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BULLETIN DU COMITÉ DE L’AFRIQUE FRANÇAISE
des produits pharmaceutiques, des objets d’émail et de zinc, etc.
Exportations :
En 1918 84.845.000 lires
En 1919 41.000.000 —
En 1920 '47.000.000 —
Les marchandises exportées sont : des peaux séchées, noix de palmiers doum (pour la fabrication des boulons), conserves de viande, sel, corail, perles, écaille de tortue, graines de lin, gomme, matières tannantes, potasse provenant en grande partie des mines de Dallol, en Dancalie, et que l’Italie envoya, durant la guerre, en France, en Angleterre et jusqu’au Japon, pour la fabrication des poudres.
L'exploitation des plantes à fibres textiles (agaves et palmes), du camphre, de l’aloès, des corps tannants, est en bonne voie de développement, ainsi que celle du tabac, du café, et du palmier doum.
Il y a une industrie naissante pour le défibrage et le peignage du sisal, pour le premier travail en boutons du corail et de la noix doum.
Le bétail bovin et ovin est nombreux et d'excellente qualité: les peaux en sont un des principaux articles d’exportation avec des conserves de viande, dont il existe une considérable entreprise à Seinbel.
On connaît de nombreux gisements de métaux variés : or, cuivre, zinc, manganèse, fer, etc..., qui ne sont pas encore exploités, de même que ceux de pétrole, de sel potassique et de phosphore.
11 a été créé un Office des mines pour les études et les recherches.
La production des salines s’accroît sans cesse et la quasi totalité du produit est envoyée aux Indes. Les indigènes et les arabes se livrent activement à la pêche, pèche du corail, de la tortue, des perles, du corail noir, des coquilles d’ornement, des requins, (pour la viande et les ailerons).
Massaoua est un des centres principaux pour le commerce des perles.
On trouve dans le pays, des éléphants, des lions, des léopards, des guépards, des hyènes, des chacals, des girafes, des hippopotames, des crocodiles, des singes, des antilopes, des sangliers, des oiseaux divers. Toute cette faune alimente un petit commerce de peaux, de cornes, de plumes, ainsi que d’animaux vivants pour les ménageries et jardins zoologiques.
La Banque d’Italie a en Erythrée plusieurs agences. A Massâoua et à Asmara il existe des succursales de la Banque pour l’Afrique Orientale. A Asmara, il y a la Banque populaire coopérative et une Chambre de Commerce et d’industrie.
Somalie.
Surface : environ 400.000 kmq. : 150.000 kmq. sont sous la domination direclo de l’Italie et constituent le Bénadir, le reste est formé par les protectorats d’Obbia, de Mijourtini et de Nogal. Il convient d’y ajouter 80.000 kmq. sur la rive
droite du Giuba, territoire cédé par l'Angleterre mais non encore remis à l’Italie ; ce territoire est peuplé d’environ 50.000 habitants.
La population de la Somalie est d’environ 350.000 habitants avec 690 Italiens seulement et 8 étrangers.
Sur la côte, le climat est à peu près uniforme toute l’année, grâce au souffle constant des moussons. La température diurne y oscille entre 22° et 30° Dans l’intérieur, les différences sont plus fortes : 18° la nuit et 35° à 40° durant le jour,
Les pluies y sont régulières sinon abondantes.
Outre les deux fleuves du Giuba et duSchebeli, la colonie possède une véritable richesse hydrique souterraine.
Les ports et les centres principaux sont : Mogadischio et Brava. Viennent ensuite : Merca, Giumbo à l’embouchure du Giuba, Margherita, Bardera et Lugh sur le Giuba. Sur la mer, il y a Ouarscheik. Itala, Mereg, etc...
Les populations, de race Somalie pure, sont adonnées à la vie nomade pastorale.
Dans l'intérieur, il existe de nombreuses races croisées avec les Arabes et les Gallas. La religion dominante est l’islamisme.
Un vaste réseau de 1.500 kilomètres de routes carossables relie toutes les régions entre elles et avec la côte.
Quelques tronçons de voie ferrée sont en construction. Le premier comprend 30 km. de Mogadischio à Afgoï et est très avancé; celui de Brava à Bardéra sur le Giuba est à l’étude.
Les voies caravanières sont très bien entretenues et traversent toute la colonie, allant vers l’Ethiopie du nord.
De nombreuses caravanes les parcourent, transportant des peaux séchées de bœufs, de moutons et d’antilopes dig-dig, des semi-oléagineux, des céréales, des épices, et les échangent contre des filés et tissus de coton et des objets divers pour la consommation intérieure.
Les transports fluviaux sont également très bien assurés et très étendus depuis l’embouchure du Giuba jusqu’à Bardera, grâce aux deux Gouvernements italien et anglais. Pendant une grande partie de l’année, il existe un service régulier de passagers et de marchandises par les bateaux fluviaux de la Société italienne pour le Commerce en Somalie.
Sur l’Ouebi Schebeli, la Société agricole Italo- Somalie, sur l’initiative de son chef, le duc des Abruzze, a rendu le fleuve navigable après l'avoir nettoyé; des bateaux et des chalands le parcourent dès maintenant entre Boulo Bourti et Afgoï.
Importations par mer :
Eu 1918 13.879.000 lires
Eu 1919 13.326.000 —
En 1920 28.447.000 —
Ces importations comprennent des filés et tissus de laine et de coton, du café, du pétrole, du riz, du tabac, du sucre, des matières grasses, du savon, des céréales, de la farine, des conserves alimentaires, etc.,.
Exportations :
Eu 1918 6.045.000 lires
En 1919 ' 7.557.000 —
En 1920 17.000.000 —
Ces exportations comprennent principalement des peaux de moutons, de bœufs et d’antilopes dig-dig, de la laine brute non dégraissée, du coton en bourre, de l’ambre, de l’ivoire, de la myrrhe, des moutons et des chèvres, de la gomme, du beurre, des matières grasses.
Il existe une réexportation de tissus du Bénadir pour les pays de la côte sud-africaine, pour Aden et pour Zanzibar.
L’industrie la plus remarquable est l’élevage du bétail à laquelle s’adonne toute la population Somalie.
L’élevage est favorisé, surtout dans le Benadir, par de plantureux pâturages naturels.
En 1920, on y comptait 2.101.000 chameaux, 1.246.000 bovins et 1.666 ovins.
L’agriculture vient ensuite, mais encore à l’état primitif (coton, maïs, sésame, haricots, etc...). Elle est exercée par la peu nombreuse population sédentaire.
Les principales ressources définies de la Somalie résident dans son climat, sa richesse en eau et la fertilité de son sol. A ce point de vue les initiatives du duc des Abruzze sont pleines de promesses.
La Société agricole Italo-Somalie, qui a accompli de remarquables travaux hydrauliques de barrage et de canalisation sur l’Ouebi Schebeli, dans le Moyen Schidle, a créé de vastes et riches plantations. où des villages surgissent dès maintenant, et qui commencent à donner du colon, de la canne àsucre, du tabac, du sésame, dukapok, ducoprah. des plantes textiles indigènes.
Le Gouvernement colonial cède, dans de bonnes conditions, aux petits et moyens cultivateurs, dont un bon nombre sont déjà venus, des régions facilement irrigables, riches en arbres, en arbustes et en pâturages.
Pour la chasse et la pèche, la Somalie constitue une sorte de petit paradis avec la même faune que celle de l'Erythrée. La pèche maritime alimente une certaine exportation.
A Mogadischio, siège du Gouvernement, existe une filiale de la Banque d’Italie avec un service de trésorerie.
Le commerce pour l’étranger est fait, en dehors des Italiens, par un grand nombre d'Arabes et d'indiens qui parcourent l’intérieur de la colonie et sont les agents de puissantes maisons d’Aden. de Mombasa, de Zanzibar et de Bombay; ils importent de grandes quantités de cotonnades indiennes.
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