CHAPITRE IV : EXPLICATION DE NOS TABLEAUX S
celle du papier jaune est 80, celle du papier bleu est seulement 7. De toutes les couleurs, le jaune est donc celle qui se rapproche le plus de la lumière blanche (5) et le bleu celle qui a le plus de parenté avec l'obscurité ; donc il y aura affinité entre la présence du jaune et l'augmentation de la lumière, entre la diminution
de la lumière et l’arrivée du bleu.
SROTIONS [T° et IV, — Combinaisons de deux couleurs proprement dites.
83. Contenu de ces tableaux. — Chacun des tableaux de ces deux sections de l’atlas représente les teintes résultant de la combinaison de deux couleurs proprement dites, et par suite les gammes de nuances qui dérivent de leur association.
Dans le diagramme qui suit, C et C” figurent d’une manière générale les deux couleurs combinées dans le tableau; les chiffres placés en indices évaluent en
sixièmes d'équivalent les proportions du mélange.
En chacun de ces tableaux, il y à quarante-huit nuances reliées entre elles par une quadruple graduation.
Les séries diagonales horizontales sont autant de gammes de tons différents pour une même nuance : en effet, les teintes y sont graduées par des proportions de
C'ei de C’ qui varient simultanément d'une même quantité et dans le même sens.
Les séries diagonales verticales sont autant de gammes de nuances différentes pour un méme ton : en effet, les teintes y sont graduées par des proportions de C etde C" qui varient simultanément d'une même quantité et en sens inverse. Toutes ces séries diagonales verticales se suivent d'un tableau à l’autre pour former une série unique d’une même tonalité ; la diagonale verticale principale représente les tons
francs et par suite une partie du cercle chromatique. Il suffit de mettre bout à
bout les diagonales principales des six tableaux de la troisième section pour avoir le cercle chromatique complet.
Dans les rangées ascendantes (1) du tableau, les nuances sont graduées par des
quantités croissantes de ( pour une même quantité de C".
(1) Rappelons-le, toutes les fois que nous parlons de montées ou de descentes dans les séries obliques de nos tableaux, nous supposons toujours que l'on marche dansle sens de l'écriture, de gauche à droile.
RÉPERT, CHROM. 11
Dans les rangées descendantes du tableau, les nuances sont graduées par des quantités croissantes de C' pour une même quantité de C.
Deux gammes simples limitent le tableau sur la gauche, en montant et en
descendant à partir du blanc; ce sont les gammes lavées de C et de C".
D'autres auances lavées occupent la partie gauche du tableau comprise entre ces l $
deux gammes simples et la gamme franche (diagonale verticale principale).