‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 3)Chapitre 75 sur 134 · PENDANT LA GUERRE · texte numérisé non relu

PENDANT LA GUERRE

Le tableau d'honneur que le Comité de l'Afrique française a publié pendant la guerre d'après les citations les plus remarquables des Africains a eu pour couronnement dans le Bulletin de nombreuses notices consacrées à l historique de glorieux régiments.

Aujourd'hui c'est toute l'armée coloniale que nous célébrons en enregistrant dans ces quelques pages la part prise à la guerre par l’infanterie coloniale, l’artillerie coloniale et les troupes indigènes qui leur sont rattachées. C est proprement, le Livre d’Or des Marsouins et des lligors, et le Comité qui a si souvent fait connaître leur œuvre aux colonies, se devait de mettre en regard celle qu'ils ont accomplie aux divers fronts d’Europe pour la Victoire.

A. la mobilisation, les troupes coloniales comprenaient comme formations combattantes, ainsi

qu'il ressort des chiffres ci-après et du tableau qu’on verra à la page suivante :

1° En France : 60 bataillons et 58 batteries;

2° Aux colonies : 83 bataillons (23 Européens, 35 Sénégalais, 16 Indochinois, 9 Malgaches), 41 batteries d’artillerie, 3 compagnies du génie, et 1 escadron de spahis sénégalais.

Cette composition a subi, au cours de la guerre, d'importantes modifications. D’une part, les effectifs ont enflé considérablement ; d’autre part, les unités coloniales d'abord disséminées, exception faite de celles entrant dans la formation du C. A. C., dans les grandes unités métropolitaines, sont finalement regroupées pour donner naissance à de grandes unités coloniales.

Voyons d’abord cette question des effectifs.

Au lendemain même de la déclaration de guerre, les colonies peuvent, grâce au loyalisme des indigènes, envoyer des renforts à la métropole en comprimant leurs unités. Les corps européens, stationnés outre-mer, envoient des cadres et des hommes, les corps indigènes envoient des cadres, et parfois même des unités constituées.

C’est ainsi que le Maroc fournit 4 bataillons européens, qui entrent dans la composition de la division marocaine, et 5 bataillons sénégalais; l’Algérie fournit ses 2 bataillons sénégalais, et l’A. O. F. envoie en France le régiment sénégalais Lavenir, tandis qu’elle dirige 2 bataillons sénégalais sur le Maroc et coopère à la création de la colonne du Cameroun (d’abord 2 B. T. S.,

Bataillons indigènes venus des colonies après 1915.

Page 1