RESTAURATION PAR RÉUNION SECONDAIRE
Cette méthode à été celle de Verneuil, Sédillot, Voillemier, Bourguet et a été suivie dans plusieurs cas par Daniel Mollière; elle s'imposait du reste avant l’antisepsie. Au point de vue clinique nous avons déjà étudié les avantages que l’ou pouvait tirer de la réunion secondaire du périnée dans le traitement des fistules et des tumeurs urineuses ; mais comme nous l'avons bien fait remarquer, lurèthre était là à peu près intact. Ici au contraire il manque totalement et c’est la réparation par bourgeonnement du canal lui-même et non du périnée dont il importe de connaître la valeur. A cet effet sur le chien de l’exp. n° 10 qui nous avait déjà servi et qui portait une fistule périnéale consécutive à une résection incomplète de l’urèthre, nous avons excisé tout ce qui pouvait rester de la paroi supérieure, de manière à obtenir une surface cruentée incapable de se séparer autrement que par bourgeonnement. Quatre mois plus tard le cathétérisme et l’autopsie nous montraient qu'il existait en ce point un rétrécissement des plus marqués puisque l'on ne pouvait même pas passer une bougie filiforme. Il en est de