‹ Réparation des Nerfs de la Main et des DoigtsChapitre 3 sur 40 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La chirurgie réparatrice prend dans notre forme de civilisation une importance de plus en plus grande du fait, d’une part, de la multiplication des traumatismes, d’autre part, du retentissement économique de toute diminution de la capacité de travail de l’individu.

Et parmi toutes les parties de l’organisme, la main — organe essentiel du travailleur — doit être l’objet de nos soins particuliers lorsqu’elle a été lésée par un accident.

Cet impératif, qui ne se discute plus lorsqu'il s’agit de fixer en bonne position un os brisé, de suturer ou de greffer un tendon sectionné, il ne semble pas qu’il soit encore parvenu à s'imposer en ce qui concerne les petits nerfs de la main et des doigts. Ces derniers sont pourtant fort vulnérables, et comme le dit ce Maître incontesté de la chirurgie réparatrice, Sterling BUNNELL (de San Francisco) :

« La réparation d’une main endommagée par traumatisme ou quelque autre cause que ce soit comporte habituellement l’atteinte des nerfs dans son problème. Dans cette époque de spécialisation au détriment des sphères voisines, il est hors de discussion que l’on n’est pas qualifié pour réparer les extrémités blessées, si l’on n’a pas acquis la maîtrise de la chirurgie des nerfs ».

Personne ne mettrait en discussion la nécessité de suturer un radial ou un cubital coupé au bras ou à l’avant-bras, mais au niveau de la main et des doigts, l'attitude générale est toute autre. Et pourtant, pour citer encore BUNNELI, « de toutes les sutures nerveuses à travers tout le corps, celles qui sont le plus uniformément, rapidement et complètement suivies de succès, sont celles de la main et des doigts. Ce fut donc une surprise, en 1925, de trouver qu’il n’y ait pratiquement rien dans la littérature concernant la suturé des nerfs au-dessous du poignet. Peut-être la supposition naturelle était-elle qu’ils

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