réalisera les fortes espérances que l’on met dans cet immense marché situé aux portes de la P’ rance.

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