LA SITUATION GÉNÉRALE DÉ LA TUNISIE
M. Lucien Saint, Résident général, a inauguré le 9 novembre la ligne du chemin de fer de Nefza à Tabarka qui met désormais Tunis et Bizerte en relation ferrée avec Tabarka à travers une région riche du point de vue agricole et minier comme du point de vue touristique (régions des Mogods, des Nefzas, de Tabarka et de la Kroumirie.
A cette occasion le Résident général a prononcé l'important discours suivant sur la situation générale de la Tunisie.
S. A. Sidi Mohamed Habib Bey a eu la gracieuse pensée de se faire représenter à cette cérémonie par son fils le prince Lahmine, que je suis tout particulièrement heureux de saluer ici. Celle aimable attention témoigne, une fois de plus, de l’intérêt que le Souverain éclairé porte à l’effort que poursuit sans relâche le Gouvernement du Protectorat pour donner à son peuple l’outillage économique nécessaire à sa prospérité matérielle et morale.
Xous prions MFr le prince Lalmiine de vouloir bien être, auprès de Son Altesse, l’interprète de nos vifs remerciements et de notre déférente gratitude.
Permet tez-moi, Messieurs, de vous remercier tout d’abord d'avoir bien voulu vous grouper autour du Résident général, pour marquer toute l’importance que nous attachons à l’inauguration d’une ligne ferrée qui va permettre le développement rapide d’une région dont l’avenir apparaît particulièrement brillant. Elle ouvre à la colonisation des horizons nouveaux; elle va permettre à notre industrie forestière, naissante et encore hésitante, de conquérir son plein développement grâce aux débouchés qui lui faisaient défaut et qui lui ouvrent aujourd’hui des perspectives pleines de promesses.
Tout à l’heure, en termes excellents, et bien mieux que je n’aurais pu le faire, M. le directeur général des Travauxpublics vous a exposé avec toutes les précisions d’une technique saisissante, toute l’économie du travail.
Ce qu’il a omis de vous dire, c’est l’effort personnel, la volonté clairvoyante qu'il a apportée depuis 1907, e’est-àdirc depuis quinze ans, à sa réalisation. Sa vision nette et pratique îles difficultés, son ingéniosité à trouver les solutions propres à les vaincre, son optimisme réfléchi et sa bonne humeur, ont été les stimulants précieux de l’activité de son personnel. Qu'il en soit ici félicité et remercié au nom de tou- ceux que passionnent les intérêts de ce pays, au nom de celui auquel il prête chaque jour une collabora-' tien chaque jour plus appréciée.
Je suis heureux de m’associer à lui, pour adresser mes remerciements et l’expression de la reconnaissance du Gouvernement à tout le personnel de la Direction générale des Travaux publics, qui depuis l’origine du Protectorat, lutte avec science, conscience et courage contre les difficultés de tous ordres, pour donner à ce pays les instruments nécessaires à son développement dans la vie moderne.
Et ce m’est une occasion heureuse d’apporter ici avec mon témoignage, celui de toutes les hautes personnalités françaises et étrangères qui viennent visiter notre belle Tunisie : la France a créé en Tunisie, en un court espace de temps, un outillage fie tout premier ordre, qui est une des manifestations les plus éclatantes de son génie civilisateur.
Sachons donc, nous qui sommes dans ce pays les premiers bénéficiaires (le cette œuvre admirable, nous élever au-dessus d’un incorrigible esprit critique que la partialité ou les difficultés inhérentes à la vie quotidienne égarent trop souvent, et reconnaissons la grandeur de l’œuvre accomplie. Accordons l’hommage de notre reconnaissance à un personnel d'élite dont M. le ministre des Travaux publics me faisait encore tou! récemment l’éloge le plus mérité et le plus réconfortant.
Et je veux aussi, Messieurs, adresser aux membres de la Conférence consultative qui ont bien voulu répondre à l’in-
BULLETIN DU COMITE DE L’AFRIQUE FRANÇAISE
vitatiou du Gouvernement du Protectorat, comme à ceux qui s’en sont trouvés empêchés, mes remerciements et ceux du Gouvernement de la République pour la collaboration parfois traversée de discussions nées des plus honorables divergences de vues, mais toujours inspirées par des conceptions de bien public, qu’ils n’ont cessé de prêter au représentant de la France : condition impérieusement nécessaire à la réalisation des grandes choses qui doivent à tout jamais marquer dans ce pays l'empreinte de notre civilisation. La cérémonie de ce jour nous en est un témoignage. La ligne que nous inaugurons fait partie de ce programme de grands travaux que la Conférence consultative avait si judicieusement établi. Des finances saines, prospères, ordonnées, auxquelles l'Assemblée donnait tous ses soins, avaient permis d'en commencer la réalisation. Il esl d’élémentaire justice, au moment où les nécessités d’une évolution que nous espérons féconde en résultats prochains, amènent sa transformation. de lui rendre un hommage mérité pour cette période d’activité, de travail intensif et de réalisations heureuses auxquelles elle a présidé.
La guerre et son cortège de difficultés graves a brusquement obscurci cette vision sereine d'avenir et de développement méthodique dont se réjouissait notre fierté.
11 n'est pas téméraire d’affirmer que nous pouvons reconquérir une situation aussi favorable si nous savons meltre en œuvre tous les éléments de travail que la Tunisie met à notre portée.
Ne nous attardons pas à rechercher si, en associant indissolublement ses destinées à celle de la Tunisie, la France a conclu un marché aventureux et semble avoir donné à ses protégés plus qu'elle ne risque de recevoir. Qu’importe! Nous ne sommes pas venus ici pour conquérir par les armes et par la force; nous avons généreusement apporté à cette terre, africaine notre cœur désintéressé, notre intelligence productrice et notre travail fécond, comme aussi notre force morale et notre puissance créatrice. Nous avons vivifié cette terre, nous avons fait plus encore : nous lui avons donné nos enfants, en leur apprenant à la comprendre, et à aimer l'effort sous son ciel bleu, dans sa lumière limpide et charmante. Ainsi avons-nous le droit de dire que nous ne sommes pas ici de simples passants et des hôles éphémères. Et je partage l’émotion ressentie par tous ceux qu'attachent à ce pays mille fibres mystérieuses, lorsque se sont fait jour certaines théories sacrilèges qui ne tendaient à lien moins qu’à la destruction de liens qu’avaient tissés une affection réciproque, en même temps que la juste reconnaissance des bienfaits reçus. Ceux-là qui, dans les premiers mois de l’année, ont, dans ce pays qui a la volonté de progresser dans l’ordre et dans la paix semé des paroles de discorde et de révolte, ont fait une œuvre mauvaise, qui répugne à tous les sentiments élevés dont est fait le patrimoine commun de deux grandes civilisations.
J’ai le sentiment que mes paroles traduisent fidèlement la pensée de S. A. Mohamed El Habib Bey, qui, animé d’un esprit particulièrement éclairé, a offert à la France, dès la première heure de son règne, avec une compréhension élevée du bien de sou peuple, sa collaboration la plus amicale, la plus sincère et plus loyale.
Mais demeurons justes envers tous. Le nombre des Tunisiens qui pensent et réfléchissent aux problèmes du dehors et du dedans s’est, depuis le Protectorat, et grâce à lui. singulièrement développé. Il était inévitable qu’un tel mouvement d’idées quel que soit le peuple dans lequel il se développe. s’accompagne de secousses, susceptibles' d’abolir l'esprit de justice et de mesure, comme d’effacer lagratitude due aux services rendus. L’imagination excitée aveugle la raison. Aussi bien, celte agitation malsaine, qui tentait de pénétrer dans une population essentiellement pacifique, s’éteinl rapidement, tant il est vrai que rien ne peut s’opposer à l’idéal que la France veut réaliser dans ce pays : l'union indissoluble de deux peuples dans le travail,, le progrès, la concorde et la fraternité. Faisons donc crédit aux qualités de nos amis musulmans. Ils ne peuvent pas ne pas comprendre que la France n’a d'autre but que d’arriver à ce que ceux qui vivent ici soient confiants les uns dans les autres, et tous intimement convaincus de la solidarité de leurs intérêts,
Cette collaboration étroite el amicale des uns et des autres, seule politique à suivre en ce pays, sera puissamment aidée par la nouvelle organisation politique et admi-
nistrative qui vient d’ètre promulguée, et qui esl en cours de réalisation.
Dégagée de toutes les complications de textes, quel est donc leTmt capital de celte réforme?
Organiser sur tous les points le travail en commun des administrés avec les administrateurs, créer la liaison entre les cellules primaires par des organismes de coordination, et s’élever ainsi jusqu’au Grand Conseil dont la fonction essentielle sera de discuter des grands intérêts généraux, el de servir d’arbitre entre les aspirations non concordantes des différentes régions.
Dans cet ordre d’idées, d’heureux résultats sont déjà acquis. La population indigène a choisi, dans un calme parfait et dans la plénitude de sa liberté, ses représentants aux assemblées qui sont à la base de la pyramide. Ainsi s’établit l’opportunité qui commandait de recourir, pour celte consultation, à la pratique el au respect de la tradition musulmane. Aux réunions des Conseils de caïdats qui déjà ont tenu leurs sessions, les indigènes ont témoigné du plus vif intérêt pour l'institution nouvelle et compris le souci qui anime le Gouvernement du Protectorat d’associer la masse qui travaille et produit à la conduite de ses propres affaïress.
Demain, les Conseils de région, renouvelant l'expérience des Conseils municipaux, consacreront a de nouveau le travail en commun, à la recherche d’un même but d’intérêt général, des Français avec les indigènes.
Et dans quelques jours enfin, la consultation populaire achèvera la formation du Grand Conseil.
Certes l’instrument n’est pas parfait. 11 appellera sans doute des retouches, et ne sera pas éternel. Mais il a été conçu avec une entière bonne foi, et en l'apportant en plein accord avec le Gouvernement français et S. A. le Bey, aux Français et aux Tunisiens, j'ai le sentiment qu'il ne vaudra que parce que les uns et les autres voudront qu’il soit. La réforme est une étape d'essai qui décidera de l’avenir politique de la Tunisie; elle évoluera dans son principe de décentralisation avec d'autant plus de rapidité que chacun s’appliquera à la rendre plus utile.
C’est pourquoi je m’adresse à tous les bons Français et à tous les Tunisiens loyaux et fidèles. Je leur demande d'accepter l’épreuve que nous tentons dans un esprit de paix et de concorde, de faire taire les appétits égoïstes et les ambitions personnelles. La possibilité s’offre à eux de marquer leurs préférences, non pour des individualités, mais pour idées et des doctrines. Qu'ils soient clairvoyants cl que leur clairvoyance soit assez haute pour discerner toujours l'intérêt général, au milieu des intérêts particuliers qui l'assaillent, et risquent du l'étouffer.
De son côté, le Gouvernement du Protectorat n’a d'autre but que de travailler au bien de tous en suivant les directives de la France. Mais il est aux prises avec les plus dure' réalités, et n’a pas le droit de laisser aller son imagination dans le domaine du merveilleux et du rêve. Certes, toutes les aspirations lui sont chères, mais la lourde loi de l’évolution est plus forte que la volonté des hommes, et le chemin qui atteint aux cimes élevées est toujours long à parcourir et pénible à gravir.
Le Grand Conseil qui se réunira le mois prochain ne devra pas l'oublier, au cours de sa collaboration avec le Gouvernement. 11 va se heurter, lui aussi, à une tâche ardue, qui, pour être menée à bien, exigera le désintéressement et l’abnégation des élus : je veux parler du problème financier.
Les budgets de tous les Etats du monde se débattent au milieu de difficultés qui paraissent insurmontables aux forces humaines. Partout l'imagination de ceux qui ont la lourde charge de gouverner, s’épuise à chercher de nouveaux moyens d'augmenter les recettes, car la diminution des dépenses, leur compression au strict nécessaire, ne saurait nulle part suffire à rétablir l'équilibre. Dans un pays moderne comme la France, la circulation de la richesse présente les aspects les plus variés, il semblerait donc qu'il soit facile de la saisir au passage, en multipliant les formes de l'impôt, el en répartissant équitablement les charges. Pourtant, la dis cussion du budget qui vient de commencer devant les Chambres découvre tous les obstacles auxquels viennent se briser les bonnes volontés et le courage patriotique avec lequel chacun de nos représentants travaille à reconstruire un édifice financier solide, indispensable à la prospérité de la nation.
Les difficultés de la Tunisie — nuilalis inulatulis — ne le
cèdent eu ; ien à celles de la Métropole. Certes, nous n'avons pas à relever les ruines causées par la guerre, et ce ne sont pas des milliards qu’il nous faut trouver. Mais combien, en revanche-, sont faibles nos moyens d’action !
Si nous examinons le pays dans son ensemble, nous y voyons des populations qui sont encore à l’aurore de la vie économique moderne. La circulation de la richesse affecte tes modalités propres à un pays naissant. La vie industrielle est limitée aux cntreprise’s minières; les produits manufacturés sonl , pour la plupart, importés, et nous arrivent grevés de charges supplémentaires. La production agricole est soumise aux variations déconcertantes d'un climat dur et capricieux qui rendent singulièrement aléatoire l’appoint qu’elle, apporte au budget. La sagesse commande de se garder des mesures qui auraient pour effet de décourager les entreprises susceptibles de hâter le développement des pays.
Pourtant, eu face de cette situation économique naissante, la Tunisie possède l’organisation administrative d’un pays moderne; pleins d’une foi ardente dans l'avenir, nous avons doté la Tunisie de tout ce qui peut aider à son développement dans toutes les branches de son activité et à son progrès matériel et moral. Ainsi, la crise nous surprend en pleine période de croissance, et, sans qu’il nous soit possible de recule . nos charges ont subitement dépassé nos possibilités financières.
Voilà ia cause essentielle de lous nos embarras, et aux yeux di Gouvernement qui vit dans la réalité et non dans le rêve, les remèdes sonl extrêmement difficiles à imaginer; il n’y a pas de solution simple, ni de formule magique pour vaincre l’obstacle.
Nous ne pouvons nous servir des procédés français pour résoudre . • problème financier, car un impôt ne doit pas être envisagé dans l'espace, mais bien dans le milieu où il doil être mis en action. Ici, nos solutions doivent tenir compte de la tradition, des mœurs, en un mot dos conditions à la foi - sociales et économiques du pays. Dès lors le champ de nos investigations est très limité, et nous ne pouvons pas disposer du catalogue d’impôts multiples et à incidence- variées dont di-pose la France : nous arriverions à atteindre le- >euls Français.
L’organisation des budgets régionaux et la révision des règles fondamentales du budget d’Etat faciliteront peut-être le problème. Il est certain que le budget lui-mème a été conçu de telle sorte que les difficultés qui sonl la conséquence de la guerre y apparaissent de façon plus brutale que partout ailleurs. La Tunisie n'a qu'un budget qui satisfait à tous les besoins : dépenses municipales, œuvres d’assislnnoe, cuisses de retraites, etc. 11 est indiscutable que si la France axait la fantaisie de supprimer ses budgets municipaux et départementaux, les budgets des établissements hospitaliers ou des œuvres sociales, elle ne pourrait plus vivre, parce qu’alors ou bien on sacrifierait des nécessités essentielles, ou bien on arriverait à un chiffre de dépenses . colossales. C’est cependant ainsi que nous procédons. Il semble qnc si l’on pouvait dégager le budget d’un certain nombre de dépenses qui ne sont pas dépenses d'Etat, si l’on faisait maître des budgets régionaux, nous arriverions, sinon à arrêter définitivement l'augmentation des dépenses du budget général, du moins à freiner assez pour que l’augmentation des recettes suffise à faire face à l’augmentation des dépenses. Alors, d'un côté, en échelonnant les augmentations d'impôts à prévoir, sur une période de deux ou de trois ans, en dégageant, d’un autre côté, le budget des dépenses qui ne sont pas dépenses d'Etat, enfin on spéculant sur les plusvalues normales de recettes, il ne serait pas impossible, dans un délai assez court, de rétablir la clarté et J’équilibre de nos finances.
Mais je. iens à appeler votre attention sur un point qui me parait d'une importance primordiale pour l’apaisement cl la concorde de tons les éléments de la colonie française.
Il est bien illusoire de croire que l’équilibre financier peut être obtenu par la seule diminution des dépenses, et en particulier p r la diminution du nombre des fonctionnaires.
Certes il s’agit de restreindre ce nombre à un chiffre suffisant, e c’est à quoi je travaille. La Conférence consultative a demandé que soit établie une sorte de loi des cadres, et déjà, dans chaque service, le travail est achevé. 11 fera prochainement, au cours d’une réunion qui aura lieu dans mon cabinet l’objet d’un examen attentif. Ainsi sera mise en
œuvre une meilleure utilisation des activités, et j'entrevois déjà des réalisations qui ne sont pas susceptibles de troubler le fonctionnement des services administratifs. Par ailleurs, on ne saurait nier que l’augmentation du coût de la vie a pu inquiéter les fonctionnaires. Il est certain aussi que l’application hâtive du décret de 1919 a créé des situations qui choquent l’équité. Il est nécessaire de faire' une révision d’ensemble de ces situations, et d'en finir avec une agitation des esprits qui est regrettable à tous égards. La question doit disparaître des préoccupations du Grand Conseil, j’insisterai près de lui, pour qu’il me donne les moyens nécessaires à terminer une réforme commencée depuis trois ans, qui n’a que trop duré, et d’arriver à nue situation nette et stable, et désormais définitive.
J’aurai alors le devoir d'exiger de tous les agents du Gouvernement une collaboration complète, franche et loyale.
Tout Français doit avoir conscience qu'en venant en Tunisie, il devient le collaborateur de l’action civilisatrice que la France entend exercer. Le prestige du pays protecteur est lié à celui que chacun de nous acquiert auprès des populations indigènes par son caractère, son attachement à la mère patrie, par son travail, sa probité, en un mot par toutes ses qualités morales.
Le fonctionnaire qui détient une parcelle de l’autorité publique, doit avant tout s’inspirer de ces principes ; il ne sert bien la France et la Tunisie qu’à cette condition.
Nul ne saurait douter du libéralisme du représentant de la France mais il croirait trahir la mission difficile qu’il lient de la confiance du Gouvernement français, s’il ne déclarait pas que la discipline est une condition nécessaire à la vie administrative du pays.
Mais je sais que je puis compter sur le dévouement de tous: l’œuvre accomplie est le plus sur garant de l’avenir.
Les crises de toutes sortes qui remuent tous les pays passeront : travaillons avec ardeur dans la concorde; cessons d’opposer les uns aux autres les éléments de la colonie française ; distribuons à tous, Français et Indigènes, une justice humaine et sçcourable à toutes les misères ; aidons toutes les aspirations généreuses, faisons taire les égoïsmes.
Nous ne saurions mieux travailler pour la grandeur de la France et la prospérité de la Tunisie.
A son retour à Tunis, le Résident général a été reçu par le Rey qui l’a félicité de son discours et remercié des réformes introduites par la France.
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