CITATIONS A L’ORDRE DE L’ARMÉE
OBTENUES PAR LE RÉGIMENT D’INFANTERIE COLONIALE DU MAROC AU COURS DE LA GUERRE 1914-191 8.
1° Le général commandant la 2e armée cite à l’ordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du maroc.
(Ordre général n° 295 du 12 janvier 1915.)
« Sous le commandement du lieutenant-colonel larroque, le régiment a mené dans les journées des 17, 18 et 21 décembre 1914 de nombreuses attaques. Il s’y est conduit de la façon la plus glorieuse sans s’occuper de ses pertes »
Signé : de Castelnau.
2° Le général commandaut la 2e armée cite à l’ordre de l'armée le régiment d’infanterie coloniale du maroc.
(Ordre général n° 356 du 25 août 1916.)
« Sous le commandement de son chef le lieutenant-colonel Régnier,, a conquis pied à pied puis dans un magnifique assaut les deux tiers d’un village ruiné très important pour la défense, où l’ennemi était formidablement retranché. Un pâté de maisons restait encore aux mains des Allemands, le régiment colonial du Maroc qui devait être relevé, a spontanément demandé à rester sur le terrain, jusqu’à ce qu’il eût achevé son oeuvre. A complété brillamment la conquête du village dans la nuit suivante. A remarquablement organisé la défense des ruines du village dont la conquête a été intégralement maintenue. »
Signé : Nivelle.
Légion d’honneur (décret du 13 novembre 1916).
3° « Le 24 octobre 1916, renforcé du 43e bataillon sénégalais et de deux compagnies somalis , a enlevé d’un admirable élan les premières tranchées allemandes; a progressé ensuite sou* l’énergique commandement du lieutenant-colonel Regnier, brisant successivement les résistances de l’ennemi sur une profondeur de 2 kilomètres. A inscrit une page glorieuse à son histoire en s'emparant d’un élan irrésistible du fort de Douaumont et conservant sa conquête malgré les contre-attaques répétées de l’ennemi. »
f 4° Le général commandant la 2° armée cite à l'ordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.
( Ordre général n° 497 du 2 août 1917. j
« Lé 15 décembre 1916. sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Régnier, qui, blessé la veille, avait refusé de se laisser évacuer, a d’un seul et irrésistible élan enfoncé les lignes ennemies sur une profondeur de 2 kilomètres, enlevant successivement plusieurs tranchées, deux ouvrages et un village fortifiés, capturant 815 prisonniers dont 20 officiers et prenant ou détruisant 16 canons. 10 canons de tranchées, 23 mitrailleuses et uu nombreux matériel de guerre. »
Signé : Guillaumat.
5° Le général commandant la 6e armée cite à l’ordre de l'armée le régiment d'infanterie coloniale du Maroc.
(Ordre général n° 529 du 13 novembre 1917.)
« Régiment d'élite, sous l’énergique commandement du lieutenant-colonel Debailleul, a le 23 octobre t‘H7,par une manœuvre audacieuse, difficile et remarquablement exécutée. encerclé et enlevé de haute lutte les carrières de Bohery. S’est emparé ensuite des lignes de tranchées du Chemin des Dames que la Garde prussienne avait Tordre de défendre atout prix, puis progressant encore sous un feu violent d artillerie et de mitrailleuses sur une profondeur do plus de 2 k. 1/2 malgré des pertes sensibles, a atteint avec un entrain admirable tous ies objectifs, infligeant à l ennemi de lourdes pertes, capturant 950 prisonniers dont 1 i officiers, il) canons dont 8 de gros calibre et un nombreux matériel de guerre. »
Signé : Maistre.
6° Le général commandant la 3* armée cite à l'ordre de l'armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.
(Ordre général n° 409 du 15 mai 191: S.)
« Régiment d’élite comptant parmi les meilleurs de l’armée française. Le Régiment d’infanterie coloniale du Maroc, sous le commandement du lieutenant-colonel Modat, vient d’ajouter une nouvelle page à sa brillante histoire militaire en enrayant la ruée ennemie sur une partie du front d’une importance capitale; en particulier, le 30 mars 1918, a effectué une contre attaque audacieuse, magnifiquement réussie, qui a permis de rétablir le front, faisant subir des perles énormes à l’ennemi, amenant la capture de 785 prisonniers, de 50 mitrailleuses et de plus de 1 .000 fusils. »
Signé : IIumbert.
7° Le général commandant la 10e armée cite à l’ordre de l'armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.
(Ordre général n° 342 du 22 septembre 1913.)
« Splendide régiment dont la valeur et l'entrain sont légendaires. Les 18 19 et 20 juillet 1918, le Régiment d’infanterie coloniale du Maroc, sous l’énergique commandement <lu lieutenant-colonel Modat. est parti à Tassant avec une fougue irrésistible, refoulant l’ennemi sur une profondeur de plus de 7 kilomètres, malgré sa résistance acharnée, et lui capturant 825 prisonniers, dont 19 officiers, 21 canons, 120 mitrailleuses et un nombreux matériel. »
Signé : Mangin.
8° Le général commandant la 10e armcc cite à Tordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.
(Ordre général nn 347 du 12 octobre 1913.)
« Régiment d’une bravoure légendaire qu’anime un esprit olïensif hors de pair. Sous les ordres du lieutenantcolonel Modat, vient de se distinguer au cours des combats des 20. 21, 22. 23 août 1918 en enle vaut dans un magnifique assaut la zone de résislance ennemie qui lui "était assignée, puis par une manœuvre audagense, brillamment exécutée, a occupé le village constituant son pcemicr objectif et s’y est maintenu en lléclie à 2 kilomètres du restant de la ligne. Continuant si progression opiniâtre pendant l’après-midi et les deux journées suivantes, a conquis deux villages et plusieurs bois fortement défendus. A
a,nsi valise une avance totale de 14 kilomètres, faisant 1.03/ prisonniers, dont 24 officiers et capturant20 canons, 8 ininenAverfers et 76 mitrailleuses. »
Signé Mangin.
, 9° Le général commandant la 4* armée cite à Tordre de 1 armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.
(Ordre général n° 1445 du 10 novembre 19 (S.)
« Au cours d une progression victorieuse marquée par quatre jours de combats acharnés, le Régiment d infanterie coloniale du Maroc, sous le commandement du lieutenantcolonel Modat, a encore surpassé ses précédents exploits. Chargé le 26 septembre 1916 de la conquête de la butte du Mesnil et du plateau de Gratreuii, le régiment a successivement engagé sous les ordres du commandant Dorey, du capitaine Alexandre et du commandant Marcaire. ses trois bataillons qui, manœuvrant avec une extrême vigueur, ont progressé sans trêve, tenant tête aux contre-attaques furieuses de l’ennemi, lui infligeant de lourdes pertes et le repoussant au delà du village de Vieux à plus de 11 kilomètres de la hase de départ. A capturé au cours de celte avance 9 Si prisonniers dout 27 officiers, 31 canons, 19 minenwerfers et 189 mitrailleuses ».
Signé v Gouraud.
10° Le général commandant la 4e armée cite à Tordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.
(Ordre général n° 33.334 du maréchal Pétain du 23 décembre 1913.)
« Chargé d’emporter une position redoutable, barrant les défilés de TArgonne, position qui jusque-là avait résiste aux assauts répétés de nos troupes, le régiment d'infanterie coloniale du Maroc, sous les ordres du lieutenantcolonel Modat, s’est porté à l’attaque le 22 octobre 1918. Malgré un terrain extrêmement difficile et bourré de mitrailleuses et eu dépit de la défense acharnée d’un ennemi résolu, disputant le terrain pied à pied, a réussi à progresser par une série de manœuvres habilement conçues et exécutées avec une maîtrise incomparable. S'est emparé de l’objectif qui lui était fixé au prix de pertes relativement minimes, faisant 210 prisonniers dont 9 officiers et capturant 50 mitrailleuses et 2 canons de tranchée. »
Signé : Gouraud.
Colonels ayant commandé le régiment d'infanterie coloniale du Maroc.
Lieutenant-colonel Pernod, du 7 août 1914 au 20 septembre 1914;
Lieutenant colonel Larroque du 21 septembre 1914 au 20 octobre 1915 ;
Lieutenant-colonel Régnier, du 21 octobre 1915 an 14 lévrier 1917;
Lieutenant-colonel Debailleul, du 15 février 1917 au 28 février 1918 ;
Lieutcuaul-coloncl Modat, depuis le 1er mars 1918.
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