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CHAPITRE IV : EXPLICATION DE NOS TABLEAUX

partout ailleurs il est exprimé par différence (21) et représenté par le fond du papier.

Les chiffres placés ex indices indiquent en sixièmes la quantité de la couleur proprement dite où auxiliaire qui entre dans la teinte représentée. Ainsi Na figure 2/6 de N, C3 — 3/6 de l'équivalent de la couleur C.

Chacun des tableaux de cette section renferme 49 teintes dont 7 constituent la gamme constante du gris (8).

Ces quarante-neuf teintes sont reliées entre elles par une quadruple graduation :

Dans les rangées horizontales les teintes sont graduées en intensité chromatique pour une même quantité de noir.

Dans les colonnes verticales les teintes sont gradnées en rabat pour une même quantité de couleur.

Dans les séries diagonales descendantes de gauche à droite (1), les teintes sont

graduées

par des proportions (de la couleur C proprement dite et de la couleur N auxiliaire) qui varient dans le même sens.

Dans les séries diagonales ascendantes, les teintes sont graduées par des proportions (de C et de N) qui varient en sens inverse. Le ton y reste le même.

La gamme des {ons lavés de la couleur C' occupe la première rangée du haut du tableau ; les {ons grisés remplissent la partie du tableau qui est au-dessous de cette première rangée et au-dessus ou à gauche de la série diagonale ascendante principale (c) (d). Les tons rabattus remplissent tout le reste du tableau. La

gamme des tons rabattus faisant suite à

la gamme des tons lavés, est donnée par la série diagonale ascendante principale (c) (d); en effet, la couleur donnée € et la couleur auxiliaire y varient dans l’une et dans l’autre en sens inverse. Les autres tons rabattus le sont à la fois et par la présence du noir et par l'épaisseur

ou l'excès de la couleur (20, 84).

Nota bene. — Les artistes ou industriels qui auraient besoin de préciser des teintes moins distantes encore que celles de nos tableaux, auront touie

facilité pour la formuler (21. 94).

(1) Toutes les fois que nous parlons des diagonales soit descendantes soit ascendantes, nous les prenons toujours dans le sens de l'écriture, de gauche à droite.

82. Remarques sur les tableaux de cette seconde section. — On y constate que les différences chromatiques qui spécifient les couleurs et les nuances, diminuent à mesure que les tons sont plus lavés ou plus rabattus (48). Ce sera donc dans la partie moyenne des tableaux que la distinction des teintes sera la plus assurée. La diminution de la lumière fait tendre plus ou moins les teintes vers le bleu, tandis que, sous une lumière de plus en plus vive, toutes les teintes convergent vers le jaune blanchâtre. En d'autres termes, le changement du ton entraîne souvent, sauf peut-être pour le rou e-0ranqE, une modification dans la nuance, mais cette modification n'a jamais lieu que dans deux sens, du côté du jaune où du côté du bleu (1).

C’est un fait, le soleil dans l'éclat de son midi dore toutes choses, tandis qu'à la tombée du jour et plus sensiblement encore à la clarté de la lune, tous les objets prennent une teinte bleuâtre. Aussi, sur les théâtres, pour représenter les effets de lune, met-on aux lumières de la scène des verres teintés de bleu.

éciproquement, le changement de nuance entraîne souvent une modification dans le ton.

Dans la gamme bleue les tons clairs paraissent plus distants les uns des autres que les tons rabattus et cela se comprend, ces derniers étant moins distincts ; dans la gamme jaune, au contraire, les tons clairs semblent se rapprocher les uns des autres plus que ne le font les tons rabattus, et de plus, à mesure que le jaune s'assombrit, il prend une teinte verdâtre (2). Cette tendance du jaune au vert quand il se rabat, s'explique par le fait général constaté plus haut, que toutes les couleurs inclinent vers le bleu en même temps qu'elles s’assombrissent, le bleu venant à la rencontre du jaune doit donner du vert.

Mais pourquoi, dira-t-on encore, cette tendance générale des couleurs vers le bleu ou vers le jaune suivant que le blanc ou la lumière diminue ou augmente? On peut répondre que cette tendance trouve son explication dans ce fait que la luminosité du jaune est la plus grande parmi toutes les couleurs et celle du bleu la plus faible. D'après N. O. Rood. (p. 23) la luminosité du papier blanc étant 100,

(1) La distance des objets tendant à rabattre leur ton. tendra également à modifier leur nuance. Chevreul,

Mém. de l'Institut. T. XXXIU, p. 97. (2) Lorsqu'on voudra rabattre le jaune et éviter la teinte verte, il faudra recourir au violet, complémen-

taire du jaune (42).

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