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tion par réunion secondaire. Celle-ci en effet s'impose dans un certain nombre de cas : en présence d’un abcès urineux ou d'une infiltration, que peut-on faire sinon inciser le foyer et attendre la cicatrisation par bourgeonnement ? Sans doute à la suite, on à souvent noté des fistules persistantes, mais la pratique journalière de notre maitre M. le professeur Guyon nous à appris que par un drainage méthodique, il était possible de diriger cette cicatrisation et d'amener rapidement et définitivement la fermeture du périnée : la preuve en sera faite par un bon nombre d'observations toutes personnelles.
La réparation secondaire a cet autre avantage, qu’elle s'obtient au prix d'une intervention très bénigne ; il arrive fréquemment que sous un périnée en mauvais état, rempli de masses cicatricielles et criblé de trajets fistuleux, on trouve un canal relativement bon et capable de recouvrer son calibre par quelques séances de dilatation. Pourquoi en pareil cas exciser l’urèthre et tenter une réunion très aléatoire, alors que l’on arrive au même résultat en enlevant simplement les proliférations, en excisant les trajets et en pratiquant en un mot ce que M. Guyon a appelé il y a déjà longtemps la libération externe de l’urèthre ?
Enfin l'argument le plus puissant en faveur de la réunion par bourgeonnement est la solidité des cicatrices qu'elle donne et qui ne pouvait être bien établie que par des observations de date ancienne. Aussi, et là n’a pas été la partie la plus aisée de notre tâche, avons-nous recherché tous les malades traités depuis 20 ans à la Clinique de Necker et ayant subi une intervention sur le périnée ou sur la portion correspondante du canal, telle que uréthrotomie externe, incision de fistule, d’abcès, d'infiltration. Tous, loin de là, n’ont malheureusement pas répondu à notre appel, mais nous en avons cependant retrouvé un nombre suflisant pour entrainer la conviction.
Il y aura dans notre travail deux parties bien distinctes : le premier chapitre sera surtout consacré au traitement des lésions du périnée, bien plus qu'à celles du canal. A la suite viendra l'étude de la résection de l’urèthre, et des divers procédés de restauration. Un court exposé suivra sur la réunion de la plaie après l'uréthrotomie externe et sur la suture primitive dans les ruptures traumatiques.
Nous nous limitons à l’urèthre périnéal d'abord parce que la question du traitement des fistules péniennes nous parait complètement épuisée et surtout parce que la résection ne semble pas convenir à cette partie. Quant à la portion membraneuse, ses rétrécissements ne nous occuperont que lorsque leurs complications se seront étendues au périnée. Mais sur cette question du siège du rétrécissement on ne peut
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vraiment pas s'en rapporter aveuglément aux observations: bien des auteurs en effet, malgré ce qui est si bien établi aujourd’hui, le placent dans la portion membraneuse, alors qu'effectivement il siège dans les parties profondes du périnée. Est-il besoin de rappeler que les rétrécissements inflammatoires ne dépassent jamais le cul-de-sac du bulbe et que parmi les traumatiques, ceux-là seuls siègent véritablement dans la portion membraneuse qui sont consécutifs à des fractures du bassin ?
Mais je ne saurais entrer plus avant dans mon sujet sans remercier l'illustre maitre qui me l’a inspiré et qui m'a fourni conseils et matériaux pour le mener à bonne fin. Je prie M. le professeur Guyon d'agréer l'expression de ma profonde reconnaissance pour l'honneur qu’il m'a fait en voulant bien m’accepter dans la phalange serrée de ses élèves et je me permets de lui donner l'assurance que tout en gardant le souvenir de ses doctes préceptes chirurgicaux, je conserverai plus pieusement encore celui de son inépuisable bonté.
L'année passée auprès de M. le professeur Panas comptera parmi les meilleures; ce n'était pas seulement pour apprendre l’ophtalmologie que j'avais brigué l'honneur d'être son élève, c'était aussi pour tâcher d'acquérir au contact de ce maitre éminent les qualités maîtresses du chirurgien, précision du diagnostic et habileté opératoire, qui sont sa caractéristique et qu'il sait allier à une constante sollicitude et à un dévoûment sans bornes pour ceux qui l'entourent.
M. le Dr Guyot a complété mon instruction médicale en me faisant profiter des richesses de son service de l’hôpital Beaujon : je suis heureux de pouvoir le remercier publiquement non seulement de ses précieuses leçons, mais surtout de l'affection véritablement paternelle dont il m'a prodigué les preuves en toutes circonstances.
En m admettant à l'honneur d’une collaboration et en me permettant d'associer mon nom au sien, M. le Dr Reclus m'a donné entre mille une nouvelle marque de son attachement; c’est à lui que je dois la majeure partie de mes connaissances en chirurgie générale, que sa parole éloquente, son esprit critique, son exemple de tous les jours ont su me faire aimer.
A tous mes autres maitres, à tous ceux qui m'ont instruit par leurs leçons ou par leur pratique, à tous ceux qui m'ont conseillé, encouragé et soutenu, principalement à MM. les Drs Nicaise, Rendu, Routier, Brun, Segond et Merklen, à tous j'offre l'expression de mes sentiments de vive gratitude.