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CHAPITRE IV : EXPLICATION DE NOS TABLEAUX

Des nuances rabattues par excès de couleur remplissent au delà de la gamme franche tout le reste, c'est-à-dire la partie droite du tableau. En comparant cette partie droite dans les tableaux successifs des deux dernières sections de l’atlas, on constatera ce que nous avons dit plus haut (20) de la variété d'intensité de rabat

que présentent les différentes nuances pour un même excès de couleur.

84. Nota bene. — Les artistes ou industriels qui auraient besoin de distinguer des nuances plus rapprochées que celles de nos tableaux, auront le moyen de les

formuler (22, 93, 94).

85. Remarque sur les tableaux de la 4° section. — Le diagramme ci-dessus représente également bien les tableaux de la 3° et de la 4° section, car leur disposition est la même. Ce qui distingue les deux sections, c'est que dans la 4° la distance qui sépare les nuances est deux fois plus grande que dans la 3°; en cette dernière il s’agit de la combinaison de deux couleurs voisines, tandis que dans la 4° section on voit l'association des couleurs fort distantes, c'est-à-dire des couleurs primitives, du rouge et du jaune, du jaune et du bleu, du bleu et du rouge.

Ces couleurs sont les plus distantes possible au point de vue des combinaisons

franches ; il y a bien sur le cercle chromatique des nuances plus éloignées l’une de

l’autre que ne le sont les couleurs primitives, mais leur association donne lieu à la rencontre de couleurs complémentaires et par suite à l'apparition de teintes rabattues par la présence du noir (40).

En combinant, par exemple, la couleur rouge R avec la couleur jaune vert J \E (plus éloignée de R que J) la partie verte du jaune-vert étant complémentaire

du rouge en neutralisera une partie; il en résultera la formation d’une certaine

quantité de noir qui rabattra la couleur orangée résultante. Voir le problème

des mélanges de couleurs (122-128) et le frontispice de l’atlas.

En comparant les tableaux de la 3

et de la 4° section, au point de vue des ressources qu'ils peuvent offrir, on voit que les tableaux de la 4° section serviront fort peu ; ils ne font guère que reproduire équivalemment une partie des tableaux de la 3° section, savoir les teintes dans lesquelles l'indice de la composante la plus faible est pair. Il y a bien. au coin inférieur de droite de chacun des tableaux de

la 4° section, 9 teintes qui n'existent pas dans les tableaux de la 3° section,

mais il s'agit uniquement de teintes fortement rabattues où confuses par un erand excès de couleur, teintes qui offrent fort peu de secours pour une collation

d'échantillons (83), du moins tant qu'elles sont sur une surface mate. Ces teintes,

formulées d'après la règle du n° 95, 2°, sont :

Es \SJi \Edo Os OsRi OsRo Vs VB VsBo \EB: \Eo oi Os Oo O:0R: VsRi Vio VioBi \Es Bo \ÆEoB: 2\F Os Jo O;odi 20 Vs Ro VioRi 2V

Sgcrron V. — Combinaisons avec le noir des nuances dérivées

de la troisième section.

86. Contenu de chaque tableau. — Chacun des tableaux de cette cinquième section représente, dans un triangle curviligne, des teintes résultantes de la combinaison du noir avec des nuances fournies par chacun des tableaux de la troisième section. Le diagramme suivant fera comprendre la disposition de ces nuances dérivées et leur degré variable de rabat.

Les trois sommets du triangle sont occupés par des combinaisons binaires : celui du haut par celle des deux couleurs composantes © et (”, celui de gauche et de droite par le mélange du noir N avec chacune de ces deux couleurs C et €”.

Des teintes données dans les trente autres cases du triangle, deux seulement

CC'aNs et CC'aN (situées au bas de la médiane verticale) sont déjà représentées dans la seconde section ; les vingt-huit autres sont nouvelles en latlas ct offriront une vraie ressource pour identifier les teintes.

Les zones concentriques successives du triangle contiennent chacune une même quantité d’une des trois couleurs €, C' ou N, combinée avec des proportions craduées des deux autres ; cette quantité constante en chaque zone va croissant

d'un sixième de June à l'autre, jusqu'à la zone extérieure où elle atteint son maxi-

mu).

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