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| ee it | Pas de petits tampons de coton car ils entraînent beaucoup de réactions des tissus.
POINT REM ARQUABLE :
Aussitôt que chaque bout nerveux est découvert, un seul petit point de soie noire ou de tantalium doit être placé sur la partie la plus haute, à travers la gaîne, pour marquer la direction convenable sans rotation, ce qui est d’une importance
capitale pour la perfection du résultat (et éviter ces « erreurs
d’aiguillage » dans la perception dont nous avons étudié les inconvénients plus haut). La suture n'intéressera bien entendu que la gaîne névroglique : pas de point .transfixiant qui étranglera nécessairement des filets nerveux.
L’histo-physiologie nous a montré que le seul geste indispensable était de reconstituer la gaine névroglique de Schwann pour permettre la prolifération utile des cylindraxes. Le bout du nerf sera délicatement saisi avec une pince sans griffes et le « piquage » de l’aiguille n’intéressera donc que l’enveloppe nerveuse; aiguille sertie dont le fil sera lubrifié.
Au niveau du nerf collatéral un seul point nous paraît suffisant : essayer de mieux faire équivaut à mal faire, l’élément que l’on répare étant aussi ténu. Au niveau des nerfs plus volumineux de la paume de la main, on peut facilement poser deux à trois points sur la tranche périnerveuse, réalisant ainsi une contention parfaite du nerf.
La suture ne doit pas être faite sous une trop grande tension : «il faut que le nerf soit habité ». On sera parfois amené à modifier un trajet, ou à réséquer des extrémités nerveuses par trop déchiquetées.
Il ne nous semble pas ridicule d’attirer lattention sur la nécessité de ne pas confondre la veine et surtout l’artère avec le nerf; cela peut être possible au niveau des collatéraux. L'expérience et la patience trancheront l'affaire.
A la fin de ce chapitre, nous évoquerons simplement le problème de l’anesthésie. Ce problème important a des nécessités qui doivent se soumettre aux règles générales de l’anesthèsie moderne.
La locale novocaïne ou xylocaïne à 1 % est suffisante pour les doigts. Au niveau des digitaux, on peut faire égale-
Ne ire es DAS à : | À k is ment une locale, mais souvenons-nous qu’il nous faudra placer , un garrot pneumatique : cette bénédiction pour le chirurgien devient rapidement une affreuse contrainte pour le blessé; soyons nets : au bout de 10 minutes maxima le brassard est: intolérable; or l'intervention peut se prolonger tard à cause des nécessités de la dissection: mieux vaut une anesthésie générale. Sa : X Il faudra nous souvenir alors que ces blessés sont exceptionnellement à jeun, leur digestion a été gravement compromise par l’accident, et qu’au bout de cinq à six heures leur estomac est encore plein. L’anesthésie devra pouvoir exécuter une intubation endotrachéale, et être en mesure d’exécuter une aspiration laryngée. S'il en était autrement, il ne faudrait pas hésiter à repousser l’intervention au lendemain, pour avoir la possibilité de mettre en place une préparation à la narcose correcte. Sur la plaie : un simple pansement alcoolisé bien protégé ou un pansement sec après un poudrage d’antibiotiques (pénicilline seulement).
Ce système de précaution éloignera ou supprimera laccident anesthésique. « Primum non nocere ».