‹ Réparation des Nerfs de la Main et des DoigtsChapitre 5 sur 40 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

. Selon BUNNELL, qui a fait des études très précises : « Le nerf au-dessus dé la section ne gonfle pas à moins qu’il ne s’infecte. Les axones se divisent en plusieurs fois leur nombre normal et tentent de pousser pour rejoindre le nerf. Une poussée de tissu conjonctif, cependant, les précède, coiffant le bout du nerf. Les axones poussent à son intérieur, plusieurs d’entre eux tournant sur eux-mêmes et se terminant en pelote, tandis que d’autres s’échappent dans les tissus de telle sorte que quand la région est heurtée, une sensation de picotement est déterminée. |

Ainsi, un névrôme en bulbe termine le bout supérieur. La portion commence le premier jour à enfler, avec dégénérescence wallérienne qui est complète en un mois. Le nerf reste gonflé à peu près de deux fois son volume. Son extrémité commence soit à s’effiler, soit à manifester une légère augmentation, qui, par contraste avec le névrôme de l’autre bout, est un gliôme d’éléments conjonctifs. Le tissu conjonctif pousse en partant de chacun et peut les joindre si les nerfs ne sont pas trop séparés, dans un effort naturel de réparation. Quelques-uns des axones multipliés peuvent traverser la brèche et pousser dans le segment terminal du nerf, restaurant ainsi la fonction jusqu’à un certain point si la brèche nerveuse et le tissu cicatriciel ne sont pas trop étendus ».

Les constatations faites par NAGEOTTE, VERXE, ISELIN, sont du même ordre.

Comme dans les accidents industriels la section est généralement profonde, la dilacération des tissus étendue, les bouts nerveux sont séparés par plusieurs millimètres, les tissus alentour sont très altérés.

Dans ces conditions les chances de réparation spontanée sont assez minces, et l'intervention du chirurgien est nécessaire, suivant les modalités que nous verrons exposées plus loin.

Page 1