‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 4)Chapitre 35 sur 75 · Ï.K COÜROÎINB DE CITATIONS DU 4' TIRAILLEURS · texte numérisé non relu

Ï.K COÜROÎINB DE CITATIONS DU 4' TIRAILLEURS

de résister, exécutent de violentes attaques et le terrain conquis est conservé.

Puis vient la période de l’hiver 1916-1917, qui se passe en secteur ou à l’instruction à préparer les grandes attaques du printemps 1917.

Aubérive-Champagne [il-20 avril 1911).

En mars 1917, le 4® tirailleurs allait attaquer devant Roye, mais l’ennemi se dérobe par la retraite.

Le 17 avril 1917, le 4® tirailleurs est en Champagne, près d’Aubérive; pendant quatre longues journées, ii renouvelle ses attaques et grâce à son indomptable ténacité, il parvient à avoir raison des Saxons, leur gagnant chaque jour 500 mètres, et à atteindre ses objectifs.

BULLETIN DU COMITÉ DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

Pendant la période de repos et d’instruction qui suit, tous travaillent à plein cœur, et c’est avec joie et confiance que le 11 août, le régiment s'embarque en camions pour Verdun.

Troisième citation à l’ordre de l’armée.

Verdun {20 août 1917).

Le 20 août 1917, à 4 h. 40, dans un cadre infernal, sur une terre qui tremble, dans une atmosphère empoisonnée, au milieu des fumées embrasées par l’aurore, le bataillon de tête débouche derrière un irrésistible barrage roulant que les tirailleurs impatients trouvent trop lent à leur gré. Ils dépassent le premier objectif, escaladent la côte de l’Oie, et enlèvent la lisière sud du bois de Lumières, réduisant facilement les dernières résistaîices de l’ennemi.

Ils sont dépassés à ce moment par le bataillon suivant qui déblaie le bois de Curaières, atteint la lisière Nord et s’empare des ouvrages et batteries qui en défendent le débouché.

Tout le versant Nord de la vallée de Forges est interdit à l’ennemi; de nombreux prisonniers et un important matériel consacrent cette glorieuse journée qui vaut au régiment une troisième citation à V ordre de V armée.

Flirey- Vaucouleurs {1911-1918).

Après une période de repos et d’instruction en Lorraine, le 4® tirailleurs prend le secteur de Flirey oû malgré le froid et la neige, il arrête net de violents coups de main allemands, faisant luimême un nombre important de prisonniers.

Dans le courant de janvier 1918, il est ramené dans la zone de Vaucouleurs, où il reste jusqu’au l" avril, travaillant avec passion la contre-attaque qui va être la manœuvre de 1918.

Cachy- Somme {26 avril 1918).

Mais les grandes offensives allemandes vont commencer; la division marocaine est portée en soutien devant Amiens qui est menacé derrière la jointure des armées anglaises et françaises.

Le 26 avril cette jointure venant d’être presque rompue, le régiment est engagé à Cachy; malgré les difficultés de l’attaque et les pertes subies (deux compagnies du l®*^ bataillon sont complètement anéanties), les tirailleurs, grâce à leur héroïsme et à leur admirable ténacité, se cramponnent désespérément au terrain et refoulent avec de grosses pertes les contre-attaques ennemies qui désormais ne dépasseront plus ces lignes de Cachy et du bois de Ilangard.

Breuil, Missy-au-Bois, Soissonnais {29-31 mai 1918).

Le régiment est à peine depuis quelques jours au repos dans la région de Nanteuil le Baudoin que brusquement il est alerté le 27 mai et trans-

porté en camions dans la région au Sud-Est de Süissons où l’offensive allemande est particulièrement menaçante : à Breuil et Missy-au-Bois, ^ les 28, 29, 30 et 31 mai, il fait des prodiges d’énergie et de bravoure et parvient, malgré des pertes élevées, à contenir le flot allemand.

Quatrième citation à l’ordre de l'armée.

Défense d'Ambleny {12 juin 1918).

Remis en réserve dans la nuit du 31 mai au L' juin, il fait de suite le dur métier de réserve d'armt'c, sautant de la forêt de Villers-Gotterets à l’Aisne pour étayer la ligne partout où elle craque. Enfin, il prend la première ligne à Ambleny ausud de l’Aisne ; c’est là que le 12 juin, sous un bombardement intense de l’artillerie adverse, il reçoit le choc de la 34® division allemande. Comme toujours, le 4® tirailleurs soutient sa vieille réputation; malgré la violence des contre-attaques ennemies, malgré les obus toxiques qui empoisonnent l’atmosphère, les tirailleurs tiennent hon quoique des bataillons soient réduits à 120 hommes et à quelques mitrailleurs. Ils conservent intégralement leurs positions que l’ennemi ne dépassera plus.

L’héroïque défense d’Ambleny vaut au régiment sa quatrième citation à L'armée et la fourragère aux couleurs de la médaille militaire lui est con férée.

Deuxième division marocaine.

Défense de Champagne {15 juillet 1918).

Retiré de la bataille pour se recompléter, le 4® tirailleurs a la douleur de 'quitter la division marocaine avec qui il combat depuis quatre ans.

Il est transporté en Champagne, où il prend part à l’énergique défense du 15 juillet. Puis en Lorraine où, pendant quelques jours, il tient le secteur du bois Leprêtre, pour entrer dans la 2® division marocaine, alors en formation.

L'Ailette (20-25 août 1918).

Dans le courant du mois d’août, il quitte la Lorraine pour la région delà forêt de Compiègne et attaque sur l’Ailette du 20 au 24 août : Quennevières, Chamblain-le-Fresnes, Cesmé, l’Ailette marquent ses étapes victorieuses.

Cinquième citation à l’ordre de l’armée.

Crécy-au-Mont {Ailette) {31 août 1918).

Le 31 août il attaque de nouveau près de Crécyau-Mont des positions âprement défendues par la garde prussienne. Après une lutte acharnée et au prix de lourdes pertes, il oblige l’ennemi à la retraite, s’empare de Crécy-au-Mont, la Glorie, le Paraidis, franchit l’Ailette, sous le feu de l’ennemi et s’installe à la ferme de Grand champ et au hois de la Binefte. Sa belle conduite dans cette affaire lui vaut une cinquième citation à l'ordre de l'armée.

Butle du Mesnil et Dormoise {26-30 septembre 1918).

Sixième citation à l’ordre de l’armée.

Hameaé dans la région de la Ferté-Gaucher pour se refaire, le 4* tirailleurs n’y reste que quelques jours . il est enlevé en camions et transporté en Champagne, car il doit prendre part à la grande attaque qui se prépare. Le 26 septembre, dans un élan magnifique et après une intense préparation d’artillerie, il enlève les pentes

Le ravin de Beaurepaire-Argonne {17 octobre 1918.) '

Mais l’ennemi n’est pas encore par terre ; après cinq jours de repos dans la région au Sud de Sainle-Menehould, le 4® tirailleurs est reporté en avant et après trois jours d’une marche rendue extrêmement pénible par la pluie qui tombe sans arrêt, le régiment attaque le 17 octobre au matin le ravin de Beaurepaire où, là encore, malgré les difficultés d’un terrain boisé, i bourré de mitrailleuses allemandes, il déploie pendant

ouest de la Butte du Mesnil, traversant une i véritable mer de fils de fer, manœuvre l’ennemi en faisant tomber successivement ses centres de résistance et l’oblige à la retraite; la Dorraoise est atteinte, Gratreuil est dépassé, l’Alain est franchi et le 29, il arrive sur les pentes sud de Marvaux, ayant réalisé depuis le 26 une avance de 11 kilomètres, ayant capturé un nombre important de prisonniers et un matériel considérable.

En récompense de l’effort magnifique soutenu par les tirailleurs, une sixième citation est accordée au régiment et la fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur lui est conférée

I quatre jours d’attaques consécutifs ses qualités coutumières d’endurance, d’énergie et de froide ténacité.

L’armistice (11 novembre 1918).

L'Alsace {Décembre 1918.)

L’armistice le trouve attendant ses renforts en secteur devant l’Alsace.

Aussi, il part en Savoie pour garder la frontière suisse depuis le Mont-Blanc jusqu’aux Rousses tandis que par deux fois son drapeau avait l’honneur d’être appelé à venir saluer l’Alsace délivrée à Huningue et à Mulhouse.

BULLETIN DU COMITÉ DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

Enfin, le 19 décembre, il fait tout entier son entrée solennelle à Gnebviller, au milieu des acclamations alsaciennes, réalisant ce jour-là le rêve qui pendant toute la guerre avait soutenu sa vaillance.

C’est là que vient le trouver le 26 décembre l’ordre de rentrer immédiatement en campagne au Maroc pour continuer de suite la besogne qu’il avait interrompue en 1914.

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