‹ Réparation de l’urètre périnéalChapitre 2 sur 40 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il faut distinguer au point de vue du traitement deux variétés de rétrécissements de l’urèthre : les uns blennorrhagiques, à évolution lente, cèdent assez facilement à la dilatation et à l’uréthrotomie interne ou externe, moyens qui ont fait leurs preuves et qui donnent journellement des résultats sinon définitifs, du moins compatibles avec le parfait fonctionnement de l’appareil génito-urinaire.

Les autres au contrarre, d’origine traumatique, sont caractérisés par la rapidité de leur évolution et résistent à tous les moyens thérapeutiques. Aussi est-ce surtout contre eux que l’on a préconisé les procédés dits de cure radicale, consistant à exciser un noyau eicatriciel ou à réséquer la portion sténosée du canal.

Les opérations de ce genre ne sont pas nouvelles, car il en est qui datent de plus d'un demi-siècle, mais si elles ne sont pas entrées dans le domaine courant, c’est qu'avant l'antisepsie elles ne pouvaient donner que des résultats médiocres. On verra en effet que dans Ia résection de l’urèthre, le point essentiel n’est pas tant l’excision de la cicatrice ou du rétrécissement que la restauration du canal. Celle-ci s'obtient à l’aide de divers procédés qui réclament tous, comme condition indispensable du succès, la réunion par première intention.

Cette question de la réparation primitive de l’urèthre périnéal, était à elle seule assez vaste et assez intéressante, et si nous avons donné à notre travail un cadre un peu plus large, c’est que nous sommes loin d’ériger cette réunion primitive en règle absolue et de rejeter la répara-

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