‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 3)Chapitre 94 sur 134 · C. F. 11. C., Compagnie française du Haut- Congo · texte numérisé non relu

C. F. 11. C., Compagnie française du Haut- Congo

M. F. C., Messageries fluviales du Congo.

C M. C. F., Compagnie minière du Congo français-

C, P. K. N., Compagnie propriétaire du Kouillou-Niari.

Lobaye (circonscription militaire)

Superficie. — Environ 30.000 kilomètres carrés (plus de quatredépartements français moyens). Savane herbeuse au Nord, forêt au Sud.

Principales localités. — Mbaihi , à un jour de route de Loko, orphelinat. Loko sur la Lobaye, Bétou sur l’Oubangui, Mission catholique Mongoumbci sur l’Oubangui, lieu de transit pour les marchandises provenant de la Lobaye, sousdirection de la C. F. S. O. Zinga seuil de l’Oubangui, que les grands vapeurs à destination de Bangui ne passent qu’à la saison des hautes eaux.

Population. — \ 3 Européens, 40.000 indigènes, (plus d’un habitant par kilomètre carré). Dans la basse Lobaye, les Lissongo, dociles, les Bagga,

turbulents. Dans la haute Lobaye, les Baya. A la lisière de la torèt, les Boki, sauvages. Sur la rive droite de la Lobaye, les Paude, les Goundi, les Yanghère. Autour de Bétou. les Bondjo, les Banza.

Commerçants. — La circonscription est tout entière concédée pour l'exploitation du caoutchouc

portugaises.

Administration. — Par la 2° compagnie du bataillon n° 2 du Moyen-Congo; chef lieu de circonscription : Mbaiki, 1 lieutenant, 5 sous-officiers. Chef-lieu de subdivision : Loko, I sousofficier. Poste de Boda, réoccupé depuis le 1er janvier 1920, 2 sous-officiers; poste de Bétou, I sous officier , 1 caporal télégraphiste; Mongoumba, 1 sergent télégraphiste.

Budget. — Prévision des recettes 1920 ; 262.000 francs; taux de 1 impôt de capitation : 5 francs, 7 fr. 50 et 10 francs selon les régions.

Productions. — Caoutchouc, plus de 50 tonnes en un trimestre, amandes de palme, plus de 100 tonnes, un peu d'ivoire et de copal. Cultures de bananes, manioc, mais, arachides, mil et riz.

Moyens de transport et de communication. — Ouhangui, navigable pour les vapeurs, Lobaye et ses affluents pour les pirogues. Pistes, notamment de Mongoumba à Mbaiki par Loko. Ligne télégraphique le long de l'Oubangui.

En résumé. — Circonscription riche et relativement peuplée, formée de l'ancienne circonscription de la Lobaye (Nouveau-Cameroun) et de la subdivision de Loko détachée de l'ancienne circonscription militaire (supprimée) de l’ibenga- Motaba; quelques populations sont encore à surveiller.

Mambèré-Lobaye.

Superficie. — Environ 40.000 kilomètres carrés (plus de six départements français moyens). Forêts.

Principales localités. — Carnot , missionnaires protestants américains; Baboua, centre indigène important, marchands haoussas.

Population. — 12 Européens, environ 45.000 indigènes plus d'un habitant par kilomètre carré).

Au Nord-Ouest, les Haoussa font le commerce des bestiaux, de la kola, du sésame. Au Nord, région boisée, les Baya sont recrutés comme main d'œuvre. Au Sud, dans la forêt riche en caoutchouc, les Yanghère.

Commerçants. — La circonscription est dans le territoire concédé pour l'exploitation du caoutchouc à la C. F. S. 0., à l’exception de la vallée de la Nana, au Nord (12.400 kilomètres carrés), concédés à la Compagnie commerciale de colonisation du Congo français. Commerce libre, une maison portugaise.

Administration. — Chef-lieu de la circonscription : Carnot , I administrateur, 1 adjoint, des services civils.

Chef-lieu de subdivision Baboua : vacant.

Budget. — Prévision des recettes 1920 :

113.000 francs. Taux de l’impôt de capitation : 2 francs, 3 francs ou 5 francs selon les régions.

Productions . — Caoutchouc, 22 tonnes en 191 9, un peu d'ivoire, cultures de manioc, sésame, mais, mil.

Moyens de transport et de communication. — Mambèré (source de la Sangha), navigable pour les baleinières en aval de Carnot. Pistes. Pas de ligne télégraphique.

En résumé. — Circonscription éprouvée par l’occupation allemande, la guerre, le recrutement, la grippe, mais ayant des ressources et relativement peuplée.

Kadei Sangha.

Superficie. — Environ 20.000 kilomètres carrés (plus de trois départements français moyens). Forêts et plaines.

Principales localités. — Nola, au confluent de la lvadéi et de la Sangha. Ecole, marché; Bania, sur la Sangha; Sosso, sur la Kadéi.

Population. — 7 Européens, 35.000 indigènes (plus d'un habitant par kilomètre carré). Bive

BULLETIN DD COMITE DE L’AFÏllQÜE FRANÇAISE

gauche de la Sangha, à la lisière des forêts, les Ÿanghère, agriculteurs, récolteurs de caoutchouc. Au sud de Nola, les Sanga-Sanga et les Goundi, pagayeurs et pêcheurs. Dans les plaines de la

Commercants. — La circonscription est tout entière dans le territoire concédé pour l’exploitation du caoutchouc à la C. F. S. ü.

Administration. — Chef-lieu de la circonscription : Nola, I administrateur, 1 adjoint des services civils, 1 soldat infirmier. Chef-lieu de subdivision : Sosso, réoccupé depuis 1920. 1 adjoint des services civils.

Budget. — Prévision des recettes pour 1920: 292.000 francs. Taux de l’impôt de capitation, 5 francs, 7 fr. 50, 10 francs selon les régions.

Productions en 1919. — Caoutchouc environ 150 tonnes, amandes de palme, ivoire.

Moyens de transport et de communication. — Sangha navigable pour les baleinières, Kadéi et ses affluents pour les pirogues. Pistes. Pas de ligne télégraphique.

En résumé. — Circonscription relativement riche et peuplée qui a souffert de la guerre, et commence déjà à reprendre.

Ibenga Likouala.

Superficie. — 48.000 kilomètres carrés (plus de sept départements français moyens). Marécages et forêts.

Principales localités. — Impfonclo (Desbor-

desville) sur l’Oubangui, un millier d’indigènes, centre urbain alloti , marché. Dongou, ancien chef-lieu de la circonscriplion militaire supprimée, de l'Ibenga-Motaba, camp de ségrégation contre la maladie du sommeil. Epena, centre indigène important. Liranga , mission catholique. Loukoléla , terminus des bateaux de gros tonnage au sud du confluent de l’Oubangui et du Congo.

Population. — 9 Européens, 32.000 indigènes (moins d’un habitant par kilomètre carré), popu-

lation dense du côté d’Epena, rare le long de l’Oubangui. Dans le Nord, les Bondjo ayant de nombreux enfants, villages groupés en tribus. A l’Ouest, les Boca-Bonga réfractaires et récemment soumis. Dans le bas Oubangui, les Boubangui se livrent à la pêche et à la coupe du bois pour les bateaux de passage.

Commerçants. — La circonscription est tout entière dans le territoire concédé pour l’exploi-

tation du caoutchouc à la C. F. S. O. (qui la fait exploiter par un fermier) à l'exception de la basse Sangha qui est en territoire de commerce libre au Nord de l’équateur et en territoire autrefois concédé à la Compagnie Sangha équatoriale, au Sud de l’équateur sur la rive droite de la Sangha.

Administration. — Chef-lieu de circonscription Impfondo : un administrateur, un agent des services civils, un agent postal, le médecin-major chargé du secteur de la prophylaxie de l’Ibenga- Motaba, contre la maladie du sommeil et son sergent infirmier. Chef-lieu de subdivision : Dongou, un sous-lieutenant hors cadre, Mombelle et Enyelle vacants, Epéna, un sergent hors cadre Liranga, un sergent télégraphiste.

Budget. — Prévisions de recette 1 920 : 157.000 francs. Taux de l’impôt de capitation selon les régions, 5 francs, 7 fr. 50 ou 10 francs.

Productions en 1!)19. — Caoutchouc, une tonne; amandes de palme, 195 tonnes; huile de palme, 17 tonnes; ivoire, 2 tonnes, copal, 32 tonnes; kola, cultures vivrières (dans la circonscription de la Likouala, non compris les subdivisions rattachées de l'Ibenga-Motaba.)

Moyens de transport et de communication. — Congo, Oubangui et Sangha navigables pour les vapeurs: Likouala aux herbes jusqu’à Boutouango, pour les baleinières, toutes les rivières pour les pirogues. Route le long de l üubangui et de Impfondo à Epénaet au delà vers Ikelemba. Ligne télégraphique le long de l'Oubangui. Projet de poste de T. S. F. à Liranga sur fonds d'emprunt.

En résumé. — Circonscription très étendue et peu peuplée, riveraine du tleuve et pouvant être utilisée pour améliorer le ravitaillement et les moyens de communications.

Bokiba-Ndaki

Superficie. — Environ 22.000 kilomètres carrés (plus de trois départements français). Forêts, marécages.

Principales localités. — Ouesso au confluent de la N’Goko et de la Sangha. Centre urbain al loti , infirmerie, école, factoreries, scieries, briqueterie, forge, sleep, plantations, lieu de transit pour les produits de la haute Sangha et du Sud-Est du Cameroun. Ikelemba , au confluent de la N’daki et de la Sangha, ancien chef-lieu de la circonscription supprimée de la N’daki-Sangha. Liouesso sur la Bokiba, Bayanga , Bomassa, Picounda sur la Sangha.

Population. — Douze Européens, 10.000 indigènes (moins d’un habitant par kilomètre carré) le long de la Sangha, entre Salo et Ouesso, les Bomassa, les Dzimou, les Porno, les Goundi, entre Ouesso et Ikélemba les Lino, les Boumouali, pagayeurs et pêcheurs. Dans la vallée de la N’daki, les Porno, les Lino. Dans la vallée de la Bokiba, les Bokiba, les Bouguili. Dans la forêt, les Babinga, chasseurs.

Commercants. — A Ouesso, périmètre urbain et réserve de 100 kilomètres carrés autour du poste. Au Sud d’Ikélemba et au Nord de 1 équa-

teur, zone de commerce libre. Le reste de la circonscription est partagé entre la C. F. S. O. à l’Est de la Sangha, la C. F. H. C. à l’Ouest, et la Compagnie de la Ngoko-Sangha entre le Nord du bassin de la Bokiba et la limite de la Karagoua- Koudou. Commerce libre, trois commerçants portugais.

Administration. — Chef-lieu de la circonscription, Ouesso, un administrateur, un médecinmajor, un sergent hors cadre. Chef-lieu de subdi-

vision Ikélemba ; un administrateur adjoint, Liouesso, vacant.

Budget. — Prévisions de recettes 1920 :

46.000 francs. Taux de l’impôt de capitation selon les régions, 5 francs, 7 fr. 50 ou 10 francs.

Productions en L91'.>. — Caoutchouc au Nord. 60 tonnes: amandes de palme au Sud, 70 tonnes; huile de palme, bois, raphia, copal, maïs, bananes, patates.

Moyens de transport et de communication . — Sangha navigable pour les vapeurs jusqu’à Ouesso aux basses-eaux, et au delà aux hautes eaux. Bokiba, Kandéko, N’daki navigables pour les pirogues. Pistes de Ouesso à Liouesso et au delà vers Makoea, de Pirounda à Makouango et au delà vers Ntokou, de Makouango* à Eboka, de M’Boko à Kamba.Pasde ligne télégraphique, projet de poste de T. S. F. à Ouesso.

En résumé. — Circonscription en voie de transformation par suite du rattachement des territoires

BULLETIN DU COMITE DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

du Nouveau-Cameroun. Pays riche en caoutchouc et palmiers à huile. Populations dociles, mais peu denses.

Karagoua-Koudou (circonscription militaire).

Superficie. — Environ 35.000 kilomètres carrés (plus de cinq départements français moyens). Forêts, marécages.

Principales localités. — N^oïla, au confluent de la Koudou et de la N'Goko, appelée Fort-Soufllay depuis la mort en 1911, du lieutenant Soufflay. Sembé surlaSembé, Souanké.

Population. — Neuf Européens, 17.000 indigènes (moins d'un habitant par kilomètre carré) rare le long des rivières, plus dense dans les régions de Sembé et Souanké. Le long de la N'Goko, en aval de Fort-Soufllay, les Sangasanga, les Bakota, les Boumouali, les Dzimou. A l’Ouest et au Sud les Pahouins, réfractaires du coté de Ngara-Binzam et les Dzem. Dans la forêt, les Babinga.

Commerçants. — La circonscription est tout entière dans le territoire concédé à la Compagnie de la N’Goko-Sangha. Factoreries à Fort-Soufllay, Sembé, Souanké, Molundu (rive droite et rive gauche).

Administration. — Par la 4e compagnie du bataillon n° 2 du Moyen-Congo. Chef-lieu de la circonscription : Fort-Sou fflay, un capitaine, un sergent-major, un sergent. Chefs-lieux de subdivision : Souanké, un adjudant; Sembé, un sergent.

Budget. — Prévisions de recettes pour 1920 : 73.000 francs. Taux de l’impôt de capitation, 5 francs.

Production en 1919. — Caoutchouc, 68 tonnes; ivoire, bananes.

Moyens de transport et de communication . — N’Goko, navigable pour les baleinières jusqu’à Molundu. Autres rivières pour les pirogues. Pistes le long de la N'Goko de Ouesso à Fort- Soufllay. Pas de ligne télégraphique.

En résumé. — Circonscription éprouvée pendant de longues années par des conflits entre les Français et les Allemands, qui viennent de prendre fin avec la guerre. Populations par endroits réfractaires, à la frontière du Gabon.

Mossaka-Bakota.

Superficie. — Environ 35.000 kilomètres carrés (plus de cinq départements français moyens). Au Nord de l'équateur, forêts et savanes, au Sud de l'équateur, savanes et marécages.

Principales localités. — Makoua , au point où l’équateur coupe la Likouala-Mossaka, formation sanitaire, école, factoreries. Abolo etEtoumbé sur la Likouala-Mossaka, ancienne Lieona, Odzala, entre les deux Mambili, Ololi et Mondzeli au Sud, N'Tokou , au Sud-Est du confluent de la Bokiba et de la Mossaka.

Population . — Sept Européens, 50.000 indigènes (plus d’un habitant par kilomètre carré). Dans le Nord, les Bakota, chasseurs; dans l’Ouest les Batéké, chasseurs; dans le Centre, les Makoua

vigoureux, porteurs et pagayeurs ; dans le Sud, les Kouyou vigoureux, chasseurs et pêcheurs ; dans l’Est, les Licouba, pêcheurs et pagayeurs.

Commerçants. — La circonscription est tout entière dans le territoire concédé à la C. F. H. C. M. Ernest Tréchot, agent principal de la Compagnie est décédé à Etoumbi, le 30 décembre 1919.

Administration. — Chef-lieu de circonscription, Makoua, un administrateur, un administrateur adjoint. Subdivisions d’Odzala, Abolo, Ololi et Mondzeli, vacantes faute de personnel.

Budget. — Prévisions de recettes 1920 : 205.000 francs. Taux de l’impôt de capitation : 5 francs, 7 fr. 50 selon les régions.

Production eu 1919. — Amandes de palme, 556 tonnes; caoutchouc, 52 tonnes; ivoire, 8 tonnes; huile de palme, 50 tonnes; copal, manioc, paniers, raphia.

Moyens de transport et de communication. — La Likouala-Mossaka, navigable pour les vapeurs jusqu’à Etoumbi, toutes les rivières pour les pirogues. Boutes de Makoua à Fort-Bousset, à Liounesso, à Etoumbi, Odzala, Abolo et Ololi. Piste de N'Tokou à Picounda. Pas de ligne télégraphique.

En résumé. — Circonscription étendue, dont les frontières ont besoin d’être surveillées et où la politique de contact avec l’indigène se trouve suspendue momentanément par la pénurie de personnel.

Kouyou.

Superficie. — Environ 21.000kilomôti'es carrés (plus de trois départements français moyens), marécages, savanes, plateaux.

Principales localités. — Fort-Bousset , sur le

Kouyou, Mossaka, au conlluent de la Licouala- Mossaka et du Congo, siège de la direction de la C. F. H. C. Bonga, sur la Sangha, au Nord-Est de son confluent, avec le Congo à l’une des pointes du territoire cédé à l’Allemagne en 1911; Lékéti , sur l’Ali ma, au confluent de la Diélé et de la Lékéti, mission catholique; Okoyo , sur l'Alima, point de destination du prolongement projeté de la ligne télégraphique Brazzayille-Pangala.

Population. — Dix Européens, 50. 000 indigènes (plus de deux habitants par kilomètre carré). Au Nord, les Kouyou, à l’Est, les Tégué et les Djin-

kini, à l’Est, sur les rives du Congo, entre les confluents de l’Alima et de la Licouala-Mossaka avec le fleuve, les Licouba et les Mbochi.

Commerçants . — La circonscription est tout entière dans le territoire concédé à la C. F. H. C., siège à Mossaka, Jactorerics à Mossaka, N’Kounda et Loboké.

Administration. — Chef-lieu de circonscription , Fort-Rousset, un administrateur. Subdivision de Mossaka, un adjoint des services civils, d’Ewo et de Diélé, vacantes.

Budget. — Prévisions de recettes 1920 : 208.000 francs. Taux de l’impôt de capitation : 5 francs, 7 fr. 50 ou 10 francs, selon les régions.

• Productions en 11)19. — Caoutchouc, 13tonnes; ivoire, une demi-tonne ; amandes de palme, 830 tonnes; huile de palme, 133.000 litres; raphia, 35 tonnes, manioc, mil, tahac.

Moyens de transport. — Congo navigable, Alima navigable pour les vapeurs jusqu’à Diélé, pirogues pour toutcsles autres rivières.

En résumé. — Circonscription peu étendue, relativement peuplée, ayant un débouché sur le Congo, mais soutirant actuellement de la pénurie de personnel d’occupation.

Batéké-Alima.

Superficie. — 32.000 kilomètres carrés (plus de cinq départements français moyens). Plateaux, savanes.

Principales localités. — Gamboma , chef-lieu de la circonscription, détruit par la foudre. Djamballa et Djambani , dans les vallées de la M’Pouia et de la Lékéti, Mpala , ancien chef-lieu, Pombo , fabrication d'huile de bambou, Mpouia , sur le Congo, siège de la Société de la N’Kémé- N'Kéni.

Population. — Huit Européens, 54.000 indi-

gènes (plus d un habitant par kilomètre carré), les Koukouya, habitants du plateau, les Batéké, habitants de la vallée de la Lékéti.

Commerçants. — Les limites de la circonscription coïncident avec celles du territoire concédé à trois Sociétés ; l’Alima, la N ’Kémé-N ’Réni et la

Léfini, réunies en un groupement non reconnu; l’Alkélé. Siège de la direction à M’Pouia, factoreries à Makotimpoko, Oyala et Mabirou.

Administration. — Chef-lieu de la circonscription : Gambona, un administrateur adjoint, un adjoint des services civils; subdivision de Bessala, un administrateur-adjoint; d'Ossela, un adjoint des services civils. Subdivisions de Pombo, Djambani et Djouballa, vacantes faute de personnel.

Budget. — Prévisions de recettes 1920, 122.000 francs. Taux de l’impôt de capitation, 5 francs et 2 fr. 50.

Productions . — Ricin. Au Nord, amandes et huile de palme, caoutchouc d’herbes. Tabac. Essai de riz et de pommes de terre.

Moyens de. transport. — Congo navigable pour les grands vapeurs. Alima, pour les vapeurs de 15 à 20 tonnes, jusqu’à Lékéti et les canots à vapeur jusqu’à Dielé. Mpama et Lékéti, en partie navigables.

Route de Djamballa à Mpouia.

Projet de prolongation de la ligne télégraphique Brazzaville-Pangala sur Djamballa et au delà.

En résumé. — Pays de savanes peu riche, donnant du caoutchouc d’herbes et dans lequel la culture de ricin a été entreprise avec succès vers la fin de la guerre, mais ne paraît pas assurée d’un débouché permanent.

Pool.

Superficie. — 29.000 kilomètres carrés (plus de quatre départements français moyens); réunit les deux anciennes circonscriptions du Pool et du Djoué. Belle vallée encaissée du Djoué, rapides du Djoué et du Congo. Plateaux. Savanes.

Principales localités. — Brazzaville , cheflieu de la colonie du Moyen-Congo et capitale de l’Afrique Equatoriale Française, au confluent du Djoué et du Congo, sur le Stanley- Pool, en face les villes belges de Léopoldville et Kinshasa.

Brazzaville comprend trois villes européennes : la plaine, quartier des commerçants et de la douane prolongée par la mission protestante; le quartier dit le Tchad, des militaires, dominé

surlo hauteur parla mission catholique; et le plateau, quartier du Gouvernement et de l’administration. Hôpital, Institut Pasteur, Banque française de l’Afrique équatoriale, poste de T. S. F. Ilottille, ateliers des travaux publics et des messageries fluviales du Congo, camp de ségrégation

250 Français (fonctionnaires, militaires, missionnaires, commerçants), et 50 étrangers (Anglais, Hollandais, Américains, Suédois, Portugais). 11 y a environ 3.000 indigènes.

Principales localités du Pool autres que Brazzaville. — P an gala , admirablement situé sur le Djoué; Renéville , région minière, centre d’élevage dans la région du Djoué ; Ngabé, poste à bois sur le Congo; Maloukou, ancien sanatorium sur une colline élevée, dominant le Congo à la sortie du Pool.

Aucune installation administrative à File Mbamou, dans le Stanley-Pool, où une Société franco-belge fait de l’élevage.

Population . — Plus de 300 Européens, 28.000 indigènes principalement Ballali, Bassundi. Bacongo, Batéké. Brazzaville est le rendez-vous, comme toutes les capitales, des indigènes de toutes les races de la colonie.

Sur la rive du Congo près de Ngabé, Makoko successeur du chef qui conclut avec de Brazza le traité du 30 octobre 188 >. vient de mourir. Les cérémonies de ses funérailles et de son remplacement durent plusieurs mois.

Commerçants. — La circonscription du Pool est la première en allant du Nord au Sud qui soit en territoire non concédé. A Brazzaville se trouvent :

la Mission'

Page 1