AVANT-PROPOS
« Un ouvrier de 31 ans fait une chute et écrase la paume de sa main gauche sur des débris de verre. Il présente une plaie palmaire profonde sans lésions tendineuses des fléchisseurs, sans lésions osseuses des métacarpiens : tous les doigts jouent bien.
Le chirurgien suture la plaie cutanée de la main, après nettoyage et désinfection.
Malgré une petite complication de suppuration, ayant entraîné une désunion, tout est cicatrisé au bout de trois semaines:
Un mois après, le même ouvrier se présente avec une gangrène noire, sèche, extensive, du médius et de l’index de sa main gauche. Pourquoi ? »
Le petit résumé de cette observation, que l’on retrouve plus loin dans le texte de notre thèse, met en évidence une des conséquences de la méconnaissance des lésions des nerfs de la main et des doigts, et nous conduit directement au cœur de notre travail.
Le problème de réparation des nerfs de la main et des doigts est un problème neuf. Il entre, évidemment, dans le cadre des questions relatives aux blessures des nerfs en général et du traitement de ces blessures. Mais il s’agit là d’un problème bien particulier, un état dans l’état. Depuis longtemps déjà les chirurgiens se sont intéressés au traitement des lésions nerveuses; ce n’est que depuis peu qu’ils se sont penchés sur ces mêmes lésions lorsqu'elles siègent au niveau de la main et des doigts.
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