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1 compagnie européenne, et I batterie de 80 de montagne).
Ces renforts coloniaux, joints aux ressources des dépôts de France, permettent de former progressivement 7 nouveaux régiments : régiment colonial de la division marocaine, qui deviendra le régiment d’infanterie coloniale du Maroc, les 52e, 53e, 54e, 56°, 57e et 58e R. I. C., tous sur le front en 1915.
Entre temps, les colonies, FA. 0. F. notamment, recrutent des hommes, et forment de nouvelles unités indigènes destinées au maintien de l’ordre outre-mer, aux opérations du Togo et du Cameroun, et surtout à renforcer le théâtre principal de la guerre.
Cet afflux des unités indigènes ressort du tableau de la page précédente dont les chiffres ont leur éloquence.
A ces bataillons, il convient d’ajouter les renforts envoyés par les colonies, pour combler les vides causés par le feu et la maladie.
Qu’il nous suffise d’indiquer, que pendant la guerre, 275.290 indigènes ont été recrutés, et que 215.140 ont débarqué en Europe ou dans l’Afrique du Nord, et que le nombre des bataillons indigènes stationnés aux colonies n’a pas diminué, au contraire.
Au total, le nombre des bataillons indigènes existant à la fin de la guerre, tant en France qu’aux colonies, s’élève à 201.
Toutes les formations indigènes ont été encadrées par l’armée coloniale avec, il est vrai, un léger appoint de cadres de l’armée métropolitaine, mais encore faut-il remarquer que le nombre des cadres reçus de l’armée métropolitaine, a été inférieur et de beaucoup, à celui des cadres coloniaux prêtés à l’armée métropolitaine.
D’autre part , l’armée coloniale a encadré